FLASH INFO/ COMMENT MOSCOU S’EST FAIT ESCROQUER PAR LES USA ET L’OTAN LORS DE LA DISPARITION DE L’URSS

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Flash Info Géopolitique/ Geopolitical Flash News/

2018 06 19/ #006-2018

FLASH.GEOPOL - 007 - russie escroquerie occident (2018 06 19) FR 3

Dans une interview accordée au ‘Hufvudstadsbladet’ (Filande), la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova a déclaré « qu’après la fin de la guerre froide, la Russie s’était totalement ouverte aux pays occidentaux, mais qu’elle avait été trompée » !

Nous avions déjà traité ce sujet dans un précédent Quotidien Géopolitique’, où le mélange d’arrogance incapable de Gorbatchev conjugué à l’opportunisme d’Eltsine avaient conduit l’URSS à l’implosion (soigneusement préparée par les USA et l’OTAN) et Moscou dans une décennie d’humiliation nationale. Gorbatchev a toujours affirmé que « l’URSS avait accepté la réunification en échange du non-élargissement de l’Otan vers l’est ». Mais il n’avait même pas signé d’accords …

Vois sur # LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ EXPANSION DE L’OTAN A L’EST: COMMENT GORBATCHEV S’EST FAIT ROULER DANS LA FARINE EN 1990

sur http://www.lucmichel.net/2017/12/22/luc-michels-geopolitical-daily-expansion-de-lotan-a-lest-comment-gorbatchev-sest-fait-rouler-dans-la-farine-en-1990/

# REVUE DE PRESSE/

LA DIPLOMATIE RUSSE EXPLIQUE “L’ESCROQUERIE” DE L’OCCIDENT (‘HUFVUDSTADSBLADET’, FINLANDE, 18 JUIN 2018)

Iterview accordée au journal finlandais ‘Hufvudstadsbladet’ par la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova :

Extrait :

« Depuis la fin de la guerre froide, nous avons entièrement rendu transparentes nos actions pour l’Occident. Non pas parce qu’on nous a vaincus. Nous le voulions nous-mêmes. Nous n’avons fait peur à personne. L’ancien président, Mikhaïl Gorbatchev voulait juste mettre fin à la course aux armements avec l’Occident, il voulait mettre fin à la guerre froide. Nous avons donc agi de manière transparente, mais à la place, ils nous ont menti. Nous nous sommes donc ouverts, et l’on nous a trompés. Vous nous avez répondu en nous entourant de barbelés », a-t-elle regretté.

Moscou n’a aucun besoin d’affronter l’Occident. La Russie ne s’intéresse que par l’élargissement de ses relations culturelles et commerciales avec les pays occidentaux. Nous souhaitons que no ressortissants puissent circuler librement dans d’autres pays. Nous voulons que les restrictions de visa soient supprimées. Mais on dresse toujours devant nous des obstacles. En Occident les masses médias essaient de faire peur aux Européens et de présenter la Russie comme une source d’appréhension ».

Maria Zakharova a également rappelé les pourquoi de la démonstration de force russe actuelle :

« À présent nous montrons maintenant à tout le monde que personne ne peut songer de nouveau à attaquer la Russie. Après avoir perdu 20 millions de personnes pendant la Seconde guerre mondiale, nous nous réservons le droit de montrer à tout le monde qu’un tel incident ne se reproduira plus. Au cours des vingt dernières années, on a essayé de nous entourer de toutes parts. Nous avons demandé à quoi servait le système anti-missile en Pologne. On nous a répondus pour contrer les éventuelles attaques en provenance de l’Iran. C’est de l’escroquerie pure (…) Alors qu’aucun risque ne menace jamais l’Europe. Mais les boucliers antimissiles ont été installés près des frontières russes ».

(Source : Hufvudstadsbladet)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

(Infos géopolitiques en bref /

Complément aux analyses quotidiennes de Luc Michel)

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire – Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme (Vu de Moscou et Malabo) :

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* EODE :

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WEBSITE http://www.eode.org/

LES EMISSIONS QUI COMPLETENT L’ANALYSE : WORLDCUP 2018 EN RUSSIE. COMMENT LES USA ONT FAIT DE LA FIFA UN DES FRONTS DE LA ‘NOUVELLE GUERRE FROIDE 2.0’ CONTRE LA RUSSIE ?

 

 LM DAILY / COMPLEMENT 233 bis

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE-TV

LM.GEOPOL - Worldcup en russie Football III (2018 06 14) FR 4

Luc MICHEL analyse le thème (dont il dévoile le dessous des cartes) :

SCANDALES A LA FIFA ET GEOPOLITIQUE DU FOOTBALL

Que s’est-il passé ?

Qui avait intérêt à mettre à nu le fonctionnement vicié de la FIFA ?

La bataille géopolitique entre les Etats-Unis et la Russie est-elle en train d’envahir le domaine sportif ?

* analyse des affaires qui ont conduit à la démission du président Blatter quatre jours après sa réélection ;

quel est le rôle des USA dans tout ce scandale ?

pourquoi l’affaire a-t-elle démarré en Suisse ?

* GEOPOLITIQUE DU FOOTBALL :

les concepts de « Géopolitique du sport » et de « géopolitique du football » ;

la politisation du sport une vieille affaire ;

le choc USA-Russie le véritable enjeu dans cette affaire ?

pourquoi Washington cible le coupe du monde 2018 en Russie ?

* Sur la lutte des USA contre la Russie au sein de la FIFA :

Ecouter le podcast sur EODE-TV/ RADIO CAMEROUN :

LUC MICHEL. FIFAGATE A QUI PROFITE LE SCANDALE ?

sur https://vimeo.com/130627045

# L’ANALYSE DE REFERENCE :

* LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

LA WORLDCUP 2018 DE FOOTBALL EN RUSSIE :

FOOTBALL, SOFT POWER ET RUSSOPHOBIE

(GEOPOLITIQUE DU SPORT ET SOFT POWER III)

LM DAILY 233

sur http://www.lucmichel.net/2018/06/13/luc-michels-geopolitical-daily-la-worldcup-2018-de-football-en-russie-football-soft-power-et-russophobie-geopolitique-du-sport-et-soft-power-iii/

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* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

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L’ACTUALITE QUI CONFIRME L’ANALYSE : VU DES USA. LE CONFLIT GELE DU NAGORNY-KARABAGH ET LA CONFRONTATION ARMENIE-AZERBAIDJAN EN CHIFFRES (INFOGRAPHIE ‘GEOPOLITICAL FUTURES’)

 

LM DAILY / 2018 05 21/

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

 « Se faire enseigner par l’adversaire est un honneur et un devoir »

– Général Karl Hausofer (1869-1946),

le géopoliticien des « Blocs continentaux ».

ART.COMPL.GEOPOL - Nagorno-karabagh II infographie gpf (2018 05 21) FR

Je traitais vendredi le conflit gelé du Nagorno-Karabagh, revenu sous les feux de l’actualité avec la       crise politique arménienne et l’ouverture du gazoduc TANAP, opération anti-russe. Voici ce conflit ouvert dans les Années ’90 (l’une des conséquences de la « grande catastrophe géopolitique du XXe siècle » qu’a été l’implosion de l’URSS, comme le dit si bien Poutine) vu des USA, résumé « en chiffres » par l’équipe de George Friedman (ex patron de STRATFOR, qui dirige aujourd’hui le think-tank ‘Geopolitical Future’).

Cette analyse appelle deux commentaires :

– Tout d’abord elle confirme mes analyses sur deux points centraux. Premièrement le Nagorno-Karabagh est une poudrière toujours prête à exploser (Comme le précise aussi le livre EUROPE’S NEXT AVOIDABLE WAR: NAGORNO-KARABAKH que je présentais vendredi avec mon analyse).

– Secondement le maintien de la paix est l’œuvre de la Russie face à un conflit qui n’a « jamais dégénéré en guerre totale (…) parce que la guerre serait préjudiciable à la Russie » et les pourparlers de paix des Nations-Unies sont « complètement infructueux ».

Ensuite, il ne faut pas se leurrer sur les thèses américaines :

– Et le sérieux du travail de George Friedman et de ‘Geopolitical Future’ ne doit pas dissimuler le tropisme anti-iranien qui fausse cette vision « vue des USA ». Le rapprochement entre Moscou et Téhéran, alliance stratégique qui se transforme chaque jour davantage en axe géopolitique, est une mauvaise surprise pour les USA et leurs alliés étroits israéliens et saoudiens. Inlassablement les think tank US et israéliens  (style Debka) publient des thèses sur « la méfiance de Moscou pour Téhéran ». Qui serait inquiète selon ‘Geopolitical Future’ de voir « l’Iran prendre pied dans le caucase ». J’ai longuement répondu déjà à ces fausses analyses orientées, destinées à intoxiquer les russes.

L’inquiétude par contre est bien réelle face aux rêves pan-turcs (ou pan-touraniens) d’Erdogan dans le Caucase et en Asie centrale, en particulier vers l’Azerbaïdjan. Où l’hostilité envers les populations arméniennes et les ambitions de parrainage des azéris turcophones est caricaturale, en particulier depuis que les « Loups gris » néofascistes du MHP se sont alliés à l’AKP islamo-conservatrice …

LM

VU DES USA :

LE CONFLIT DU NAGORNO-KARABAGH PAR LES CHIFFRES

(GEOPOLITICAL FUTURES, 18 MAI 2018)

« L’Azerbaïdjan et l’Arménie revendiquent tous deux le territoire du Haut-Karabakh. Cette région contestée est située entièrement à l’intérieur de l’Azerbaïdjan – en fait, elle est internationalement reconnue comme azerbaïdjanaise – mais le gouvernement de Bakou n’a pas exercé d’autorité politique sur elle depuis des décennies. Cet honneur revient aux Arméniens ethniques qui le peuplent. En fait, le Nagorno-Karabakh était une enclave arménienne semi-autonome depuis l’arrivée au pouvoir des bolcheviks en Russie. Après la dissolution de l’Union soviétique, dont l’Azerbaïdjan faisait partie, les Arméniens vivant au Haut-Karabakh, soutenus par l’Arménie elle-même, ont mené une guerre avec l’Azerbaïdjan pour garder le territoire. Une trêve a été négociée en 1994, et bien que les négociations sur sa résolution officielle se poursuivent depuis, elles ont été complètement infructueuses.

