LA REALITE GEOPOLITIQUE AU COEUR DE L’UNIFICATION DE L’EURASIE : VERTEBREE PAR L’AXE MOSCOU-PEKIN, AVEC LA RUSSIE COMME PIVOT …

 

(SOMMET BIENNAL ‘BELT AND ROAD’ A BEIJING CES 26-27 AVRIL – III)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2019 04 29/
LM.GEOPOL - Pékin sommet obor III (2019 04 29) FR (2)

” J’affirme la primauté de la Géopolitique, « science du XXIe siècle » … La Géopolitique, je le dis, et c’est une affirmation personnelle, est la science majeure du XXIe siècle. Au XIXe siècle, la science majeure était l’Economie politique. L’Economie politique de Marx. L’Economie politique de Friedrich List qui est le père du Nationalisme économique. La science également d’Adam Smith, le père du libéralisme. A l’époque, l’Economie politique expliquait le monde. Aujourd’hui, et vous pouvez faire le tour des laboratoires idéologiques, il n’y a que la Géopolitique qui explique le monde. Mais il faut que cela soit une Géopolitique scientifique. Il faut que cela soit une Géopolitique pragmatique. Actuellement, la Géopolitique est passée du statut de science maudite en 1945, en un ornement pédant du discours de la plupart des commentateurs politiques”

– Luc MICHEL (Addis-Abeba, février 2019).

“Qui contrôle l’Europe de l’Est contrôle le Heartland,

qui contrôle le Heartland contrôle l’île monde,

qui contrôle l’île monde contrôle le monde”

– Amiral Harold Mackinder (1919).

Derrière les “Nouvelles routes de la Soie”, il y a une réalité et une histoire de la Géopolitique. Ce qui s’esquisse à Pékin, et aussi avant Xi à Moscou, a des bases qui sont au coeur même de la Théorie géopolitique. Pour le comprendre il ne faut pas lire les analystes occidentaux, muets d’effroi sur le processus géoéconomique et géopolitique en cours à l’Est. Mais il faut faire un détour non pas par Pékin ma     is par Londres et surtout Washington …

LM.GEOPOL - Pékin sommet obor III (2019 04 29) FR (4)

* Voir la partie I de mon analyse

NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE :

SOMMET BIENNAL ‘BELT AND ROAD’ A BEIJING CES 26-27 AVRIL SUR FOND DE PUISSANCE MARITIME CHINOISE

sur http://www.eode.org/luc-michels-geopolitical-daily-nouvelles-routes-de-la-soie-sommet-biennal-belt-and-road-a-beijing-ces-26-27-avril-sur-fond-de-puissance-maritime-chinoise/

* Voir la partie II de mon analyse

LA ‘NOUVELLE CARTE DU MONDE’ QUI SE DESSINE A PEKIN ET A MOSCOU (SOMMET BIENNAL ‘BELT AND ROAD’ A BEIJING CES 26-27 AVRIL – II)

sur http://www.eode.org/luc-michels-geopolitical-daily-la-nouvelle-carte-du-monde-qui-se-dessine-a-pekin-et-a-moscou-sommet-biennal-belt-and-road-a-beijing-ces-26-27-avril-ii/

L’AXE MOSCOU-PEKIN EN ACTION

Les médias occidentaux sont bien silencieux sur la réalité géopolitique qui se dresse en arrière-plan du grand projet géoéconomique des “Nouvelles routes de la soie” (en anglais “One Road One Belt”, acronyme OBOR) : l’unification géoéconomique annonce l’unification géopolitique – suivant les théories du grand Friedrich List (1) : celle-ci sera vertébrée par l’Axe Moscou-Pékin et aura pour pivot géopolitique la Russie.

