APRES LA GUINEE EQUATORIALE, LE CONGO ? TENTATIVE DE PUTSCH ET D’ASSASSINAT CONTRE LE PRESIDENT SASSOU NGUESSO !

 

PANAFRICOM/ 2018 01 16/

1111 copie

Les procès en sorcellerie de l’inquisition française (dits des « Biens mal acquis ») ne suffisant pas ou plus, voici le retour aux bonnes vieilles méthodes des Réseaux Focard et de la Françafrique : assassinat des présidents et coups de force (externe du type terrorisme international contre Malabo, interne du type putsch à Brazzaville) …

« CONGO : A-T-ON VOULU ABATTRE L’AVION PRESIDENTIEL ? »

Jeune Afrique interroge ce jour sous le titre « Congo. a-t-on voulu abattre l’avion présidentiel ? », « Un coup d’État contre Denis Sassou Nguesso a-t-il été fomenté ? » et ajoute que « Deux généraux sont sur la sellette dans cette affaire » :

« Norbert Dabira et Ngatsé Nianga Mbouala sont soupçonnés d’avoir évoqué un projet de coup d’État contre Denis Sassou Nguesso. Le premier a été placé en détention, le second limogé de son poste de chef de la Garde républicaine. Auditionné le 5 décembre 2017 par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), que dirige le général Philippe Obara, puis soumis à l’interdiction de quitter le Congo le temps qu’aboutisse l’enquête le concernant, le général de division à la retraite Norbert Dabira a été placé en détention le 11 janvier à Brazzaville. Le même jour, un autre général, formé comme Dabira en ex-URSS, Ngatsé Nianga Mbouala, était limogé de son poste de commandant en chef de la Garde républicaine. Les deux affaires sont liées.

Projet d’attentat.

Selon nos informations, il est reproché aux deux hommes d’avoir évoqué de concert un projet de renversement du président Denis Sassou Nguesso, dont l’avion devait être abattu au retour d’un séjour dans son fief d’Oyo. Rien de moins. Une conversation téléphonique entre eux, interceptée par la DGST, serait à l’origine de leurs ennuis. Sans préjuger de la réalité de ces graves accusations, niées par les intéressés, ni du degré d’implication de l’un et de l’autre (Ngatsé Nianga Mbouala se serait vu attribuer le statut de témoin assisté), force est de reconnaître qu’ils étaient déjà en disgrâce. Longtemps proche de Denis Sassou Nguesso et ex-inspecteur général des forces armées, Dabira – qui possède par ailleurs une chaîne de télévision, DRTV – ne jouissait plus d’aucune fonction officielle depuis que son poste de haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants lui avait été retiré en août 2017. On le savait par ailleurs amer de ne pas avoir été suffisamment soutenu à ses yeux par son mentor dans l’affaire dite des disparus du Beach, pour laquelle il a été mis en examen en France.

La Garde républicaine passe sous autorité présidentielle.

Quant à Nianga Mbouala, il était en conflit ouvert avec Philippe Obara et le patron du Conseil national de sécurité, l’amiral Jean-Dominique Okemba, depuis l’arrestation musclée, fin mai 2017, de son directeur de cabinet, Elie Okandzé, pour ses liens supposés avec le chef rebelle Frédéric Bitsamou, alias pasteur Ntumi. C’est dans ce contexte tendu qu’il convient de placer la décision, prise le 3 janvier par Denis Sassou Nguesso, de dissoudre la Maison militaire de la présidence et de placer sa sécurité (Garde républicaine et Direction de la sécurité présidentielle) sous son unique autorité. »

TOUT SAVOIR DE LA DESTABILISATION DU CONGO … LIRE LES ENQUETES DE LUC MICHEL POUR ‘INTERNATIONAL MAGAZINE AFRIQUE MEDIA’ :

* DESTABILISATION DU CONGO BRAZZAVILLE (I) :

LES FAITS, LES HOMMES, LES RESEAUX DERRIERE LA ‘REVOLUTION DE COULEUR’ RAMPANTE A BRAZZAVILLE

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/10/12/magazine-international-afrique-media-destabilisation-du-congo-brazzaville-i-les-faits-les-hommes-les-reseaux-derriere-la-revolution-de-couleur-rampante-a-brazzaville/