Des escarmouches mineures y éclatent de temps en temps – dont la plus sanglante s’est produite en 2016 – mais elles n’ont jamais dégénéré en guerre totale. En partie parce que la guerre serait préjudiciable à la Russie. Ses intérêts sont trop nombreux dans le Caucase pour permettre à la Turquie ou à l’Iran d’y prendre pied – ce qu’ils feraient sûrement s’ils soutenaient l’Arménie dans un conflit. Pourtant, si le Nagorno-Karabakh est toujours une cause de guerre, alors l’Azerbaïdjan, dont l’armée éclipse l’Arménie, aurait le dessus. »

(Traduit de l’Anglais par Luc Michel / The post “The Nagorno-Karabakh Conflict, by the Numbers” appeared first in English on ‘Geopolitical Futures’)

Infographie : ‘Geopolitical Futures’

# LES ANALYSES DE REFERENCE DU DOSSIER ARMENIE-AZERBAIDJAN SUR LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY :

* ASIE CENTRALE : NAGORNO-KARABAGH, LE RETOUR DU CONFLIT GELE ENTRE L’ARMENIE ET L’AZERBAIDJAN

sur http://www.lucmichel.net/2018/05/19/luc-michels-geopolitical-daily-asie-centrale-nagorno-karabagh-le-retour-du-conflit-gele-entre-larmenie-et-lazerbaidjan/

* ARMENIA (I) : THE WEAK LINK OF THE ‘EURASIAN ECONOMIC UNION’?

sur http://www.lucmichel.net/2017/09/16/luc-michels-geopolitical-daily-armenia-i-the-weak-link-of-the-eurasian-economic-union/

* ARMENIA (II) : AZERBAÏDJAN – ARMENIA – NAGORNO-KARABAKH. TENSION IN CAUCASUS

sur http://www.lucmichel.net/2017/09/18/luc-michels-geopolitical-daily-armenia-ii-azerbaidjan-armenia-nagorno-karabakh-tension-in-caucasus/

* EN ACCORD AVEC WASHINGTON ET BRUXELLES, VOICI ERDOGAN QUI TRAHIT A NOUVEAU MOSCOU, CETTE FOIS DANS LA GUERRE DU GAZ ET DES GAZODUCS

sur http://www.lucmichel.net/2018/05/15/luc-michels-geopolitical-daily-en-accord-avec-washington-et-bruxelles-voici-erdogan-qui-trahit-a-nouveau-moscou-cette-fois-dans-la-guerre-du-gaz-et-des-gazoducs/

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* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

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POPULISTI ANTE PORTAS, GLOBALISTI NEL PANICO: E POI DICONO CHE SONO I RUSSI A INTERFERIRE NELLE ELEZIONI — UE: VERSO IL BIO-TECNO-FASCISMO

http://fulviogrimaldi.blogspot.com/2018/05/populisti-ante-portas-globalisti-nel.html

MONDOCANE

MERCOLEDÌ 30 MAGGIO 2018

 

Ci si può illudere e nascondere dietro la formula della “crisi sistemica” del capitalismo, prodromo dell’inesorabile quanto follemente deterministica palingenesi dell’umanità. Ci si può consolare con la visione di un tagliateste (Cotarelli) senza maggioranza che poco avrebbe potuto fare prima che nuove elezioni oppongano al golpe morbido un contraltare elettorale dell’80%. Qualcuno ripiegherà verso il “meno peggio”, inteso come superamento del pericolo mortale “fascioleghista e populista”. Lo scambio tra carnefice e vittima (organico ai nostri tempi) gli consente di convivere con il faux pas mattarelliano per cui la poco istituzionale giustificazione adotta per l’annientamento di una maggioranza di governo, espressa dalla sovranità popolare sancita dalla costituzione, sarebbe “l’irritazione dei mercati”. Quelli che, a loro amici, secondo gli eurofeudatari tedeschi dovrebbero insegnare agli italiani a votarsi contro. E guai a irritare Giove. Per placarlo tocca sgozzare qualcuno sull’ara, fossero anche 17 milioni di elettori. E’ la ciambella di salvataggio che lanciano all’uomo di Castellamare del Golfo (ministro della Difesa che bombardò Belgrado) i progressisti delle varie squalificazioni: dai “comunisti “ sorosiani del manifesto, ai Liberi e Uguali sottopancia del PD, ai benemeriti Cia  di tutta quanta la democratica stampa coloniale.

No Tap e capisci tutto

Era domenica sera a Melendugno, cittadina a cui il gasdotto mafio-amerikano TAP vorrebbe squarciare San Foca, la più bella spiaggia del Salento, prima di sradicare, in combutta con un falso batterio ulivicida, migliaia di ulivi, ossa, pelle e anima della Puglia, per risalire la penisola lungo la faglia sismica che ha raso al suolo il Centroitalia e sistemare miliardi di tonnellate di gas sottoterra nella bassa padana, in una concentrazione demenziale di stoccaggi, a sollecitazione di altre potenzialità sismiche. Gas che serve al Nordeuropa (noi ne siamo saturi) e ai vari tangentari lungo il percorso dall’Azerbaijan.

Insieme alla mia guida pugliese, Francesco, nel bel cinema “Paradiso”, presentavamo il mio documentario “O la Troika o la Vita – Epicentro Sud”, una specie di compendio audiovisivo della guerra che i poteri globalisti conducono contro il Sud d’Europa e del mondo, a forza di Grandi Opere, guerre e migrazioni coatte o indotte. Con sottotitolo: “Non si uccidono così anche le nazioni?”.

La madre di tutti i Mattarella e Cotarelli

Mentre stavo sul palco, via smartphone arriva la notizia della rinuncia del premier incaricato, Conte, causa veto al suo ministro economico di un Mattarella mutato in Mitterand, o Trump, o Poroshenko e, un istante dopo, il minaccioso annuncio che a pensare a noi, e in particolare ai 17 milioni di elettori M5S e Lega, ci sarebbe stato Carlo Cotarelli. A ciò nominato da Mattarella, ma a ciò demandato da una catena decisionale che da Draghi (BCE) risale al FMI dell’inquisita Lagarde, alla Trilateral, il cui fondatore Rockefeller era appena stato beatificato al Quirinale dal nostro pontefice siculo-laico, dunque a Bilderberg, via GoldmanSachs, scuola quadri di tutti loro, per culminare nei siderali spazi dorati dei signori della moneta. Il tutto, come ci insegna Mattarella, si chiama “mercati”. E, come tale, è indiscutibile, inesorabile, implacabile.

In platea c’era un centinaio di persone a rappresentanza di un popolo che, guidato da un Comitato di attivisti, scienziati, giuristi e da un sindaco, Marco Potì, di quelli che ce ne fossero, da quasi due lustri lotta contro lo stupro che prosseneti del gangsterismo capitalistico vogliono infliggere alla loro terra. Popolo che, a sentire gli esiti della manovra quirinalesca, evidentemente pianificata fin dal primo exitpoll favorevole ai “populisti”, non ha esitato a esplodere, come un sol uomo, in un ruggito di consapevole indignazione e collera. Quando tu, radicato nel territorio e nella Storia, da anni ti devi confrontare con aggressori che ti rivolgono contro le armi del sopruso, dell’inganno, delle blandizie, dei diritti interpretati a rovescio, dello strangolamento economico, per sostituirsi a te, alla tua gente, al tuo futuro, le armi oggi brandite contro chi hai eletto, è difficile che un quirinalizio qualsiasi ti possa fregare. Sai cosa c’è dietro, come hai capito cosa ci fosse dietro alle escavatrici, ai manganelli, al “gas per lo sviluppo della tua regione”.

Mondialismo versus sovranità popolare

Tante le analisi della “crisi sistemica”,  del presidente fedele alla, o traditore della, Costituzione,  del Draghi, drago che sputa spread tossici non comprando più titoli italiani, del Mattarella commissariato dall’UE che commissaria governo, parlamento e voto democratico, del Cottarelli virgulto tagliateste FMI che, avendo iniziato, e non terminato, con la “spending review”,  a trasferire in alto e lontano  ricchezza e risparmio degli italiani, è ora incaricato di farla finita con il welfare, la sanità, l’istruzione, l’ambiente, il lavoro. Tutto qui. E’ bastato il sindaco di Melendugno, Marco, a farci allungare lo sguardo ricordando, tra una Napoli e una Margherita, che la cosa forse più importante da fare, dettata da quelli in alto a Cotarelli,  sono le nomine. E’anche e molto da chi metti a capo di Leonardo, Fincantieri, le varie partecipate dello Stato, i servizi, la RAI, che dipende la svendita dei saldi nazionali,  la morbida prosecuzione della grecizzizazione dell’Italia e quindi della desovranizzazione del paese-chiave per Mediterraneo, Africa-Medioriente nel processo di mondializzazione (scusate i tre brutti termini assonanti).

Venendo all’ambaradan allestito al Quirinale in questi giorni per bloccare l’avvento dei “populisti”  e imporre, insieme a un blocco di costoro, che si vorrà in qualche maniera definitivo (vediamo quali altri golpe e golpetti si inventeranno), il sicario voluto dai poteri forti, mi pare ovvio che il nodo “Savona” sia stato un trasparente pretesto per detto blocco e che il furbo Salvini lo abbia condiviso per arrivare a nuove elezioni. Elezioni annunciate dai sondaggi  per lui redditizie, tanto da farlo prevalere definitivamente sul volatile Di Maio, all’affannosa ricerca di captationes benevolentiae e su un deludente e politicamente frastagliato M5S.

A sinistra i ragazzi di bottega

Comunque, qui la questione è infinitamente più grande e testimonia della sclerosi delle sedicenti sinistre il non avvertirne la portata strategica globale. I grandi poteri storici che si esprimono nella finanza e nel militare e utilizzano alcuni Stati forti, come Usa, UK, Germania, per eliminare dalla scena elementi di contrasto che pretendono di avvalersi di costituzioni e sovranità, dalla fine della seconda guerra mondiale manovrano, complottano, drogano, ricattano, invadono, per arrivare a un dominio mondiale che si può ben definire bio-tecno-fascismo. Si chiama globalismo, globalizzazione, mondialismo. Uno dei frutti più riusciti, tali da ridurre ai minimi termini le sovranità democratiche e sociali sorte dalla guerra antifascista, promosso e finanziato dagli Usa fin dal 1948, è l’Unione Europea, modello di anti-democrazia,  con lo strumento valutario della sua dittatura economica, l’euro. Si capisce, allora, l’infingarda strumentalità di certe campagne di distrazione di massa, come quell’ “antifascismo militante”  che se la prende con un infimo folklore, pretende di difendere una democrazia che è un mero simulacro e non vede l’ombra nera del totalitarismo che incombe su noi, sul mondo.

Destra – sinistra

Nazionale o sovranazionale?

Ogni organismo sovranazionale è una piede di porco del mondialismo, dall’UE alla Nato, dal WTO al FMI, dalla BCE al G7, all’ UNHCR che, insieme alle Ong private, governa l’operazione mondialista “migranti” e ai vari trattati transnazionali come TTIP o CETA, e ha per fine l’annientamento della sovranità popolare. Sovranità che rappresenta un ostacolo sia quando si esprime a livello nazionale, nello Stato autodeterminato in legge, economia, socialità, cultura, territorio, sia quando rappresenta il controllo delle popolazioni su territorio, e relativi patrimonio storico, economia, produzione, cultura, progettualità. Vedi gli assalti transnazionali con le Grandi Opere alla Val di Susa, al Salento, a Sardegna e Sicilia con le basi militari, vedi lo svuotamento coatto dei territori terremotati con la rinuncia a ogni ricostruzione e, in generale, dell’improduttivo Sud italiano, vedi la fine della nostra indipendenza alimentare con l’abbandono dell’agricoltura di qualità a vantaggio dello scadente import delle multinazionali. La gigantesca concentrazione di stoccaggi di gas nella bassa padana, in cui lavorano poche decine di tecnici, oltre a costituire un rischio spaventoso per le popolazioni, ha preso il posto di campi che davano lavoro alla regione  e cibo a mezza Italia.

In questi anni abbiamo visto, e in parte ho filmato e raccontato, una serie di “regime change”, colpi di Stato militari, parlamentari, di piazza, guerre e terrorismi: Ucraina, Georgia, Jugoslavia, Honduras, Paraguay, Brasile, Iraq, Libia, Siria, Egitto…In parallelo hanno funzionato i tentacoli economici della piovra, i cannibali dei cosiddetti “mercati” e i loro sicari delle agenzie di rating.

Il Regime change del Quirinale

Tutti della stessa matrice, tutti finalizzati a distruggere autodeterminazione e sovranità. Tutti e tanti altri complotti chiamati rivoluzioni colorate, o sradicamento di popolazioni collocate su depositi di risorse utili al capitale, definito “fughe da fame e guerre”, accompagnati dal plauso di quinte colonne mondialiste, mimetizzate da difensori dei diritti umani. E non è un regime change quello a cui abbiamo assistito in questa primavera arroventata, più che dai gradi, dai degradi della vita politica, civile?  Non lo è quando, subite ingiunzioni da fuori di casa nostra, l’amministratore del condominio butta fuori 17 milioni di inquilini e lo consegna a uno che manco paga l’affitto?