Le Bloc continental eurasiatique  – issu des travaux théoriques des géopoliticiens Hausofer, Thiriart, von Lohausen (voir la Partie II de mon analyse) – est un outil de puissance géopolitique et géoéconomique, décliné dans deux projets connexes :

* les “Nouvelles routes de la soie” de Xi Jinping, esquissé depuis 2013;

* et celui qui l’a précédé, esquissé théoriquement depuis 1982 (2) (3) et pratiquement depuis 2006 (4), l’Espace eurasiatique “de Vladivostok à Lisbonne” de Poutine et Lavrov (qui ébauche un « monde bipolaire dans lequel la Russie affronte les États-Unis en élargissant son propre domaine d’influence politique et de pouvoir. De l’Atlantique vers le Pacifique, dans le cadre d’une nouvelle entité politique – L’Eurasie »).

RETOUR A MACKINDER – MAHAN – SPYKMAN – BRZEZINSKI ET AU VIEIL ENNEMI CONTINENTAL DE LA GEOPOLITIQUE MARTIME ANGLO-SAXONNE : « LA TERRE CONTRE LA MER »

Le silence, qui dissimule un grand effroi, des analystes occidentaux est du au fait, aveuglant pour celui qui pense en termes de puissance géopolitique, que cette unification de l’Eurasie ramène au premier plan le vieil ennemi continental de la Géopolitique maritime anglo-saxonne, celui dont les travaux théoriques des Mackinder, Mahan, Sypkman et Brzezinski visaient précisément à empêcher l’émergence. Et contre lequel les USA sont entrés à deux reprises, en 1917 et 1941, en guerre mondiale.

La Russie est incontestablement le pivot géopolitique de l’Eurasie unifiée. Elle est précisément cette “heartland”, ce “coeur du monde” dont parlait Mackinder ! Et l’Eurasie unifiée est cette “world island”, cette “île monde” qui assurera la défaite finale des thalassocraties anglo-saxonnes …

GEOPOLITIQUE ANGLO-SAXONNE (I):

LES THESES GEOPOLITIQUES DU BRITANNIQUE MACKINDER

La géopolitique, science née à la fois aux USA, en Allemagne et en France à la fin du XIXeme siècle, doit beaucoup aux concepts de MACKINDER et de SPYKMAN.

L’amiral britannique H.J. MACKINDER (1861-1947), qui fut professeur de géographie à Oxford puis à la London School of Economics and Political Science, est le fondateur de la géopolitique classique, celle qui oppose la terre et la mer. Il est connu notamment pour être l’auteur de la théorie selon laquelle il existerait au début du XXème siècle un « pivot géographique du monde », le coeur du monde (heartland) protégé par des obstacles naturels (le croissant intérieur, inner crescent, composé de la Sibérie, du désert de Gobi, du Tibet, de l’Himalaya) et entouré par les océans et les terres littorales (coastlands).

Ce coeur du monde, c’est la Russie, la Russie Etat-continent qui est inaccessible à la puissance maritime qu’est la Grande-Bretagne. C’est pourquoi le « coeur du monde » doit être encerclé par les alliés terrestres de la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne doit contrôler les mers mais également les « terres littorales » qui encerclent la Russie, c’est à dire l’Europe de l’Ouest, le Moyen-Orient, l’Asie du sud et de l’est. La Grande-Bretagne elle-même, avec les Etats-Unis et le Japon, constituent le dernier cercle qui entoure le coeur du monde. Selon MACKINDER ce qu’il faut absolument éviter c’est l’union de la Russie et de l’Allemagne, un concept que le géopoliticien belge Jean THIRIART modernisera en « Empire euro-soviétique » (3), la constitution de ce que MACKINDER appelle l’île mondiale (world island), un puissant Etat ayant d’immenses ressources et de vastes étendues terrestres, ce qui permettrait à la fois d’avoir de grandes capacités territoriales de défense et de construire une flotte qui mettrait en péril l’Empire britannique.

GEOPOLITIQUE ANGLO-SAXONNE (II):

LES THESES GEOPOLITIQUES DES AMERICAINS MAHAN ET SPYKMAN

Dès la fin du XIXeme siècle, l’école géopolitique américaine, dont les têtes de file sont MAHAN et SPYKMAN, entendra substituer les Etats-Unis à la Grande-Bretagne en tant que puissance maritime hégémonique.

