LE ‘SCHENGEN MILITAIRE’ DE LA PETITE-EUROPE CROUPION DE BRUXELLES OU COMMENT ASUJETIR ENCORE PLUS L’UE AUX USA ET A L’OTAN !

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 03 30/

LM.GEOPOL - Schengen militaire (2018 03 30) FR (2)

Il y a toujours eu une « main » américaine au-dessus de la petite-Europe croupion de Bruxelles (1). Mais la logique géoéconomique du projet européen des 25 premières années, celles des théories du grand Friedrich List sur le « Nationalisme économique » et les « grands états en voie de développement » (2), lois incontournables de la constitution des grands états continentaux, ont peu à peu bâti une puissance en devenir, de la CECA à la CEE. Et lorsque des hommes d’états émergeaient, conscient ce ce qu’est la volonté de puissance, comme de Gaulle ou (dans mesure moindre) le belge Harmel (3), relayés à l’Est par les Tito et Ceaucescu des Années 1960-80, la CEE s’éloignait de Washington.

LM.GEOPOL - Schengen militaire (2018 03 30) FR (3)

LA NEUTRALISATION DE L’EUROPE DE BRUXELLES PAR L’OTAN

Malgré l’OTAN, qui « n’est pas le bouclier de l’Europe mais son harnais » (dixit le géopoliticien Jean Thiriart). Dès le début des Années ’80, la contradiction interne fondamentale du Bloc américano-atlantiste apparaissait : le vassal principal était aussi l’ennemi géoéconomique principal des USA et la guerre commerciale USA-CEE se développait. Elle n’a depuis jamais cessé !

Le stade suivant, c’était la construction d’un Etat supranational fédéral, avec ses fonctions régaliennes : défense européenne unifiée, monnaie unique, diplomatie et politique extérieure unique. Washington a immédiatement vu le danger. Et a intrigué.

Seule la monnaie unique, Ecu puis Euro, a vu le jour (pourtant la guerre financière Dollar vs Euro, saluée par Kadhafi, montre les potentialités anti-américaines de l’Euro). Mais privée des deux autres volets – défense et diplomatie -, l’Euro est resté un projet inachevé. Le Traité de Maestricht porte le « péché originel » de la nouvelle UE : la Défense européenne débattue dans les années 1955- 85, est placée sous le parapluie de l’OTAN.

Et la PESC est une coquille atlantiste, qui servira à l’expansion de l’OTAN à l’Est après les destructions de l’URSS et des Yougoslavies (4). Un nouveau « Drang nach osten » …  Et cette expansion, avec une Europe à 28 et l’entrée des nouveaux chevaux de Troie américain (après Londres et Amsterdam, voici notamment Varsovie, Bucarest, Tallin, Vilnius et Riga), l’UE devient ingérable. Washington agitant les nostalgies géopolitiques défuntes des états de la Mittel-Europa et jouant, dixit Colin Powell sous Bush II la »nouvelle Europe » (sic) contre « la vieille Europe » des fondateurs de la CEE.

L’UE est un géant économique (les économies additionnées des 28 en font la véritable première économie mondiale) mais un nain géopolitique. Et l’Europe occidentale reste la plus grande des colonies américaines, le « second poumon » qui fait la superpuissance des USA (relire Thiriart et son antithèse US Brzezinski) …

L’UE VEUT CREER UN “SCHENGEN MILITAIRE” POUR SA DEFENSE

Revoici l’OTAN, celle de Trump et de ses généraux, qui entend à nouveau phagocyter les capacités de défense des pays de l’UE. Le prétexte (comme en Afrique) est encore et toujours la « lutte au terrorisme ». « Si la lutte antiterroriste a failli, c’est parce qu’elle est trop dispersée » fait dire aux marionnettes de Bruxelles le marionnettiste-ventrilogue de Washington !

En toile de fond, évidemment, encore et toujours, le « containment » de Moscou. Et on saisit la concomitance entre la russophobie hystérique russophobe de l’Affaire Skripal et le nouveau projet made in NATO du « Schengen militaire » (5)…

La Commission européenne a présenté ce mercredi un plan d’actions plurielles pour créer un “Schengen militaire” afin de « faciliter les transports de troupes et de matériel au sein de l’Union européenne, actuellement freinés par une multitude de formalités administratives et un manque d’infrastructures ». Le plan d’actions consulté mardi par l’AFP prévoit notamment « d’identifier les besoins pour les transports militaires et de recenser les infrastructures utilisables ». En un mot militariser sans contrôle préalable touit l’Espace ouest-européen jusqu’aux frontières russes !