Il laboratorio di Frankenstein

Noi siamo da sempre un laboratorio per operazioni globali. Perlopiù criminogene, sempre antipopolari. Un caso di scuola è la coabitazione tra criminalità organizzata e criminalità politica. Impostaci dagli Usa nel 1945 e felicemente vissuta dai successivi governi di sostanza, o anima, democristiana. Poi adottata a largo raggio. E’ bastata l’incrinatura, provocata da elementi spuri, nella placida consociazione storica tra dominanti e opposizione di sua maestà, consolidatasi in Nato e UE, perché si scatenasse il trambusto cui assistiamo. E’ bastato che qualcuno avesse, alle elementari, espresso qualche dubbio sulla divinità mammonica dell’euro,  è bastato che riecheggiasse al di sotto delle Alpi la formula “prima gli italiani”, che si prendesse sul serio un possibilissimo reddito di cittadinanza. E’ bastato che si sfiorasse la parola “ambiente”, si sospettasse che quest’Europa dell’austerity non serve che a trasferire grana e grano dal basso in alto, che i migranti servissero a farci pagare con le noccioline. Basta e avanza alla grande che si sia osato esprimere riserve sulle missioni militari, come sulla guerra alla Siria.

Mamma li russi!

E qui entriamo in un capitolo che alle sinistre è ostico da quando, con il crollo del muro, è finito il loro punto geopolitico di riferimento e si sono accomodati sotto quello uccidentale. Assolutamente terrorizzante rispetto a un piano strategico coccolato da Yalta in poi era il profumno geopolitico che aleggiava sopra il contratto Salvimaio: un rapporto con la Russia non basato su russofobia a 360 gradi, minacce nucleari, terroristi e provocatori False Flag, satanizzazione di Putin. E che rifiutava le sanzioni, cosa che, vista l’unanimità richieste in queste cose dall’UE, minacciava di far saltare un accerchiamento all’orso russo ininterrottamente progredito da Bush Senior a Trump. Possiamo giurarci che qui, sul negoziato al Quirinale, si è abbattuta, come un rigore di Ronaldo, la gamba tesa di Washington.

Ma, più di ogni altra cosa, è bastato a sconvolgere l’élite il riecheggiare da un capo all’altro della penisola del termine anatemizzato, intollerabile, funesto, coda del diavolo: sovranità. Che poi è sinonimo di libertà. Parole brevi, secche, tronche. Ma ci sono morti in troppi per dimenticarle.

A prescindere dalla maggiore o minore qualità dei politici che hanno dato voce a queste “impertinenze”, quello che ha fatto aprire le porte dell’inferno sono stati i 17 milioni di italiani che,  coscienti perché dotati della maschera antigas dell’intelligenza, hanno dato la maggioranza a un impeto di contrasto e cambiamento. E non sono neanche i soli. Vediamo, ora, cosa si inventeranno per fermarli. Quegli altri sono pochi, ma capaci di tutto. E, visto che la Chiesa si è subito sbracciata in difesa dell’uomo al Quirinale, cioè della divinità parallela Mercati,  hanno dalla loro anche il papa.

 Sguardo innocente

Pubblicato da Fulvio Grimaldi alle ore 18:53

L’ACTUALITE QUI CONFIRME L’ANALYSE : AU CŒUR DE L’AGRESSION DE L’OTAN À L’EST, LA POLOGNE VEUT ABRITER UNE BASE U.S. PERMANENTE !

 

LM DAILY / 2018 05 28/

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

ART.COMPL.GEOPOL - Pologne base us (2018 05 28) FR (3)

« Pologne: la participation ce 28 mai 2018 du secrétaire général de l’OTAN à la session de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN en République de Pologne est un signe avant-coureur des épisodes à venir » -Fars (ce 28 mai).

Les journalistes qui croient comprendre la géopolitique sont tournés vers le passé, c’est la « géopolitique du rétroviseur ». Ainsi l’accent est toujours mis en « MittelEuropa » (ce concept germanique) sur l’Allemagne. L’état à suivre, et je vous en ai souvent parlé (voir le Dossier ‘Pologne’ ci-dessous), c’est pourtant la Pologne.

Où Varsovie est plongée à la fois dans la Russophobie et dans la nostalgie géopolitique de la « Grande-Pologne » des XVe-XVIIe siècles, puissance qui dominait un vaste espace « entre les trois mers » (« Intermarum » de la Baltique à l’Adriatique et la Mer noire) et occupa même Moscou … Les USA, dans leur politique de la « Kleinstaterei » (diviser pour régner) « à la Richelieu » agitent ces nostalgies à Varsovie, rêvant d’un nouvel « Intermarum », bloc géopolitique intégré à l’OTAN aux frontières de la Russie !

Varsovie est aussi le noyau dur du ‘Groupe de Visegrad’ :

Le groupe de Visegrad est le cheval de Troie des américains dans l’Union Européenne, cette « nouvelle Europe » (sic) chargée de mettre au pas la « vieille Europe » devenue rétive à la domination de Washington. Le groupe des pays de Visegrad résiduel, le V4 (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie), n’a pas fini de faire parler de lui, tant il aura donné du fil à retordre aux institutions européennes ces dernières années. Engagé dans un bras de fer avec l’Union Européenne (UE) sur plusieurs fronts, comme la politique migratoire, la conception de l’Etat de droit, et la souveraineté nationale des Etats membres, le V4 s’est constitué une réputation de frondeur de l’Europe, au point de s’attirer les faveurs des partis eurosceptiques. Le groupe de Visegrad fut créé en 1991 sous les auspices du Premier ministre hongrois Jozsef Antall, du président tchèque Vaclav Havel et de son homologue polonais Lech Walesa, soit trois figures emblématiques de la droite radicale et de la lutte anti-soviétique. « Ces pays étaient concernés par l’ouverture des négociations d’adhésion à l’Union européenne, mais aussi par la volonté de faire sortir définitivement l’Union soviétique et ses armées de leur territoire », précise Georges Mink, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de l’Europe centrale et orientale. Les pays du V3 – devenu le V4 après la scission de la Tchécoslovaquie en 1993 – intègrent l’Otan en 1999, avant d’entrer dans le giron de l’UE en 2004.

L’ « Euroscepticisme » a ravivé le Groupe de Visegrad. A noter le rôle joué par la Hongrie de Victor Orban, victime d’une tentative de « révolution de couleur » initiée par Berlin, allié au Likoud de Netanayuh et au millliardaire israélien Steinmetz (alors qu’on le dit « antisémite ») … contre les réseaux Sorös (le milliardaire est aussi d’origine juive et hongroise). Les choses ne sont pas simples …

A noter le rôle joué par Varsovie dans les scénarios des géopolitilogues américains :

Dans son livre « THE NEXT HUNDRED YEARS », George Friedman, alors patron de ‘Stratfor’ et qui dirige aujourd’hui ‘Geopolitical Futures’, évoque la « troisième Guerre mondiale » « vers 2050-2070 » : la Russie et la Chine ont implosés et ont été démembrées en petits états (voir le destruction de l’URSS et de la Yougoslavie dans les Années ’90, ce n’est nullement une vue de l’esprit). Trois grandes puissances émergent de ces ruines : un Japon réémergent en Asie, une « Grande-Turquie » en Asie centrale et dans les Balkans … et une « Grande-Pologne » en MittelEuropa. L’UE, réduite à ses dix membres originels et sous direction allemande, sort de l’Histoire, sorte de « grande Suisse » vieille et sans ambition. La 3e guerre mondiale oppose la Pologne alliée aux USA, qui en sortent vainqueurs, à un Japon (qui termine à nouveau écrasé) allié à la Turquie (qui termine la guerre sur une demi-victoire : Elle reçoit aux traités de paix le contrôle des Balkans et … de la Roumanie, retour à la domination ottomane du début du XIXe siècle).

LM

# « LA POLOGNE SOUHAITE LE DÉPLOIEMENT D’UNE BASE PERMANENTE US SUR SON TERRITOIRE » (FARS, 28 MAI 2018)

« La Pologne est prête à payer de 1,5 à 2 milliards de dollars pour le déploiement d’une base militaire américaine permanente sur son sol. « La présence des militaires américains en Pologne assure non seulement la sécurité de la Pologne, mais aussi la doctrine de la défense nationale des États-Unis qui prend la Russie comme une menace pour ce pays », selon le site web polonais ONET. « Ensemble, les États-Unis et la Pologne peuvent construire un lien encore plus fort, garantissant la sûreté, la sécurité et la liberté de leurs peuples pour les générations à venir », comme le prétend le site.

Du point de vue du ministère polonais de la Défense, « le déploiement des troupes américaines en Pologne enverrait un message à la Russie indiquant que Washington est prêt à protéger ses alliés en Europe de l’Est ». L’OTAN a considérablement renforcé sa présence en Europe de l’Est notamment après la crise entre l’Ukraine et la Russie en 2014.

Moscou a, à maintes reprises, exprimé ses protestations contre le renforcement militaire de l’OTAN dans sa sphère d’influence, affirmant que « ce projet saperait la stabilité régionale et qu’il conduirait à une nouvelle course aux armements ». « »

# DOSSIER

‘LA POLOGNE AU CŒUR DE L’AGRESSION DE L’OTAN À L’EST’

SUR LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY :

* LE FANTOME GEOPOLITIQUE DE LA MITTELEUROPA (III). LA GRANDE-POLOGNE NOUVEL ALLIE PRINCIPAL DES USA EN EUROPE

sur http://www.lucmichel.net/2017/09/29/luc-michels-geopolitical-daily-le-fantome-geopolitique-de-la-mitteleuropa-iii-la-grande-pologne-nouvel-allie-principal-des-usa-en-europe/

* LE FANTOME GEOPOLITIQUE DE LA MITTELEUROPA (II). NOSTALGIES DE PUISSANCES DEFUNTES INSTRUMENTALISEEES AU SERVICE DE LA DOMINATION AMERICAINE

sur http://www.lucmichel.net/2017/09/27/luc-michels-geopolitical-daily-le-fantome-geopolitique-de-la-mitteleuropa-ii-nostalgies-de-puissances-defuntes-instrumentaliseees-au-service-de-la-domination-americaine/

* AVEC SES NOSTALGIES GEOPOLITIQUES DE LA GRANDE-POLOGNE, VARSOVIE SEME LA DIVISION EN MITTEL-EUROPA

sur http://www.lucmichel.net/2017/11/22/luc-michels-geopolitical-daily-avec-ses-nostalgies-geopolitiques-de-la-grande-pologne-varsovie-seme-la-division-en-mittel-europa/

_____________________________

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire – Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme (Vu de Moscou et Malabo) :

PAGE SPECIALE Luc MICHEL’s Geopolitical Daily https://www.facebook.com/LucMICHELgeopoliticalDaily/

LUC MICHEL PAGE OFFICIELLE I/

https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel/

WEBSITE http://www.lucmichel.net/

LUC MICHEL Official International Fan Club https://www.facebook.com/groups/LUCMICHEL.OfficialFanClub/

DEBAT : Y A-T-IL UN ‘PARTI DE LA GUERRE’ A WASHINGTON ET TEL-AVIV ?

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 05 30/

LM.GEOPOL - Débat parti de la guerre (2018 05 30) FR 3

« La Géopolitique, je le dis, et c’est une affirmation personnelle, est la science majeure du XXIe siècle. Au XIXe siècle, la science majeure était l’économie politique. L’économie politique de Marx.

L’économie politique de Friedrich List qui est le père du Nationalisme économique. La science également d’Adam Smith, le père du libéralisme.