Disciple critique de MAHAN, Nicholas J. SPYKMAN est son continuateur en même temps que le continuateur partiel et dissident de MACKINDER. Comme le britannique MACKINDER, N.J. SPYKMAN pense que le monde a un pivot. Mais ce pivot du monde n’est pas le heartland de MACKINDER, la Russie. Le pivot du monde est composé des terres littorales (les coastlands de MACKINDER) qu’il appelle le bord des terres, l’anneau des terres (rimland), ces terres constituant un anneau tampon entre le coeur, qui est soit la Russie soit l’Allemagne, et la puissance maritime britannique. Ces Etats tampons furent, par exemple, la Perse et l’Afghanistan utilisés par l’Angleterre contre la Russie entre le XIXème et le XXème siècle, comme la France fut utilisée contre l’Allemagne entre la deuxième moitié du XIXème siècle et la deuxième guerre mondiale.

Après la victoire sur l’Allemagne – SPYKMAN écrit avant 1943 – il faut donc contrôler ces Etats tampons qui constituent le « rimland », le pivot, si l’on veut contrôler le coeur du monde. Cette nécessité conduira à la mise en place d’une politique d’endiguement (containment) de la Russie soviétique, l’Europe de l’Ouest et la Turquie servant d’Etats tampons pour les Etats-Unis.

GEOPOLITIQUE ANGLO-SAXONNE (III):

LES THEORICIENS DE LA DOMINATION MONDIALE AMERICAINE

Le premier grand théoricien de cette vision impérialiste qui vise à la domination mondiale est l’amiral Alfred T. MAHAN, dont le livre principal « THE INFLUENCE OF SEA POWER UPON HISTORY » est publié à Boston en 1890. Alfred T. MAHAN (1840-1914) a construit une géopolitique destinée à justifier l’expansionnisme mondial des Etats-Unis à une époque où le monde est encore dominé par la Grande-Bretagne, un expansionnisme qui doit se fonder sur la puissance maritime (« sea power »). MAHAN est convaincu que les Etats-Unis, puissance industrielle contrôlant les Amériques, peuvent, en imitant la stratégie maritime qui fut celle de l’Angleterre à partir du XVIème siècle, obtenir la domination mondiale grâce à la maîtrise des mers. Il leur faut pour cela non seulement des bases, des ports, mais surtout des bâtiments, des navires, qui soient en permanence capables d’intervenir partout dans le monde, et donc constamment opérationnels. Donc, en 1897, MAHAN préconise la politique stratégique suivante : il faut s’allier à la Grande-Bretagne pour contrôler les mers, il faut maintenir l’Allemagne sur le continent européen et s’opposer à son développement maritime et colonial, il faut associer les américains et les européens pour combattre les ambitions des asiatiques et en particulier surveiller de près le développement du Japon.

Tous les grands thèmes de la politique américaine du Siècle naissant sont déjà présents : stratégie planétaire, intervention en Europe, isolement de la puissance continentale (alors l’Allemagne). MAHAN donne un corps idéologique à la vision américaine d’une mission prédestinée des USA dans le monde : la « manifest destiny ».

Son oeuvre est continuée par Nicholas J. SPYKMAN (1893-1943), qui développe la notion de « containment », consistant à organiser un système d’états-tampons destiné à briser la puissance russe. Après la victoire sur l’Allemagne il faut donc contrôler ces Etats tampons qui constituent le « rimland », le pivot (une notion de géopolitique), si l’on veut contrôler le coeur du monde. Cette nécessité conduira à la mise en place d’une politique d’endiguement (containment) de par la constitution de l’Alliance atlantique dominée par les Etats-Unis, face au Pacte de Varsovie, dominé par la Russie soviétique. Notez que tout cela est pensé en 1941 et 42 – SPYKMAN meurt en 1943 – c’est-à-dire au moment même ou l’URSS fait face aux armées nazies.