« Ces propositions ont une dimension pratique, mais leur finalité est évidente au moment où les tensions s’exacerbent avec la Russie », a expliqué toute honte bue un diplomate européen. « On ne peut plus dire qu’un conflit en Europe est impossible », estiment en privé de nombreux responsables « européens » (sic). « Nous avons besoin d’un espace Schengen militaire. Les Russes ont une totale liberté de mouvement au sein de leur territoire. Nous devons pouvoir nous déplacer aussi rapidement, sinon plus vite, pour masser des forces contre un potentiel ennemi afin d’être dissuasifs », a soutenu récemment le général américain Ben Hodges, ancien commandant des forces américaines en Europe. Car c’est bien le Pentagone qui est aux commandes du projet.

Alors que les 26 pays membres de l’Espace Schengen (cettains hors UE, soi-disant « neutres » comme la Suisse) ont supprimé les contrôles à leurs frontières intérieures, « nous avons besoin de la même liberté de mouvement au sein de l’UE qu’un routier acheminant un chargement de pommes de Pologne en France » (resic), a-t-il expliqué.

LE POISSON-PILOTE BALTE :

UN « MINI-SCHENGEN MILITAIRE » …

Les russophobes Etats baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie), aux mains des Américains (compter leurs dirigeants issus de l’émigration balte aux USA et en Grande-Bretagne à double nationalité) ont déjà constitué entre eux un « mini-Schengen militaire », souligne Elisabeth Braw, analyste de l’Atlantic Council, un centre de réflexion spécialisé dans les relations internationales (le même Think-Tank qui pilote l’opposant Katumbi en RD Congo). « L’attitude de la Russie impose de se concentrer à nouveau sur la défense du territoire (resic). Mais nous pouvons avoir tous les équipements possibles, si nous ne pouvons pas les acheminer là où il faut pour qu’ils soient efficaces, alors c’est absolument inutile », souligne Elisabeth Braw.

Or l’Union européenne est loin du compte. « En cas de conflit, nous n’aurions aujourd’hui pas le temps de localiser les itinéraires praticables ni d’accomplir les procédures bureaucratiques pour déplacer un blindé des Pays-Bas jusqu’en Estonie », a déploré en privé un haut responsable européen.

« Bureaucratie tatillonne, législations contraignantes pour le transit d’explosifs et de matières dangereuses, absence d’infrastructures routières ou ferroviaires adaptés aux besoins militaires, les obstacles sont nombreux au sein de l’Union pour permettre des mouvements de troupes rapides », disent encore les experts de l’OTAN. « Il faut s’assurer que les infrastructures nécessaires existent, que les tunnels sont praticables, que les routes ont une largeur suffisante, que les ponts peuvent supporter le poids des matériels transportés”, a expliqué un diplomate.

AU CŒUR DU PROJET ATLANTISTE DE TRUMP (FAIRE PAYER PLUS LES EUROPEENS) : LES « CORRIDORS TRANSNATIONAUX MILITAIRES »

« L’Union européenne peut aider en faisant réaliser les infrastructures là où elles sont nécessaires », notamment dans les pays d’Europe de l’Est, a souligné un responsable militaire. L’UE a prévu des co-financements pour une dizaine de « corridors transnationaux ». Mais la décision de les réaliser, de même que leur utilisation à des fins militaires, relèvent de la souveraineté des Etats membres.

On est là au cœur du projet de reéforme de l’Alliance atlantique de Trump : faire payer plus aux vassaux de Washington le financement de leuir outil de vassalisation, l’OTAN ! Seuls les analystes à courte vue et les imbéciles (ce sont parfois les mêmes » ont cru à la volonté de Trump de délaisser l’OTAN et l’Europe. Moi j’avais lu son programme, celui de ses réseaux militaires, et j’annonçais la coulerur dès décembre 2016 (6)!

* Voir aussi sur PCN-TV/

LUC MICHEL: TRUMP RELANCE LE MILITARISME US

sur https://vimeo.com/195383189

COMMENT CE “SCHENGEN MILITAIRE” A NAITRE N’EST PAS CE QUE LES EUROPEENS CROIENT ?

D’un côté Trump n’aime pas l’Otan puisqu’elle, dit-il, « pèse bien lourd sur la caisse de l’État UE ». De l’autre, ce même M. Trump est bien loin de renoncer à sa participation au sein de cette structure qui sert de moyen de domination américaine sur le continent (relire ici aussi Thiriart et Brzezinski). Pourquoi ?

Le 28 mars 2018, la Commission européenne a présenté un plan censé mettre sur pied ce qu’elle qualifie de « Schengen militaire ». Contrairement à ce que laisse entendre la référence aux accords de libre-circulation de Schengen, le « Schengen militaire » n’est donc pas un projet européen car il découle entièrement de la volonté de l’Otan.