A l’époque, l’économie politique expliquait le monde. Aujourd’hui, et vous pouvez faire le tour des laboratoires idéologiques, il n’y a que la Géopolitique qui explique le monde. Mais il faut que cela soit une Géopolitique scientifique. Il faut que cela soit une Géopolitique pragmatique. Actuellement, la Géopolitique est passée du statut de science maudite en 1945, en un ornement du discours de la plupart des commentateurs politiques »

– Luc MICHEL (Colloque d’Abidjan sur le Panafricanisme, avril 2016).

# Ce débat, ouvert avec nos Cdes du Québec, a un intérêt qui va bien au-delà de son point de départ conjoncturel (la crise ouverte entre Trump et l’Iran) parce qu’il aborde des thématiques fondamentales comme : la nature de l’impérialisme, le stade ultime de l’impérialisme américain, la nature de « l’empire américain » (Rome ou Carthage ?), la façon dont son oligarchie WASP le gouverne, la globalisation américaine, la science capable de « lire » et de « prévoir » le Monde actuel (de l’Economie politique à la Géopolitique), le rôle que jouent les hydrocarbures dans l’impérialisme, ce que sera (ou pourra être) la IIIe Guerre mondiale inévitable (c’est la « paix » relative actuelle qui est anormale) …

Extrait de la critique (marxiste classique) des ‘7 du Québec’ (1) :

« Nous reproduisons ci-dessous une série d’entrevues que Luc Michel a donné sur  Press-TV Iran portant sur le retrait de l’administration américaine de l’accord sur le nucléaire iranien. Cependant, nous ne partageons pas l’opinion qu’il y aurait un parti de la guerre américano-israélien.  Une telle vision de l’affrontement entre les différentes puissances économiques mondiales mystifie les sources du conflit qui ne sont pas idéologique, ethnique, religieux, pas même politique mais strictement économique. La différence entre l’administration Obama et l’administration Trump dans l’affrontement au Moyen-Orient est purement tactique. Obama-Clinton pensait pouvoir déstabiliser cette contrée par une guerre limitée contre DAESH,  leur créature maléfique, et contre la Syrie, l’alliée de la Russie, alors que l’administration Trump croit que c’est en s’attaquant à la puissante Iran qu’elle atteindra ses objectifs de faire monter le prix du pétrole. »

MA REPONSE :

DEUX VISIONS DU MONDE NON PAS ANTAGONISTES MAIS SUR DEUX PLANS DIFFERENCIES …

Nous avons ici deux positions diamétralement opposées. Non pas qu’elles s’opposent mais parce que qu’elles s’expriment sur deux plans différenciés, deux univers qui correspondent à deux époques …

LA GEOPOLITIQUE SCIENCE MAJEURE DU XXIe SIECLE

Les guerres pour le pétrole ou les matières premières, ou encore la conquête des marchés, sont la marque des deux siècles passés. V. I.

Lenine et son « Impérialisme stade suprême du capitalisme » a eu raison pendant tout le XXe siècle (2) (3).  Mais aujourd’hui l’économie n’explique plus tout. On notera que l’éditorialiste québecquois évoque des « sources du conflit (…) idéologique, ethnique, religieuse, politique, strictement économique ». Mais que la Géopolitique en est absente (science naissante au XIXe siècle, qui connaît une nouvelle vie depuis la fin des Années ’70).

L’Economie politique a été la Science du long XIXe siècle (de 1815 à 1918), celle de Marx, mais aussi de Adam Smith ou de Friedrich List (théoricien du « Nationalisme économique). Et elle explique encore largement le court XXe siècle. Mais l’Economie politique n’est plus la science du XXIe siècle. La science du XXIe siècle c’est précisément la Géopolitique ! Elle seule explique le monde présent. (4) Et ce nouveau siècle, s’il ne néglige pas les enjeux économiques (mais soumis aux impératifs géopolitiques, la Géoéconomie est une sous-division de la Géopolitique), voit surtout des guerres pour des enjeux de puissance géopolitique pure.

QUELLE EST LA VERITABLE NATURE DU SYSTEME AMERICAIN ?

Par ailleurs, les USA sont un système dirigé par une élite globale – oligarchique, financière, politique, militaire – (l’étude de l’oligarchie carthaginoise – Washington étant, après Londres, la nouvelle Carthage – lors des guerres puniques, affrontement géopolitique historique, est révélatrice du fonctionnement de la Thalassocratie US).

Mais cette oligarchie a ses factions, au-delà des éléments de cohésion du système US (qui est encadré de manière bi-partisane et au niveau du Congrès et des agences fédérales, les présidents passent, le Système avance). La faction Obama-Clinton-Sorös avait des intérêts fondamentaux (et non pas « tactiques ») divergents de la coalition qui a porté Trump au pouvoir, syndic de ces lobbies. Jusqu’à tenter une « révolution de couleur » aux USA, la « Purple Revolution ») (5).

Précisément, ces deux fractions de l’oligarchie divergeaient sur l’Iran. Et c’est bien un « parti de la guerre » (Likoud, lobby pro-israélien US AIPAC, lobby militaro-industriel, généraux faucons anti-iraniens et anti-russes du Pentagone, neocons), voulant celle-ci, qui a porté Trump au pouvoir.

LA TENTATION D’UN « BANCO GEOPOLITIQUE »

Cette fraction de l’Oligarchie yankee (WASP) croit qu’elle dispose d’une fenêtre d’opportunité pour tenter ce que j’appelle un « banco géopolitique » : un « nouveau XXIe siècle américain ». Lire George Friedman, l’ancien patron de Stratfor, qui dans son livre « The Next Hundred Years » (6) explique cyniquement, froidement, ce programme de domination mondiale (7).

Ce qui permet cette « fenêtre d’opportunité » (de 10 à 15 ans), ce sont les moyens renforcés dont dispose l’impérialisme américain (centre de force à la fois du Bloc atlantiste, de la globalisation – je dis que la Globalisation US est le stade ultime de l’impérialisme, qui passe à sa phase universelle (lire le Jünger de « L’Etat Universel » (8) – et de l’économie dollarisée). Les thèses dites « déclinistes » (Emmanuel Todd, Tony Negri et cie et leur « fin de l’empire ») n’avaient pas prévu ces moyens renforcés qui redonnent aux USA les moyens de la domination mondiale. Outre une grille d’analyse erronée, qui confond les USA et l’Empire romain, alors que Washington c’est la « nouvelle Carthage » (9) …

LES CONSEQUENCES GEOPOLITIQUES DE LA « REVOLUTION DES HYDROCARBURES DE SCHISTE » EN AMERIQUE DU NORD

D’ou viennent ces moyens renforcés : de la production des hydrocarbures de schiste (rendue rentable au prix d’un immense saccage écologique à courte vue), pétrole (qui sert au marché interne) et surtout gaz. Dont les USA sont aujourd’hui le premier exportateur mondial. D’où un « nouveau marché mondial des hydrocarbures » dominés par les USA (10) (qui contrôlent aussi le Canada ultra-libéral), qui en fixent les prix (ils sont devenus le « swinging state »).

ET précisément la stratégie US n’est pas du tout de « faire monter le prix du pétrole ». MAIS au contraire de le maintenir bas. Ce qui anémie les économies de ses ennemis, qui sont majoritairement des états pétro-gaziers : Russie, Iran, Vénézuela, Républiques ex-soviétiques liées à Moscou, pays africains (qui veulent s’émanciper via le Néopanafricanisme – le cœur de celui-ci étant la Guinnée Equatoriale et le Tchad -, et sont suivis par certains de leurs voisins). Ce ne sont pas les USA qui veulent le retour à des prix forts des hydrocarbures, ils ont au contraire tout fait depuis dix ans pour les faire s’effondrer dans le cadre de leurs guerres économiques.

Mais les ennemis des USA : Russie qui a tenté de relancer l’OPEP (allant jusqu’à s’allier avec Riyad) et rêve d’une « OPEP du Gaz », états pétroliers avec la nouvelle OPPA (11).

DES ANNEES DECISIVES

Il y a en géopolitique comme en politique des “années décisives”

(selon les termes de Spengler). Nous sommes entrés dans une décennie décisive. C’est la volonté de Washington d’engager un cycle historique dont le but est de faire du « 21e siècle un nouveau siècle américain ». Selon les termes mêmes, et identiques, de tous les géopolitologues et idéologues américains, que ce soit Georges Friedman de STRATFOR (dans son LES CENT PROCHAINES ANNEES) ou les Neocons (dans la ligne du manifeste du PNAC, le « Project for a New American Century ») de retour sur le devant de la scène.

La machine américaine s’est donc lancée dans une logique de confrontation avec ses deux grands ennemis désignés : Russie et Chine.

Et l’Iran, si il est l’ennemi principal de Tel-Aviv, n’est qu’une cible secondaire vu de Washington, pour atteindre la Russie. Et dans le même mouvement une vague de changements de régime a été planifiée, en Eurasie et en Afrique, via la machinerie bien réglée des « révolutions de couleur ». Ce qui est la continuation de la guerre par les moyens de la politique, les stratèges de Washington ayant inversé la perspective de Clausewitz … Le temps nous est partout compté. Une décennie décisive dit-on à Washington. Ne sous-estimons pas l’ennemi, il progresse partout, fort de nos faiblesses, fort de notre désunion, fort de nos atermoiements. Sa « doctrine de Monroe » il l’a proclamée il y a deux siècles déjà, son unité économique, financière et politique, il l’a faite il y a 150 ans déjà. Ce sont ses flottes, ses armées, ses bases, ses alliances politico-militaires qui dominent le monde.

L’Amérique de Trump, qui de son point de vue (il faut lire les médias conservateurs US et israéliens, et pas se bercer au « ronronnement » des médias russes ou iraniens) est en train de réussir son pari ou plutôt celui de ceux qui l’ont choisi (mais c’est aussi l’avis des médias likoudniks israéliens) (12), a besoin de la guerre pour réussir son pari. Ou plutôt d’une série de guerres. Ajoutons pour conclure que si la Guerre a ruiné l’Europe ou l’URSS, elle a fait lors des deux guerres mondiales la prospérité des USA. Et à nouveau lors de la guerre froide. La course à la guerre et aux armements réouvre déjà les usines de Chicago ou de Pittsburg …

NOTES ET RENVOIS :

(1) Voir sur ‘Les 7 du Québec’ (très influent site québecquois, une gauche marxiste, mais ouverte) : LE PARTI DE LA GUERRE

AMÉRICANO-ISRAELIEN: COMMENT CHANGER LE RÉGIME EN IRAN,

sur http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/le-parti-de-la-guerre-americano-israelien-comment-changer-le-regime-en-iran/

Je suis moi post-marxiste, aux confluents de deux grands courants, l’Ecole néo-machiavélienne (notamment la science politique de Machiavel et la sociologie politique de Pareto, Roberto Michels, etc) et du Marxisme-Léninisme. Le grand Gramsci s’inscrit dans la même filliation avec son « parti révolutionnaire Prince collectif ». Je mène une analyse froide, sans passion superflue, sans tomber dans les pièges de l’idéologie, de la propagande ou de l’histoire partisane.

(2) La Théorie léniniste de l’impérialisme, telle que nous l’avons révisée au milieu des Années ’60, reste un concept opérationnel pour l’organisation de la lutte mondiale. Mais elle n’explique plus le monde du XXIe siècle.

Notre Ecole géopolitique a développé depuis les années 60 une autre théorie de l’impérialisme qui prend en compte la question ouest -européenne et qui prône donc non plus une tricontinentale mais un « front quadricontinental » contre l’impérialisme et l’exploitation.

La base de notre révision tient dans une analyse correcte de la subordination de l’Europe à l’impérialisme américain. L’Europe est « le deuxième poumon de l’impérialisme américain » et si on retire la puissance industrielle et militaire de l’Europe occidentale, on fait à nouveau des Etats-Unis une puissance régionale de second ordre. Notez qu’un géopoliticien américain, Zbigniew BRZEZINSKI développe exactement la même thèse dans LE GRAND ECHIQUIER (1997).