Le discipline de SPYKMAN est Georges F. KENNAN, le principal théoricien américain de la guerre froide, auteur de « THE SOURCES OF SOVIET CONDUCT ».

Le plus brutal théoricien de l’impérialisme américain est James BURNHAM. Moins connu en dehors des spécialistes des sciences politiques (c’est le père des néo-machiavéliens américains), c’est un ancien trotskyste reconverti dans le néoconservatisme. Il fonde notamment la « NATIONAL REVIEW ». En 1945, il publie un livre fondamental mais passé inaperçu en Europe dont le titre anglais est « THE STRUGGLE FOR THE WORLD ». Le titre de l’édition française (1947) est lui plus explicite encore : c’est « POUR LA DOMINATION MONDIALE ». BURNHAM y donne les conditions de la puissance destinée à assurer la domination planétaire des Etats-Unis.

GEOPOLITIQUE ANGLO-SAXONNE (IV):

BRZEZINSKI ET LES CONDITIONS DU LEADERSHIP AMERICAIN AU XXIe SIECLE

En 1991 commence une nouvelle ère pour les relations internationales. La situation mondiale est en effet totalement changée. L’URSS, le principal challenger de Washington, qui fut aussi, il faut le dire, longtemps son meilleur complice, a disparu, vaincue par la compétition économique et la course aux armements qu’elle s’était laissée imposées par Washington. En l’espace de quelques mois, la puissance américaine est devenue l’unique superpuissance mondiale et tente partout d’imposer son « Nouvel Ordre Mondial » (NOM) avec son cortège de guerres et d’inégalités.

Les théoriciens de l’impérialisme américain défendent à ce sujet la thèse du hasard. Les Etats-Unis se seraient trouvés dans leur position centrale et omnipotente par l’effet d’une série de conjonctions heureuses. Mais en rien la politique planétaire des USA ne serait responsable de cette situation d’hégémonie, résultant d’une divine surprise. Cette thèse est totalement fausse et contredite par toute étude historique sérieuse.L’impérialisme américain est planifié, pensé, théorisé depuis plus d’un siècle et demi. Et la victoire incontestable de 1991 est l’aboutissement d’une politique impérialiste conçue dès la fin du XIXeme siècle.

Pour maintenir leur leadership – l’obsession du “nouveau siècle américain” est omniprésente chez les géopoliticiens américains -, qui n’est rien d’autre que « la domination mondiale » annoncée par James BURNHAM (le grand-père des néoconservateurs américains) dès 1943, les USA doivent avant tout maîtriser le « grand échiquier » que représente l’Eurasie, où se joue l’avenir du monde. Cette maîtrise repose sur la sujétion de l’Europe occidentale, étroitement liée aux USA dans un ensemble politico-économique occidental, la « communauté atlantique » cadenassée par l’OTAN. THIRIART parlait de l’OTAN non comme d’un bouclier mais « d’un harnais » pour l’Europe.

Elle repose aussi sur l’isolement de la Russie qu’il faut affaiblir irrémédiablement et démembrer.

Le danger mortel pour les USA, puissance extra-européenne à l’origine de par sa situation même, serait d’être expulsée d’Europe occidentale, sa tête de pont en Europe. Dans cet objectif, tout rapprochement de l’Europe et de la Russie, ou de l’Axe Moscou-Pékin aujourd’hui, toute union eurasienne, sans même parler de fusion comme l’évoquait THIRIART, doit être empêchée par tous les moyens.

Zbigniew BRZEZINSKI écrit : « L’Europe est la tête de pont géostratégique fondamentale de l’Amérique. Pour l’Amérique, les enjeux géostratégiques sur le continent eurasien sont énormes. Plus précieuse encore que la relation avec l’archipel japonais, l’Alliance atlantique lui permet d’exercer une influence politique et d’avoir un poids militaire directement sur le continent. Au point où nous en sommes des relations américano-européennes, les nations européennes alliées dépendent des Etats-Unis pour leur sécurité. Si l’Europe s’élargissait, cela accroîtrait automatiquement l’influence directe des Etats-Unis. A l’inverse, si les liens transatlantiques se distendaient, c’en serait finit de la primauté de l’Amérique en Eurasie. »

ET AUJOURD’HUI ?