Selon le site de la Commission européenne, ce « Schengen militaire », contrairement à ce que laisse entendre son nom, vise non pas à autoriser les armées des États membres de l’UE à circuler sans formalités sur le territoire de l’Union, mais à accorder ce privilège « à toutes les armées de l’OTAN ». Or, au nombre de ces armées, figure l’armée américaine. C’est sans doute en ce sens que le projet en question accorde une importance de premier ordre aux ports et aéroports et aux voies routières sur le vieux continent.

UN PROJET PORTEUR DE MENACES DE GUERRE MAIS AUSSI DE REPRESSION CONTRE LES PEUPLES EUROPEENS

Dans quels circonstances ce projet pourrait-il s’activer ?

Selon des documents internes de l’Alliance cités, ce « Schengen militaire » pourrait aussi bien « être mis en œuvre en cas de guerre contre la Russie », « qu’en cas de soulèvement populaire dans un des États membres de l’Otan. Cette effrayante perspective signifie qu’en cas de révolte et soulèvement de grande envergure », l’armée US pourrait donc débarquer en Europe et réprimer les manifestants.

Pour la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, « l’OTAN est derrière l’expulsion des diplomates russes des pays européens », une mesure « dont l’objectif est d’affaiblir la Russie ». Autrement, le projet de ce « Schengen militaire » facilite la tache à l’armée américaine dans un face-à-face militaire avec la Russie. « L’affaire Skripal donne déjà un aperçu de ce qui pourrait être la nature et l’ampleur d’une telle confrontation ».

25 des 28 États membres sont priés « d’établir d’ailleurs une carte de leurs voies de communication et de préciser les travaux nécessaires sur leurs routes, tunnels et ponts, pour les rendre praticables aux armées de l’Otan ». Ils devront aussi « s’entendre sur les dispenses nécessaires aux lois et règlements en vigueur, interdisant le transport d’armes et matériels militaires sur leur territoire ».

En somme, la présence militaire US dépassera largement les seules bases militaires que les États-Unis détiennent en Europe. Les routes et les artères du vieux continent seront, une fois accord conclu, le théâtre de déplacement des GI’s et des marines US !

En d autres termes aussi … s’il y a une guerre contre les russes, elle ne se passera pas aux USA mais en Europe. Ce sera le champ de bataille des USA. Ce sera comme durant la deuxième guerre mondiale …

NOTES :

(1) L’Europe ne se limite pas à l’Union européenne ! Ni même aux états qui lui sont maintenant associés, comme la Moldavie ou la Serbie. La Russie, qui a retrouvé son indépendance avec Vladimir Poutine est aussi l’Europe ! Une SECONDE EUROPE, une AUTRE EUROPE eurasiatique se dresse désormais à Moscou face à l’Europe atlantiste de Bruxelles.

Cfr. Luc MICHEL, EODE THINK TANK/ GEOPOLITIQUE / THESES SUR LA « SECONDE EUROPE » UNIFIEE PAR MOSCOU,

sur http://www.eode.org/eode-think-tank-geopolitique-theses-sur-la-seconde-europe-unifiee-par-moscou/

(2) Friedrich List (1789-1846), est un économiste allemand, ayant aussi vécu aux USA. Critique d’Adam Smith, il était partisan et théoricien du « protectionnisme éducateur » ainsi que du Zollverein, l’union douanière allemande. Le protectionnisme extérieur, lié à la disparition des frontières douanières intérieures,  devant être la phase initiale du développement industriel des nations. Il est le père du « Nationalisme économique » et a inspiré l’unification des USA (clôturée par la Guerre de Sécession), l’unification du IieReich allemand (Bismark) et le projet initial de laCECA-CEE.

Cfr. Luc MICHEL (dir.3), n° spécial de la Revue CONSCIENCE EUROPEENNE, « La guerre économique Europe-USA », n° 19, août 1987 Charleroi et Bruxelles).

(3) On se souviendra de la « Doctrine Harmel », le premier ministre belge de 1965, puis minstre des affaires étrangères de 1966 à 1973. Dont le « Rapport Harmel » rédigé en 1967 continue d’inspirer la « posture » des dirigeants de l’UE qui veulent une entente avec Moscou. Il élabore notamment ce qui restera comme « la doctrine Harmel ». « Il propose, en 1967, de sortir de la logique du monde bipolaire, divisé entre Américains et Soviétiques, afin de favoriser la détente. Il appelle l’Europe à prendre son sort en main (…) On estime généralement que la visite du chancelier allemand Willy Brandt à Varsovie, en 1970, mais aussi la signature des accords d’Helsinki, en 1975, furent les fruits de cette doctrine ». Des analystes diront que Jean Thiriart, le géopoliticien de la Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik (5), était le « poisson-pilote ». Lui qui avait rencontré Ceaucescu et Chou En Lai à Bucarest en 1967, puis les dirigeants est-allemands à Leipzig …