Au début des années 80, nous animions l’ « Ecole euro-soviétique de géopolitique ». Nous voulions une « Grande-Europe de Vladivostok à Reikjavik » (en Islande, donc sur l’Atlantique), organisée autour de Moscou comme capitale et s’opposant à l’hégémonie atlantique de la grande puissance maritime que sont les USA, héritière de l’impérialisme anglo-saxon britannique. C’est cette idée qui est la base de l’Eurasisme actuel, tel qu’il existe en Russie. C’est un enfant naturel de notre théorie qui a été conçue au début des années 80.

Nous avons depuis élargi notre vision avec « l’Axe Eurasie-Afrique », tout simplement parce que la caractéristique de la géopolitique c’est que la nécessité pour un état de rester indépendant requiert des dimensions de plus en plus grandes.

* Sur notre ecole géopolitique – de la « Grande-Europe » (1964) à « l’Axe Eurasie-Afrique » (2013), en passant par « l’Ecole géopolitique euro-soviétique » (1982-91) et « l’Axe Paris-Moscou » (1992) – :

Cfr. PCN-TV /

NOTRE ECOLE GEOPOLITIQUE ET SA VISION DU MONDE (PARLONS DE NOUS – 1) / LUC MICHEL VOUS EN DIT PLUS – 002

sur http://www.lucmichel.net/2015/02/22/pcn-tv-notre-ecole-geopolitique-et-sa-vision-du-monde-parlons-de-nous-1-luc-michel-vous-en-dit-plus-002/

(3) Nous avions d’ailleurs introduit cette théorie dans les années 90 en Libye et Mouammar Kadhafi définissait la Libye « comme un pont entre l’unification africaine et l’unification européenne », les deux devant se dégager ensemble de l’impérialisme américain, et c’est à nouveau notre conception, la Méditerranée servant de point de rencontre et de « Mare nostrum » (comme au temps des romains) entre les unifications panafricaine et paneuropéenne agissant en symbiose.

La destruction de la Jamahiriya libyenne et la sujestion de l’Union Européenne maintenant complètement vassalisée aux États-Unis via l’OTAN (qui n’est pas le « bouclier de l’Europe » mais son harnais) n’ont pas du tout rendu cette théorie obsolète, elle est toujours valable pour les rapports futurs entre l’Eurasie et l’Afrique.

* Cfr. Luc MICHEL, « VISIONARY AFRICA », DIALOGUE DES CULTURES ET COOPERATION ENTRE LES UNIONS EUROPEENNE ET AFRICAINE !, in LIBYA NEWS & FACTS, bulletin du CEREDD, N° 2.150, 10 octobre 2010, En Pdf

sur : http://ceredd.free.fr/accueil.htm

Sur l’influence du PCN dans la Jamahiriya :

Le « 3e Congrès des Géopoliticiens polonais » – III Zjazd Geopolityków Polskich –, organisé à Wroclaw (Pologne, 21 et 22 octobre 2010), a été l’occasion d’une brillante intervention de Kornel SAWINSKI intitulée « ZNACZENIE LIBII W GEOPOLITYCZNYCH KONCEPCJACH NACJONAL-EUROPEJSKIEJ PARTII KOMUNITARNEJ (PCN) », « La Libye dans les concepts géopolitiques du PCN ». Géopolitologue, sociologue, analyste à l’ « Europejskiego Centrum Analiz Geopolitycznych », Sawinski est Doctorant à l’Uniwersytetu Śląskiego – Université de Silésie –, il prépare une thèse sur « Les idées géopolitiques de Jean Thiriart ».

Le géopoliticien et chercheur polonais développe longuement dans « La Libye dans les concepts géopolitiques du PCN » l’action générale transnationale du PCN et la mienne pendant plus de 25 ans, amplifiée et continuée dans celle du MEDD-MCR (le réseau pan-européen du MCR libyen, resté organisé en Europe). Ainsi que ses fondements dans l’action du géopoliticien et théoricien paneuropéen Jean THIRIART dans les années 60. Il expose le rôle important et influent joué par l’Organisation transnationale du PCN en tant qu’Ecole de pensée et « think tank » (comme l’entend la politique anglo-saxonne).

Enfin, il en arrive au cœur de son exposé : les liens tissés avec la Jamahiriya libyenne, la proximité des thèses géopolitiques de Moammar KADHAFI, des miennes (je devenais en 2004 Coordinateur-général du MCR en Europe) et du PCN sur la Grande-Europe eurasiatique, la nécessaire émergence d’un monde multipolaire, la Méditerranée conçue comme un lieu de civilisation commune, ou encore le rôle de Pont de la Libye entres les Unions européenne et africaine.SAWINSKI évoque enfin le thème de la Démocratie Directe (dans ses versions libyenne et européenne), le rôle qu’il joue dans ma pensée et celle du MEDD-MCR en tant qu’alternative fondamentale au Parlementarisme bourgeois.

* La version polonaise de cette conférence – avec des résumés français et anglais -a fait l’objet d’un numéro de LIBYA NEWS & FACTS (n° 2054,

17 nov. 2010), le Bulletin du CEREDD ;

Disponible en Pdf sur : http://ceredd.free.fr/accueil.htm

 (4) A la base de notre réflexion, il y a d’une part un axe géopolitique et d’autre part un axe idéologique. Tout d’abord l’axe géopolitique. Nous pensons que la géopolitique est la base d’une véritable réflexion pour l’action politique lorsque l’on entend la mener au niveau transnational et international. Nous envisageons la géopolitique comme une science et la véritable manière de voir le monde, de lire l’actualité, mais aussi de lire le passé. On ne peut pas comprendre la géopolitique si on ne maîtrise pas l’Histoire.

Ensuite la géopolitique n’existe pas dans le vide, mais vue de quelque part et défendant les intérêts d’un état ou d’un projet d’état. La géopolitique est une science dont le fondement, et on l’oublie trop souvent, c’est la puissance des états, leurs viabilité et leurs rapports de force. Il y a donc une géopolitique vue de Washington, une vue de Moscou, une autre de Pékin, ou encore d’Afrique. La nôtre est une géopolitique vue de Moscou, mais du futur de Moscou, parce que nous pensons que la Russie est le coeur de la résistance à l’impérialisme mondial et parce que aussi notre projet est un projet intégré à la fois eurasiatique et panafricain, articulé sur un « Axe Eurasie-Afrique » La géopolitique telle que nous l’appréhendons repose également sur la maxime du grand géopoliticien allemand, le général Karl Haushofer : il disait que « c’est un honneur de se faire enseigner par l’ennemi ». C’est ce que nous faisons. Ma réflexion géopolitique se base aussi sur une lecture quotidienne des géopoliticiens américains, de leur manière de voir le monde et de leur façon de concevoir le projet impérialiste américain dans le monde. »

(5) L’élection de Trump a vu le choc de deux fractions de l’establishment américain. Celle des Obama-Clinton et leur mentor Söros contre celle des lobbies qui ont porté Trump au pouvoir (club des 121 généraux et amiraux républicains, AIPAC, quatre lobbies des Armes (NRA) – du Charbon – des Hydrocarbures de schiste – militaro-industriel). Le trio Obama-Clinton-Söros, fort de la longue expérience du milliardaire dans la déstabilisation des régimes, a refusé la victoire de Trump (l’alternance, faites-moi rire !?) et lancé … une « révolution de couleur » aux USA ! Appelée « Purple Revolution ». Son but :

déstabiliser Trump et utiliser ses erreurs à répétition pour arriver à le démettre (procédure dite « d’impeachment » par les deux chambres du Congrès US), comme jadis Nixon ! Tout le cirque médiatique sur « l’ingérence russe » (sic), y compris aussi sur celle prétendue dans la Présidentielle française, n’a pas d’autre but …

* Voir sur PCN-TV/

PRESS TV (IRAN) INTERVIEWE LUC MICHEL:

UNE REVOLUTION DE COULEUR EN AMERIQUE ? ‘PURPLE REVOLUTION’ LE ROI EST NU

sur https://vimeo.com/201248168

(6) Georges FRIEDMAN, THE NEXT 100 YEARS: A FORECAST FOR THE 21ST CENTURY (2009). Doubleday, ISBN 0-385-51705-X.

(7) Cfr. Luc MICHEL sur EODE THINK TANK / LA GEOPOLITIQUE VUE DES USA : LES ANALYSES GEOPOLITIQUES ET GEOSTRATEGIQUES DE “STRATFOR INTELLIGENCE” SUR EODE

sur http://www.lucmichel.net/2015/02/11/eode-think-tank-la-geopolitique-vue-des-usa-les-analyses-geopolitiques-et-geostrategiques-de-stratfor-intelligence-sur-eode/

(8) L’Etat universel est une notion développée par Ernst JÜNGER à l’époque où celui-ci travaillait et militait aux limites de la galaxie national-bolchévique allemande ; il a développé le thème de l’Etat universel dans deux livres fondamentaux : DER ARBEITER (LE TRAVAILLEUR), publié en 1932 et L’ETAT UNIVERSEL, publié en français en 1960 (10), mais dont on oublie trop souvent qu’il était en fait une base programmatique pour l’Allemagne nouvelle qui aurait dû naître, si les patriotes du 20 juillet 1944 avaient réussi à renverser le nazisme. Jünger a été un des grands opposants au Nazisme, il ne faut pas l’oublier.

Quel est le concept de l’Etat universel chez Jünger ? JÜNGER pense que au XXIème ou au XXIIème siècle, le combat politique va se résumer au combat pour deux ou trois visions du monde incarnées dans des Etats :

la civilisation américaine, probablement une civilisation collectiviste (qu’il voyait à l’époque en Russie ou en Chine), et une civilisation européenne – celle que nous défendons –, qui prône la primauté de l’individu mais dans un cadre socialiste. Que dit Jünger ?

C’est qu’à la fin, la lutte verra un des systèmes s’imposer sur la planète et arriver alors l’Etat universel.

La raison négative tient à la subordination de l’Europe à l’impérialisme américain. THIRIART estimait que l’Europe était « le deuxième poumon de l’impérialisme américain » et que si on retirait la puissance industrielle et militaire de l’Europe occidentale, on faisait à nouveau des Etats-Unis une puissance régionale de second ordre. Notez qu’un géopoliticien américain, Zbigniew BRZEZINSKI développe exactement la même thèse, mais à l’envers vue de Washington (comment assurer la superpuissance américaine) dans LE GRAND ECHIQUIER (1997).

(9) Je peste souvent contre cette absurdité historique et géopolitique sans nom !  Beaucoup d’écrivains aujourd’hui à l’extrême-gauche commettent un contresens de même nature que celui des Spartakistes allemands en 1916-19, se déclarant « spartakistes », et qui relève de la même erreur d’analyse sur l’Empire romain. Parce qu’ils ne connaissent mal l’Histoire et la géopolitique. Et parce que le Gauchisme développe, singulièrement depuis Mai 1968 en France, Italie ou Belgique, un discours anti-étatique et anti-jacobin. Notamment, des gens comme l’idéologue italien Toni NEGRI, qui parlent des Etats-Unis comme « d’un nouvel Empire romain » (sic). Contresens copié-collé de chez les Altermondialistes par certains idéologues néofascistes ou pro islamistes français et italiens.

Les Américains, c’est Carthage !!! Avec l’impérialisme carthaginois, ils partagent le recours à des armées de mercenaires, la domination par une oligarchie, non pas politique, mais économique et une vision qui consiste non pas à diffuser une culture, mais à piller la planète.