“La politique d’endiguement de la Russie, qui a continué au XVIIIe, au XIXe et au XXe siècle, se poursuit aujourd’hui. On essaie toujours de nous repousser dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la défendons, parce que nous appelons les choses par leur nom ne jouons pas aux hypocrites. Mais il y a des limites. Et en ce qui concerne l’Ukraine nos partenaires occidentaux ont franchi la ligne jaune. Ils se sont comportés de manière grossière, irresponsable et non professionnelle”, affirme Vladimir Poutine (adresse à la Fédération de Russie, 18 mars 2014) …

On comprend mieux pourquoi Poutine et Lavrov parlent de l’Eurasie de “Vladivostok à Lisbonne”. Ou pourquoi Xi Jinping fait aboutir ses “Nouvelles routes de la soie” à Birmingham, Hambourg, Nantes, Lisbonne ou Trieste, et courtise les présidents suisse et portuguais !

NOTES ET RENVOIS

(1) A Moscou et à Pékin, on a visiblement lu et médité l’économiste Friedrich List (le père du Nationalisme économique) et ses lois économiques des états en voie de développement (qui ont si bien réussi au XIXe siècle aux USA et en Allemagne et après 1945 à la CECA-CEE-UE) …

Friedrich List (1789-1846), est un économiste allemand, ayant aussi vécu aux USA. Critique d’Adam Smith, il était partisan et théoricien du « protectionnisme éducateur » ainsi que du Zollverein, l’union douanière allemande. Le protectionnisme extérieur, lié à la disparition des frontières douanières intérieures,  devant être la phase initiale du développement industriel des nations. Il est le père du « Nationalisme économique » et a inspiré l’unification des USA (clôturée par la Guerre de Sécession), l’unification du IieReich allemand (Bismark) et le projet initial de la CECA-CEE.

Cfr. Luc MICHEL (dir.), n° spécial de la Revue CONSCIENCE EUROPEENNE, « La guerre économique Europe-USA », n° 19, août 1987 Charleroi et Bruxelles).

(2) Cfr. deux articles de la Série ‘PCN-NCP TIMELINE’ qui explique la genèse de la renaissance de l’idée eurasiste :

* PCN-TIMELINE / IDEOLOGIE / 1984 : LE PCN REINVENTE L’‘EURASISME’ MODERNE

sur http://www.lucmichel.net/2014/05/30/pcn-timeline-ideologie-1984-le-pcn-reinvente-leurasisme-moderne/

* PCN-SPO / L’EURASIE EST UNE IDEE EN MARCHE. MAIS QUI PARLAIT DE L’EURASIE ET DE L’EURASISME IL Y A 30 ANS ?

sur http://www.lucmichel.net/2014/05/31/pcn-spo-leurasie-est-une-idee-en-marche-mais-qui-parlait-de-leurasie-et-de-leurasisme-il-y-a-30-ans/

* Et : Luc MICHEL, « PCN … européen jusqu’à Vladivostok », interview au quotidien socialiste “LE PEUPLE”, Charleroi, 14 et 15 septembre 1985.

Voir aussi sur EODE-TV & AFRIQUE MEDIA/

LE GRAND JEU (Saison I-3). AU CŒUR DE LA GEOPOLITIQUE MONDIALE:

POUTINE A VALDAI DECRYPTE

sur https://vimeo.com/111845727

(3) Au début des Années 80, THIRIART fonde avec José QUADRADO COSTA et moi-même l’Ecole de géopolitique « euro-soviétique » où nous prônions une unification continentale de Vladivostok à Reykjavik sur le thème de « l’Empire euro-soviétique » et sur base de critères géopolitiques. Mes « Thèses sur la Seconde Europe » sont la continuation, actualisée, de nos positions géopolitiques des Années ’80.