Sur la Doctrine Harmel, au cœur de la Diplomatie parallèle des Années ‘60, un de ses biographes dira : « Pour ce qui est des réactions à l’Est, il convient d’être nuancé. Certes les autorités (soviétiques) portent publiquement le document en dérision en disant qu’il masque la politique «agressive» de l’Otan. En avril 1967, Leonid Brejnev qualifie l’exercice Harmel d’effort «pour sauver la «sainte Alliance» (sic) (…) à peu de frais». Mais des diplomates de l’ambassade soviétique à Washington sont venus s’enquérir «off the record» auprès du Département d’État du contenu du plan dès le début du mois de décembre 1967. De même, à la veille de l’adoption du rapport par le Conseil, l’ambassadeur de Pologne en poste à Washington est venu en personne demander des précisions au Département d’Etat, tout en précisant que Rapacki, le ministre polonais des Affaires étrangères (Ndla : qui propsa aussi un « plan Rapacki »), avait discuté récemment avec Harmel de la question et que les Polonais marquaient un grand intérêt à ses idées. On verra que des dirigeants de l’Est auront l’occasion de dire eux-mêmes à Harmel ce qu’ils pensent du document. (…).

Il reste que le rapport Harmel a mis en avant le concept de détente à côté de celui de défense, qui était déjà un but de l’Otan. Il reprenait à la fois l’idée de «construire des ponts» entre l’Est et l’Ouest (…) le concept gaulliste de «détente-coopération-entente», et le schéma de Brandt d’ «European order of peace», sans compter l’Appel de Bucarest de juillet 1966 préconisant la coexistence pacifique. Au-delà, alors que les frontières non naturelles de l’Europe étaient marquées par la division de l’Allemagne, ce document stipulait bien qu’il n’y avait pas de solution générale dans les rapports Est-Ouest sans accord sur l’Allemagne. »

(4) Le partenariat oriental est une politique de l’Union européenne (UE) visant à conclure des accords avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine et la Biélorussie, inauguré à Prague le 7 mai 2009.

Sur la “politique orientale” et le “partenariat oriental” de l’UE :

Voir Luc MICHEL, “The prospects of the Eastern partnership”,

Conférence de Luc MICHEL :

(PART.1) sur http://www.dailymotion.com/video/xjjkaz

(PART.2) sur http://www.dailymotion.com/video/xjjlfo

(PART.3 Conclusion) sur http://www.dailymotion.com/video/xjjmbi

Voir aussi la Page spéciale de EODE :

MINSK : International Conference “The Prospects of the Eastern Partnership”

sur https://www.facebook.com/EODE.Minsk.Conference.2011.easternpartnership/

(5) Skripal : “Une provocation des services de renseignement britanniques”, affirme l’ambassadeur russe au Royaume-Uni !

« L’affaire Skripal est une provocation des services de renseignement britanniques, visant à garder la Russie sous contrôle », a affirmé dimanche l’ambassadeur russe au Royaume-Uni, Alexander Yakovenko, sur la chaîne de télévision russe NTV TV. « Il y a quelques années, la Grande-Bretagne réfléchissait activement à son rôle au sein de l’alliance occidentale. A cette époque, en 2015, lorsque le concept de sécurité nationale a été introduit et confirmé par Theresa May, les Britanniques ont pris le leadership dans ledit contrôle de la Russie », a-t-il ajouté. Selon l’ambassadeur, une « forte provocation était nécessaire afin de maintenir le contrôle et aussi le soutien de la population et du gouvernement ». « Une telle provocation a très probablement été mise en place par les Britanniques pour accuser la Russie » …

(6) Lire mon analyse de fin 2016 pour EODE THINK TANK :

LA PRÉSIDENCE TRUMP : VERS UN NOUVEAU STADE DE L’IMPÉRIALISME AMÉRICAIN …

sur http://www.eode.org/eode-think-tank-la-presidence-trump-vers-un-nouveau-stade-de-limperialisme-americain/

(Sources : AFP – AP – Site de la Commission européenne – MAE russe – EODE Think-Tank)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

(Vu de Moscou et Malabo) :

PAGE SPECIALE Luc MICHEL’s Geopolitical Daily

https://www.facebook.com/LucMICHELgeopoliticalDaily/

________________

* Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ) :

WEBSITE http://www.lucmichel.net/

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* EODE :

EODE-TV https://vimeo.com/eodetv

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