Cela n’a rien de nouveau. Dès 1967, THIRIART pouvait déjà s’emporter:

« Nous avons lu, sous la plume d’un journaliste du régime, que les Etats-Unis semblaient devenir la « nouvelle Rome ». C’est là un échantillon de l’inculture historique – crasse –. Les Etats-Unis sont essentiellement un Empire maritime, comme le fut longtemps l’Angleterre, comme tenta de l’être le Japon, entre Tsushima et Hiroshima. Le modèle parfait d’empire maritime demeure Carthage et le modèle parfait d’Empire continental reste Rome » Sur ce sujet capital, Jean THIRIART écrivait encore (« USA : un empire de mercantis.

Carthago delenda est », LA NATION EUROPEENNE, n° 21, Bruxelles & Paris, octobre 1967) : « Actuellement la lutte titanesque qui se profile en filigrane et qui s’inscrira dans le siècle à venir, sera la lutte pour l’hégémonie, entre une puissance maritime étalée et une puissance terrestre compacte, entre les Etats-Unis et la Grande-Europe. Les conditions continentales et maritimes ont fait naître des styles extrêmement opposés. Rome a été, malgré ses duretés et ses cruautés (…) une puissance civilisatrice tandis que Carthage n’a été qu’une puissance mercantile. De Rome partaient des hommes qui allaient pacifier, organiser, construire, unifier. De Carthage partaient des marchands, des représentants de commerce ; ils partaient pour aller rapidement s’enrichir (…) De Carthage, il ne reste rien :

littérature, style architectural, pensée philosophique, pensée politique : c’est le vide. On ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec les Etats-Unis où s’observe aujourd’hui ce même phénomène d’une civilisation sans culture. Le navigateur revient toujours chez lui, le continental s’implante. On peut, sans exagération, affirmer que la géographie ou la géopolitique a créé un style politique ».

Les révolutionnaires allemands Karl LIEBKNECHT et Rosa LUXEMBOURG – dont LENINE jugeait les vues étroites et qui ont politiquement échoué là où les Bolchéviques ont triomphé – ont eu une vision historique complètement faussée en choisissant Spartacus et la Révolte des esclaves pour emblème. Les esclaves révoltés n’étaient nullement le prolétariat antique. Celui-ci, c’est précisément la plèbe, dont les intérêts s’exprimaient dans le Parti populaire et qui formaient l’ossature des Légions de Marius à César. Le légionnaire est obligatoirement un citoyen romain sous la République, héritage de l’ancienne Démocratie directe des origines romaines. La vision des révolutionnaires français de 1789, imprégnés de l’Histoire romaine, a été plus claire. Ce n’est pas sans raison que BABEUF, le « premier communiste de l’Histoire moderne » selon Marx, avait choisi comme prénom révolutionnaire celui de « Gracchus » ! Précisément les Gracques, les deux leaders martyrs du parti populaire, les tribuns de la plèbe assassinés de la République romaine.

La Géopolitique de la Grande-Europe – qui est aussi la base et la matrice des thèses néo-eurasistes – ne fait qu’exprimer une vision globale, politique, éthique, de civilisation que l’on peut résumer par la formule lapidaire « Rome contre Carthage » ! Une formule par laquelle les théoriciens du Jacobinisme dès 1792 – encore eux – exposaient déjà le combat – lui aussi de civilisation, celui de l’Europe révolutionnaire des Lumières, contre l’Ancien régime des Rois et des Religions – contre leur ennemi principal : l’impérialisme anglo-saxon … Sur l’utilisation du thème « Rome contre Carthage » par la France jacobine, à propos du conflit contre la Grande-Bretagne, illustration du conflit classique géopolitique typique de la Terre – Rome – contre la Mer – Carthage – , il faut lire Louis MADELIN et son remarquable livre LE CONSULAT ET L’EMPIRE !

(10) Tout le monde connait la chute du prix de baril de pétrole, qui frappe durement non seulement la Russie, mais bon nombre d’état latino-américains et africains. Le Géopoliticien Luc MICHEL  va donc parler de GEO-ECONOMIE. Il va notamment nous résumer les plus récentes analyses des spécialistes économistes et pétroliers, ceux du ‘Groupe Forbes’ notamment, qu’il partage.

Ou va le marché mondial du pétrole aujourd’hui ?

La maîtrise de ce marché qui semble être passée dans les mains américaines va-t-elle se maintenir ?

Et dans l’optique du géopoliticien, qui ne perd jamais de vue la Géopolitique mondiale, il va non seulement nous expliquer la « chute du prix du baril » et l’émergence d’un « nouveau marché mondial du pétrole », mais en anticiper les conséquences géopolitiques … Géopolitique et géo-économie sont étroitement liées .

Quelle vont être les conséquences pour la Géopolitique mondiale de ce « nouveau marché du pétrole », encore impensable il y a cinq ans, dominé par les hydocarbures de schiste américain ?

* Voir sur PCN-TV/

GEOECONOMIE & GEOPOLITIQUE:

LUC MICHEL DECRYPTE LA CRISE DU PETROLE ET LES MUTATIONS DE SON ‘NOUVEAU MARCHE MONDIAL’

sur https://vimeo.com/208195737

(11) Cfr. sur WEBTV-TCHAD/

TCHAD : VERS UNE REVANCHE PÉTROLIÈRE DE L’AFRIQUE AVEC L’ORGANISATION DES PAYS PRODUCTEURS DE PETROLE AFRICAINS (OPPA) ?

sur http://www.lucmichel.net/2018/03/28/webtv-tchad-tchad-vers-une-revanche-petroliere-de-lafrique-avec-lorganisation-des-pays-producteurs-de-petrole-africains-oppa/

(12) Quelle est la vision de l’évolution de la Géopolitique mondiale qui prévaut dans les milieux radicaux israélien ? Et tout porte à croire que cette vision prévaut aussi à la Maison Blanche ou au Congrès US. Loin d’un Trump chaotique, chimérique, allant d’échecs en échecs, qui prévaut dans les médias russes, iraniens ou alternatifs, c’est la vision d’une Amérique gagnante, en route vers un « nouveau XXIe siècle américain ». Vision qui était déjà celle des géopolitologues US de ‘Stratfor’, de ‘Geopolitical Futures’ (George Friedman), ou encore des idéologues neocons du PINAC.

L’Amérique à nouveau « en position de force » ?

C’est la thèse du CAPE israélien : « Le retrait américain de l’accord a brouillé toutes les cartes et a remis en ordre une nouvelle stratégie mondiale. Le lien qu’a fait le président Trump avec la Corée du Nord et ses contacts fructueux avec la Chine prouvent que l’Amérique se retrouve en position de force. Elle revient en effet à sa grandeur et à sa puissance réelle, sur le plan diplomatique, militaire et économique ».

Une UE qui sort de l’Histoire ?

C’est ce que pronostique aussi le CAPE : « Les Européens se trouvent loin en arrière et perdent tout rôle d’influence. Trump a infligé un véritable camouflet à leur prestige et a donné un coup dur à leurs affaires commerciales. Après le choc, ils devront se réveiller et se ranger du côté américain et non choisir obstinément le camp islamiste des ayatollahs, surtout pour essayer de récupérer des contrats faramineux et éviter le risque qu’ils s’envolent en fumée. Soulignons que depuis l’accord de Vienne, la France a multiplié par trois son excédent commercial avec l’Iran. Il s’agit donc pour elle d’une affaire d’argent et non un souci sécuritaire et stratégique comme le perçoit et le souligne le gouvernement israélien. Un CAPE qui annonce l’échec de l’UE : « Les tentatives désespérées de Macron de sauvegarder l’accord seront probablement vouées à l’échec, et les cris alarmants sur les risques de guerre mondiale sont bien exagérés. Seul un nouveau traité robuste mené et orchestré par Trump en coordination avec Israël pourra écarter les intentions belliqueuses de l’Iran et sortir de la crise actuelle. » Cfr. CAPE (Israël), « Israël mène le jeu international avec vigilance et brio », 9 mai 2018,

sur http://jcpa-lecape.org/israel-mene-le-jeu-international-avec-vigilance-et-brio/

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire – Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme (Vu de Moscou et Malabo) :

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* Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ) :

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I tagliagole sdoganati da Saviano & c.

I tagliagole sdoganati da Saviano & c.

Jabat al Nusra, l’organizzazione terrorista a cui appartengono i 14 jihadisti arrestati, non è solo la costola siriana di Al Qaida, ma anche una filiazione dell’Isis affrancatasi dal controllo di Al Baghdadi quando il Califfo ruppe con l’organizzazione fondata da Bin Laden.
In Siria si è resa responsabile di orrori e atrocità non diverse da quelle dello Stato Islamico tra cui l’assedio e il massacro dei Cristiani di Maaloula. E ha anche incassato gli undici milioni di riscatto pagati dall’Italia per la liberazione di Greta Ramelli e Vanessa Marzullo, le due sprovvedute volontarie rapite in Siria nel 2014.
Eppure nonostante la sua evidente matrice terroristica Al Nusra ha goduto della benevola sottovalutazione di analisti e media occidentali impegnati a raffigurare Assad come il responsabile di tutti i mali siriani e a perorarne l’abbattimento. L’indagine, coordinata dalla Procura Nazionale, oltre a metter fine alla colpevole sottovalutazione di un pericoloso gruppo terrorista, contribuisce a svelare le pericolose bufale rifilate all’opinione pubblica da tanti soloni del giornalismo nostrano.
L’esempio più recente è la puntata di «Che Tempo che fa» dedicata alla Siria andata in onda il 25 marzo su Rai Uno. In quella puntata un affranto Roberto Saviano, assecondato da quel campione del pensiero banale chiamato Fabio Fazio, propina agli italiani la favoletta di una Ghouta «terra dei bambini» massacrati dalle bombe di russi e regime siriano. Ovviamente si guarda bene dal dire che i filmati dei bimbi utilizzati per muovere a compassione gli spettatori sono stati girati e diffusi da Jabat Al Nusra e dalle altre organizzazioni alqaidiste egemoni nella periferia di Damasco. E casualmente dimentica le stragi causate dai missili jihadisti lanciati da Ghouta che in quei giorni colpiscono i quartieri cristiani di Damasco. La storia del bimbo Omran non è diversa. Nell’agosto 2016 la foto del bimbo con il volto coperto di sangue e polvere dopo il bombardamento della sua casa di Aleppo Est fa piangere il mondo. Pochi giornalisti fanno notare che quella foto è stata diffusa da Jabat Al Nusra. E, mesi dopo, quando Aleppo Est è finalmente libera dal controllo dei terroristi, nessuno cita l’intervista in cui il papà rivela come Omran gli sia stato strappato dalle mani da pseudo-soccorritori che invece di medicarlo e portarlo all’ospedale lo offrirono all’obbiettivo di un compiacente fotografo. Lo stesso fotografo che esibiva sul Facebook un selfie scattato in compagnia di due jihadisti autori della decapitazione di un ragazzino palestinese di 15 anni.
di Gian Micalessin – 12/05/2018 Fonte: Gian Micalessin

Gli Stati Uniti hanno ucciso oltre 20 milioni di persone dalla II Guerra Mondiale ad oggi

La denuncia in un rapporto di Global Research

La denuncia in un rapporto di Global Research
Gli Stati Uniti sono stati responsabili della morte di oltre 20 milioni di persone – direttamente o a causa del loro coinvolgimento in conflitti – di diversi paesi dopo la seconda guerra mondiale, secondo un rapporto del portale Global Research.
La denuncia in un rapporto di Global Research2
In altre parole, tali guerre non sarebbero probabilmente avvenute se gli Stati Uniti Non avessero utilizzato la mano pesante.
Il potere militare ed economico di Washington è stato cruciale in questi conflitti.
Come caso clamoroso, si può indicare la responsabilità diretta delle forze statunitensi nella morte di 10-15 milioni di persone durante le guerre tra Corea, Vietnam e Iraq.
Notizia del: 13/05/2018