Cfr. sur LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

GEOIDEOLOGIE. AUX ORIGINES DU NEOEURASISME (II) : L’ECOLE EURO-SOVIETIQUE DE GEOPOLITIQUE (1982-1991)

sur http://www.lucmichel.net/2018/04/03/luc-michels-geopolitical-daily-geoideologie-aux-origines-du-neoeurasisme-ii-lecole-euro-sovietique-de-geopolitique-1982-1991/

(4) Cfr. Luc MICHEL, EODE THINK TANK/ GEOPOLITIQUE / THESES SUR LA « SECONDE EUROPE » UNIFIEE PAR MOSCOU (1ère version en déc. 2006)

sur http://www.eode.org/eode-think-tank-geopolitique-theses-sur-la-seconde-europe-unifiee-par-moscou/

# LE DOSSIER DES ANALYSES DE REFERENCE SUR

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY

* TERRE ET MER AU XXIe SIÈCLE (I) :

AU CŒUR DE LA CONFRONTATION GEOPOLITIQUE FONDAMENTALE

sur http://www.lucmichel.net/2018/09/21/luc-michels-geopolitical-daily-terre-et-mer-au-xxie-siecle-i-au-coeur-de-la-confrontation-geopolitique-fondamentale/

* TERRE ET MER AU XXIe SIÈCLE (II) :

COMMENT LES FONDEMENTS DE LA GEOPOLITIQUE, SCIENCE DU XXIe SIECLE, VONT DETERMINER LES CENTS PROCHAINES ANNEES

sur http://www.lucmichel.net/2018/09/22/luc-michels-geopolitical-daily-terre-et-mer-au-xxie-siecle-ii-comment-les-fondements-de-la-geopolitique-science-du-xxie-siecle-vont-determiner-les-cents-prochaines-annees/

COMMENTAIRES:

CARTHAGE IMPLANTATION COLONIALE SUR LE SOL AFRICAIN

(TERRE ET MER AU XXIe SIÈCLE III)

sur http://www.lucmichel.net/2018/09/24/luc-michels-geopolitical-daily-commentaires-carthage-implantation-coloniale-sur-le-sol-africain-terre-et-mer-au-xxie-siecle-iii/

COMMENTAIRES:

LE MYTHE ROMAIN DANS LE SOFT POWER CHINOIS. OU COMMENT LE CINEMA CHINOIS FAIT LA PROMOTION DES ‘NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE’

(TERRE ET MER AU XXIe SIÈCLE IV)

sur http://www.palestine-solidarite.org/analyses.luc_michel.260918.htm

TERRE ET MER AU XXIe SIÈCLE (V) :

L’AFRIQUE DANS LA GEOPOLITIQUE MONDIALE. RESTER OBJET OU REDEVENIR ACTEUR DE L’HISTOIRE

sur http://www.lucmichel.net/2018/10/09/luc-michels-geopolitical-daily-terre-et-mer-au-xxie-siecle-v-lafrique-dans-la-geopolitique-mondiale-rester-objet-ou-redevenir-acteur-de-lhistoire/

(Sources : PCN-Info – Le Quotidien du Peuple – EODE Think Tank)

Cartes :

Notez la 4e carte, qui prend en compte le mouvement d’émancipation de l’Afrique. Mackinder arrêtait l’île monde à la zone des déserts sahariens (encore aujourd’hui les géostratèges américains place leur frontière sur le Sahel). Ici l’Afrique est devenue le “Southern Hearland” et comme je l’annonce avec mon “Axe Eurasie-Afrique”, l’unification de l’Afroeurasie est vraiment l’île-monde (ce qu’annonce le projet des “Nouvelles routes de la Soie” de Xi avec son volet africain …

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

(Vu de Moscou et Malabo) :

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