Guerra in Siria, l’Italia con chi sta? Con Al-Nusra

 

Miliziani di Al Nusra
Oltre due milioni di euro finiti nelle casse di Al-Nusra, la principale sigla di terroristi salafiti che in Siria seminano morte e distruzione, combattendo contro le truppe regolari siriane di Assad. E’ stata questa la traccia seguita dagli inquirenti italiani che ha portato a 14 arresti. Persone, a vario titolo, coinvolte nell’operazione di finanziamento degli utili idioti che, in nome di un Islam falso e distorto, combattono facendo gli interessi di chi vuole destabilizzare e spaccare secondo le linee di frazionamento etnico-religioso quella regione.
Il giudice italiano che ha seguito l’inchiesta non usa mezzi termini: “Al-Nusra finanziata con il traffico dei migranti”. Questo conferma, ancora una volta, che l’immigrazione incontrollata è foriera di manovre di finanziamento dei terroristi che, in Siria e non solo, combattono le truppe regolari siriane di Assad e, al contempo, fungono da basi addestrative per i foreign fighters che tornano poi a seminare panico e morti nelle città occidentali.
(Azione Tradizionale)
(www.repubblica.it) – 11/05/2018 – Blitz con 14 arresti da Brescia a Cagliari. Il giudice: “Al-Nusra finanziata con il traffico dei migranti”
I provvedimenti di custodia cautelare partiti da due distinte indagini di polizia e guardia di finanza in Sardegna e in Lombardia. Due milioni di euro la cifra trasferita in Siria, Turchia e Libano. Dall’Italia i soldi per i kalashnikov. Secondo gli investigatori, i due gruppi finanziavano con le loro attività le milizie qaediste in Siria.
Il terrorismo siriano si è finanziato anche attraverso il traffico di migranti sulla rotta Balcanica. Il particolare, interessantissimo per gli analisti dell’Antiterrorismo, emerge dall’inchiesta “Foreign fighters” della Guardia di Finanza e della Polizia di Stato, coordinata dalle Direzioni distrettuali antimafia di Brescia e Cagliari e dalla Procura nazionale antiterrorismo, che questa mattina ha portato all’arresto di undici siriani e tre marocchini, e all’iscrizione sul registro degli indagati di altre sedici persone tra cui un’italiana, Cristina Agretti. La donna è la moglie di uno degli arrestati e si è prestata a fare da corriere transnazionale del denaro. Tra gli arrestati, quattro sono accusati di associazione a delinquere con finalità di terrorismo.
MOVIMENTATI DUE MILIONI DI EURO
Due gruppi criminali distinti in Lombardia e in Sardegna, uno costituitosi attorno alla figura di Daadoue Anwar, l’altro che aveva in Bazkka Alaa il vertice riconosciuto, hanno messo in piedi un capillare sistema di movimentazione denaro “Hawala”, riconosciuto dalla tradizione islamica ma del tutto nascosto ai circuiti bancari e più volte oggetto di inchieste dalla Finanza, grazie al quale hanno raccolto circa 2 milioni di euro in denaro contante principalmente da cittadini siriani domiciliati in Italia, in Svezia, in Ungheria, per trasferirlo a connazionali in Austria, Germania, Olanda e Danimarca, ma anche in Siria, Turchia e Libano. Il Gruppo Anwar si tratteneva per il “disturbo” una percentuale dal 5 all’8 per cento, il gruppo Bazkka una percentuale tra lo 0,5 e il 4 per cento. Per questo sono indagati per associazione a delinquere, riciclaggio e autoriciclaggio. Ma non solo.
Foreign Fighters europei
Foreign Fighters europei
IL SOLDI DALL’ITALIA PER I KALASHNIKOV
“Il denaro contante – si legge nell’ordinanza di custodia cautelare emessa dal Tribunale di Brescia – era destinato a sostenere l’attività dei fronti combattenti antigovernativi siriani e, in particolare, a finanziare gli appartenenti ed affiliati al gruppo jihadista salafita armato denominato fronte “al Nusra” o “Jabhat Fateh al Sham” e alle fazioni dell’E.S.L. operanti rispettivamente nella provincia siriana di Idlib e sul confine libanese”.
Le indagini, che hanno potuto fruire di informazioni di intelligence messe a disposizione dall’Aisi, il nostro servizio segreto interno, si sono appoggiate sulle dichiarazioni rese il 3 aprile 2017 da Abdulmalek Mohamad, indagato a Cagliari per terrorismo internazionale e amico stretto del capo Daddue Anwar. Sul flusso di denaro partito dall’Italia e finito in Siria ha raccontato: “L’unica cosa che è stata acquistata dall’Italia sono i mirini ottici per Kalashnikov, comprati da tale Ibrahim, ma non so a chi sono andati, se ad Al-Nusra o ad altri gruppi”. Precisando che, quanto all’acquisto di armi, la maggior parte “partiva dalla Turchia” grazie al servizio finanziario fornito da Anwar. E ancora: “I soldi andavano ad Al-Nusra poiché i miei connazionali si fidavano principalmente di Al-Nusra, che, a differenza di altri gruppi, è sempre rimasto compatto. Chiaramente, i soldi che (il gruppo Anwar, ndr) manda in Siria non sono solo suoi, ma anche raccolti da altri paesi, quali Svezia, Germania e così via. Sono i soldi di coloro che vogliono contribuire alla causa dei combattenti anti governativa”.
IL RACKET SULLA ROTTA BALCANICA
Daddue Anwar, dunque, è il capo del gruppo di siriani in Sardegna. E’ residente ad Olbia ma si è trasferito in Svezia, vicino alla città di Norrkoping. Nonostante sia formalmente indigente e beneficiario di prestazioni previdenziali ed assistenziali erogate dallo Stato svedese, aveva la gestione di quello che lui stesso definiva “un ufficio che lavora su tutta l’Unione Europea”. Ad Olbia risulta ancora il rappresentante legale dell’Associazione Culturale Assalam (costituita nel 2012), nonché amministratore unico e socio della S.I.M. Costruzioni S.r.l..
I suoi uomini di fiducia sono i fratelli siriani Chdid (arrestati) che hanno sfruttato la disperazione dei migranti siriani in fuga dal loro Paese in guerra. “Una volta aperta la rotta balcanica – ha dichiarato Abdulmalek Mohamad – i fratelli Chdid si trasferirono in Ungheria per gestire il traffico di migranti. Compravano le macchine in Italia, tramite dei contatti e, servendosi di autisti stranieri ed italiani, li facevano venire in Ungheria. Quando uno degli autisti veniva arrestato in Austria, faceva due mesi di galera e poi tornava fuori”. Il reclutamento di autisti italiani e stranieri per il trasporto di immigrati era pagato 400-500 euro

ITALIA, IRAQ, VENEZUELA, NICARAGUA, ARMENIA… ELEZIONI E RIVOLUZIONI COLORATE. MA LA GEOPOLITICA?

http://fulviogrimaldi.blogspot.it/2018/05/italia-iraq-venezuela-nicaragua-armenia.html

MONDOCANE

MARTEDÌ 22 MAGGIO 2018

Calcinculo
C’è stato, da un emisfero all’altro, una serie di sgrulloni politici, con elezioni e colpetti di Stato da piazza, detti regime change, o rivoluzioni colorate e anche di velluto. Ne tratterò, se consentite, a volo d’uccello, magari con superficialità sul piano dei dati, dei fatti, di primattori e figuranti e della storia. Ma proverò a individuarne quel perno i cui termini gli amici del giaguaro, quelli scoperti e dichiarati, hanno ogni interesse a rovesciare nel contrario e che gli amici del giaguaro mimetizzati, con dietro la massa di spinta dei loro utili idioti, fingono non conti niente, o addirittura non esista. Di solito perché prima viene l’avanguardia operaia, anche dove non c’è, e la priorità va data all’accoglienza dei migranti, ai matrimoni gay e all’adozione da parte di genitori unisex, alle cravatte di Di Maio.Avete presente la giostra detta “Calcinculo”? Dove intorno a una colonna centrale si ruota velocissimi su seggiolini attaccati a funi d’acciaio che si inseguono e permettono di prendere a calci nelle chiappe quello che ti gira davanti. Una metafora dello Zeitgeist, dello spirito del tempo, i cui guru trasmettono all’omino comune la lezione di vita: primum fottere l’altro, in un eterno circuito di calci in culo reciproci, tutti contro tutti e non si salva nessuno, ma con quel retrogusto di sodomia che fa contenta perfino la Chiesa. Il perno al centro, invece, manovra lo spasso, sta fermo, si gode lo spettacolo e si becca i soldi. Poi, esaurita la clientela e lasciatosi dietro una scia di lividi, il perno raccoglie i suoi strumenti volanti e si sposta verso nuovi inchiappettamenti. Quando gli ematomi dei primi si attenuano, ecco che l’impianto si ripresenta. E ricomincia il giro.E’ da secoli che si va avanti così. Oggi peggio che mai. La chiamano con un vezzeggiativo: competizione. Quando la giostra parte, di solito si lascia dietro un terreno spoglio e bucherellato, qualche bullone arrugginito, uno spezzone di corda, stecchini di zucchero filato, una scarpa volata via e mai ritrovata. Dove stava l’impianto non cresce più nulla. Tipo Libia, o Siria, o Grecia. E questo si chiama, se vuoi, geopolitica. L’imperialismo lo sa e la pratica. Le sedicenti sinistre fanno finta di niente. Mentre è qui che, alla resa dei conti, si decide come va a finire tra alto e basso, tra bassotti e altotti.

Italia da destruens a construens
Dell’Italia e delle sue elezioni è presto detto. Dato che finora abbiamo solo programmi belli/brutti e nomi buoni/cattivi, ci asteniamo (io e i miei simili) dall’ inserirci nel grottesco tsunami destro-sinistro con cui mostri e mostriciattoli, nazionali e internazionali, spurgati dal passato, fin d’ora si accaniscono su un futuro politico, economico, sociale, culturale, di cui non si può ancora vedere neanche l’antipasto. Ho anch’io grosse perplessità su certi nomi tratti dalle macerie dei disastri neoliberisti (raccapricciante era stata la prospettiva della sorosiana di Limes, Emanuela Del Re, agli Esteri), ma due aspetti mi confortano: la grande maturità, intelligenza e autonomia dai veleni manipolatori del sistema e dei suoi lacchè mediatici, che ha fatto scegliere alla maggioranza dei votanti di buttare dalla torre la marmaglia che, agli ordini dei cacicchi euro-atlantici, ci ha mentito, depredato, annientato.

L’altro aspetto è “il pianto e lo stridor di denti” che si leva da tutti coloro cui improvvisamente si presenta l’ipotesi di essere cacciati dalle tavole inbanchettate dalle quali sghignazzavano sugli incapienti che li osservavano con il naso schiacciato sui vetri. Come pure da paggi e ancelle che gli servivano i pannolini caldi con cui pulirsi le mani. Più questi piangono e stridono e più siamo soddisfatti. Più si contorcono le viscere al “manifesto” e a “Repubblica” e più godiamo come scimmie. Quando si vedrà qualche fatto del nuovo assetto, assumeremo la posizione del caso. La nostra meta resta la rivoluzione, non ci piove. Ma pare che non sia aria. Per ora non ci resta che perorare, con Bacone, la fase destruens di quanto c’è. Quella construens verrà quando il popolo elettore, o combattente, farà un altro passo.

Iraq, bella vittoria, ma occhio alla quinta colonna
Conosco e amo l’Iraq, antico, giovane, forte, nobilissimo, bello, dal 1977. Gli ho dedicato quattro documentari: “Genocidio nell’Eden”, “Popoli di troppo”, Un deserto chiamato pace” e “Chi vivrà…Iraq!”, titolo, questo, dedicato alla resistenza anti-Usa, ma che mi pare torni d’attualità. Pur avendo tra i piedi migliaia di americani, falsi amici e creatori e subacquei sostenitori delle orde Isis, pur avendone sofferte più di qualsiasi altro paese nel mondo dal dopoguerra mondiale a oggi, con infrastrutture, produzione, coltivazioni, istituzioni, annichilite, un genocidio di 3 milioni, l’Iraq ha resistito e, almeno contro il complotto atlantico-sionista-jihadista, ha vinto. E’anche riuscito ad addomesticare il separatismo curdo-israeliano e a riprendersi Mosul e Kirkuk. Gli Usa gli avevano sfasciato l’esercito, uno dei più efficaci nelle guerre contro Israele, e poi tutti a sghignazzare per come queste forze sbrindellate, improvvisate, disarmate. avessero ceduto di schianto davanti all’assalto di Al Baghdadi (lui, sì, ampiamente rifornito da aria e da terra dalla nota “coalizione a guida Usa”).

Alle elezioni politiche è arrivata prima (54 seggi) la non sorprendente coalizione “Sairun” di sadristi e comunisti. Dei secondi, storica quinta colonna controrivoluzionaria che, su diktat di Brezhnev, remava contro l’emancipazione civile e sociale e l’antimperialismo della rivoluzione del Baath, il ruolo assomiglia a quello di altri PC nel Terzo Mondo, dalla Bolivia che si vendette il Che, al Cile e all’Argentina delle profferte di collaborazione con i Gorilla. Giustamente premiate con 47 seggi, seconde, le milizie popolari scite-sunnite di “Fatah”, dirette da Hadi Al Amiri, quelle alle quali va il massimo merito della vittoria sull’Isis. Terzo , con 42 seggi, l’attuale primo ministro Al Abadi, che non a torto si è intestato la vittoria anche lui ed è uno che prova a barcamenarsi tra influenze opposte.

Moqtada al Sadr, uno Scilipoti col turbante e con gli artigli.
In vista di un’inevitabile coalizione, il pericolo per l’Iraq è il religioso Moqtada Al Sadr, una specie di Masaniello al tempo dell’invasione americana, che però molto comiziava e, diversamente da quanto gli viene attribuito, molto poco faceva sul piano della resistenza armata. Che era interamente ed eroicamente sostenuta per oltre un lustro dal Baath e dai saddamisti. Tanto che gli Usa non gli sfiorarono mai il turbante nero. A un certo punto si trasferì a Qom, in Iran, per perfezionare gli studi e diventare Ayatollah, intento in cui fallì. Fallì anche nel tentativo di farsi nominare dai protettori iraniani del nuovo Iraq loro fiduciario a Baghdad. Giustamente gli iraniani non si fidarono. Così il disinvolto manovratore di alcuni settori della Baghdad impoverita e capo di un “Esercito del Mahdi” che non ruppe mai neppure un uovo nel paniere degli occupanti, si rivolse alla controparte: nientemeno che all’estremista, insieme a Israele sbattitore di sciabole anti-Iran, Mohamed bin Salman, erede al trono saudita.

 Moqtada e Mohamed bin Salman 

Oggi, con le garanzie dategli da Riyad, vorrebbe farsi vindice di un Iraq autonomo, nazionalista, pluriconfessionale (lui fino a ieri scita oltranzista), però alleato con i secessionisti curdi del gangster Barzani e virulentemente anti-iraniano. E anti-milizie popolari di Fatah, sostenute ed armate dall’Iran. Quelli che da anni denunciano le interferenze americane e ne rivelano i legami con l’Isis, sia nella battaglia di liberazione, sia nell’attuale ondata di attentati contro civili, tesa a mantenere l’Iraq in ginocchio. Ecco che, con il “manifesto” che si esalta per il termine “comunista” inserito nella coalizione di Moqtada, risulta lampante che questo religioso dallo sguardo torvo è l’uomo dell’imperialismo e dell’offensiva colonialista israelo-saudita. Cosa ci dice la geopolitica, offuscata dal chiacchiericcio sinistro-destro sulle alchimie di regime a Baghdad? Ci dice che o l’Iraq sta con l’Iran, o la sua fenomenale vittoria sul mercenariato imperialista resterà una meteora che passa veloce nel cielo buio del Medioriente.

Caracas, Stalingrado latinoamericana.
A forza di quante volte e quanto spesso si vota in Venezuela (pare la Jugoslavia di Milosevic), per queste presidenziali ha messo il dito nell’inchiostro appena il 47%. Più stanchezza e sicurezza da sondaggi che davano Maduro in largo vantaggio, che il boicottaggio proclamato dall’opposizione del MUD. Perché, se ci fosse stata una pervasiva volontà del popolo a uscire dal chavismo e cacciare Nicola Maduro, l’occasione glie l’avrebbe data Henri Falcon. Ex-chavista di rango, l’uomo è il classico rinnegato della rivoluzione che si era illuso di sentir spirare un vento antibolivariano, perfino tra molti sostenitori fin qui resistenti alle sirene del benessere assicurato dalle stesse forze esterne ed interne che per decenni avevano tenuto il paese alla mercè di quattro vampiri petrolieri e latifondisti e delle multinazionali Usa. Ha preso il 21,1% rispetto al trionfale 68% di Maduro. Flop formidabile alla luce di quanti disagi ha dovuto sostenere negli ultimi anni il popolo. Popolo che, evidentemente, dell’emancipazione bolivariana ha saputo fare patrimonio morale e intellettuale. Sanno bene cosa succederebbe a loro e ai popoli fratelli nel caso che vincesse il disegno amerikano.

Tutti si strappano i capelli per le disastrose condizioni economiche e per il costo sociale sostenuti dalla società bolivariana, con prezzi alle stelle, inflazione siderale, carenza dell’essenziale per sanità e alimentazione. Nessuno si ricorda dei due anni di guerra civile tentata dalla reazione foraggiata dagli Usa, con le relative morti e devastazioni. Nessuno fa caso a una feroce guerra economica condotta da quanto purtroppo permane in Venezuela di potentati economici, i terratenientes non ancora espropriati, banche e soprattutto grande distribuzione non ancora nazionalizzate e che hanno accanitamente lavorato a produrre penuria, imboscamenti e contrabbando con la vicina e ostile Colombia stelle e strisce. Qualcuno si ricorda, ma con rabbia, delle unghie tagliate ai grassi compradori, delle terre e case assegnate ai poveri, dell’istruzione universale gratuita e delle decine di università e cliniche aperte in tutto il paese.

Questa guerra, di fronte al contraccolpo subito, aumenterà di intensità. Gli psicopatici dell’apocalisse concentrati a Washington hanno subito annunciato nuove sanzioni, “a castigo di elezioni fraudolente che confermano una dittatura”. Nessuno degli osservatori da 30 paesi ha visto una sola irregolarità nel sistema di voto elettronico, giudicato il più avanzato e corretto del mondo. Sconfitta e risconfitta, in piazza e nell’urna, fortunatamente l’opposizione è divisa e senza proposte credibili. Intensificherà la collaborazione con Ong, servizi segreti esteri e la ultrareazionaria Chiesa del cardinale Parolin, segretario di Stato di Bergoglio,

A prescindere dalle carenze e dagli errori del governo bolivariano, sui quali tanto intingono i loro biscotti avvelenati i vari analisti, il nodo è geopolitico. Alla resistenza del Venezuela, capofila dell’Alba e di fronte ai cedimenti di Cuba ed Ecuador e le difficoltà del Nicaragua, sono legate le sorti della Bolivia di Morales. Non solo. Quelle dei popoli di tutto il continente e del ruolo costruttivo che per molte parti vi svolgono Russia e Cina. Il ricordo dell’Operazione kissingeriana del Condor, con i suoi eccidi, le sue torture, la sua fame, è vivo.

Un Nicaragua tipo Honduras?
Nel “manifesto”, Pieranni su Cina e Nordcorea, Battiston e Giordana su Afghanistan, Yuri Colombo su Russia, Claudia Fanti su Africa, Chiara Cruciati su Egitto, curdi e Medioriente, Marina Catucci sul primato morale e politico di Hillary, condividono, con coerenza e passione, seppure inghirlandato di dirittoumanismo, il punto di vista di Soros e dei suoi mandanti al Pentagono e al Dipartimento di Stato. Nei loro vasti domini cartacei e online, a volte si inserisce il pigolìo geopoliticamente corretto di Manlio Dinucci, forte in una rubrichetta in fondo alla pagina e in fondo al giornale. E fa un certo effetto vedere come questo francobollino, insieme a quell’altro della testatina “quotidiano comunista”, affranchino un pacco che è davvero un formidabile…pacco.

Nel quale in questi giorni ci arrivano, ormai del tutto sciolti da pudori e cosmesi sinistri, le cronache di tale Gianni Berretta dal Nicaragua incasinato nella classica rivoluzione colorata. Che per Berretta colorata non è per niente, bensì una rivolta democratica contro la tirannia della coppia orteghista al potere. Siamo nel solco dei lobbisti, con stella di David e stelle e strisce, come Guido Caldiron (ora al “manifesto”) che, da Liberazione, inneggiava alle adunate colorate della destra fascista libanese mirate a togliere a Israele il disturbo di Hezbollah. E come altri affini, a seguito di rivoluzioni varie, delle rose, dei gelsomini, dei garofani. Comunque di velluto, comunque intese, riuscite o meno, a costringere quei paesi sotto il segno di quella stella di Davide, di quelle stelle e strisce. Con tanto di milioncini di Soros. Già utilizzati per l’impresa hillariana del colpo di Stato in Honduras.

Una Maidan armena
Come ultimamente in Armenia, dove il parlamento democraticamente eletto e con chiara maggioranza filorussa, si è lasciato sopraffare dalla piazza capeggiata da un tribuno, Nikol Pashinyan, che elettoralmente valeva meno del 10%, ma aveva indosso mimetiche, dollari e sorrisi Usa. Così l’Armenia, amica di Mosca, si unirà all’Azerbaijan, colonia amerikana. Quella da cui dobbiamo importare il gas del Tap per eliminare quello russo, squarciarci l’ambiente e far fare profitti ai petrolieri con la vendita del gas all’estero. Un bel carcinoma geopolitico all’interno del quadro euroasiatico. Putin si è accontentato di generiche assicurazioni di continuità. Del resto i siriani ancora aspettano il sistema anti-aereo russo S-300, mentre Israele li bombarda un giorno e l’altro pure.

In Nicaragua ci sono luci ed ombre. Le ombre sono la concentrazione di potere politico ed economico nel giro attorno a Ortega, denunciata da molti ex-protagonisti della rivoluzione sandinista. Ma in Nicaragua sono stati sottratti alla povertà, pur in un ambiente che sa più di capitalismo caritatevole che di socialdemocrazia, milioni di persone, più di qualsiasi altro paese centroamericano. Del paese gli Usa non tollerano l’indipendenza, la partecipazione all’Alba, il costante schierarsi con il campo antimperialista, i cinesi che costruiscono un secondo canale dai Caraibi al Pacifico che minaccia di ridurre i profitti che loro e il loro cliente locale traggono da quello di Panama.

Non vi ha detto, questo Berretta, con il suo reportage di stile CNN, dove il governo di Managua appare una roba più brutta di Alien, che a scendere in piazza e a provocare una assolutamente stupida ed eccessiva reazione della polizia, con decine di morti, è stato quel che c’è di borghesia nicaraguense e che gli studenti erano quelli delle università private, cattoliche dei gesuiti in testa. Un’altra Maidan. Ma della geopolitica che minaccia di far saltare un’altra posizione nel fronte antimperialista al Berretta del “manifesto” non gliene cale. O forse sì. Ma in senso contrario al nostro.