* DESTABILISATION DU CONGO BRAZZAVILLE (II) :

LES RAISONS GEOPOLITIQUES ET LES MOTIVATIONS ECONOMIQUES DES TENTATIVES OCCIDENTALES DE CHANGEMENT DE REGIME A BRAZZAVILLE

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/10/13/magazine-international-afrique-media-destabilisation-du-congo-brazzaville-ii-les-raisons-geopolitiques-et-les-motivations-economiques-des-tentatives-occidentales-de-changement-de-regime-a-brazz/

* DESTABILISATION DU CONGO BRAZZAVILLE (III) :

COMMENT LES RESEAUX OCCIDENTAUX ONT TENTE DE SABOTER LA PRESIDENTIELLE DE MARS 2016 !?

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/10/14/magazine-international-afrique-media-destabilisation-du-congo-brazzaville-iii-comment-les-reseaux-occidentaux-ont-tente-de-saboter-la-presidentielle-de-mars-2016/

* DESTABILISATION DU CONGO BRAZZAVILLE (IV) :

L’AFFAIRE DITE DES ‘BIENS MAL ACQUIS’ LEVIER POUR DESTABILISER BRAZZAVILLE

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/10/14/magazine-international-afrique-media-destabilisation-du-congo-brazzaville-iv-laffaire-dite-des-biens-mal-acquis-levier-pour-destabiliser-brazzaville/

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ENQUETES SUR LA DESTABILISATION DE L’AFRIQUE (XV) : DESTABILISATION DU CAMEROUN. LES RESEAUX ANGLO-SAXONS QUI SOUTIENNENT LA SECESSION DE ‘L’AMBAZONIE’ SE MOBILISENT POUR LA DEFENSE DES LEADERS SECESSIONNISTES ARRETES AU NIGERIA

Luc MICHEL pour PANAFRICOM/

Enquêtes sur la Déstabilisation de l’Afrique (XV)/

2018 01 15/

PANAF - LM AFROENQUETE XV extradition des ambazoniens (2018 01 15) FR

Les sécessionistes « ambazonniens » (organisés dans le SCACUF, le ‘Southern Cameroon Ambazonia Consortium Defense Force’) (1), qui pilotent désormais depuis les USA à la fois le mouvement de contestation au Cameroun (la soi-disant « crise anglophone ») et les réseaux terroristes « ambazoniens » (SADF et cie), mobilise ses réseaux anglo-saxons (USA, Canada, Grande-Bretagne, Bruxelles, Afrique du Sud, Nigeria), mais aussi camerounais francophones (les réseaux droits-de-l’hommistes), pour faire libérer le soi-disant « président de l’Ambazonie » Ayuk Tabe et les leaders sécessionnistes arrêtés au Nigeria. 

L’AUTOPROCLAME « PRESIDENT DE L’AMBAZONIE » ARRETE AU NIGERIA AVEC SES COMPLICES

Sisiku Julius Ayuk Tabe, le président autoproclamé de l’Ambazonie a été arrêté au Nigéria avec des membres de son « gouvernement », par des présumés « militaires camerounais », selon un communiqué de la direction sécessionniste daté du 6 janvier. Ce vendredi 5 janvier, Sisiku Julius Ayuk Tabe et sept membres de son « gouvernement intérimaire» se réunissent pour un « Conseil des ministres » à l’hôtel Nera à Abuja. A 17 heures dans une salle de réunion de l’hôtel, le conclave ministériel s’ouvre sur la question des réfugiés anglophones camerounais fuyant vers le Nigéria. Mais vers 19H30, la réunion est brutalement interrompue avec l’arrestation des « ministres » par des éléments supposés de la police nigériane même si le communiqué parle de militaires camerounais.

L’arrestation du leader anglophone serait le fruit d’une opération de filature et même de surveillance depuis plusieurs jours par des éléments des services de renseignements camerounais. Une opération qui aurait reçu l’aval des autorités nigérianes. Et pourtant, pour l’heure, ni le gouvernement camerounais ni le gouvernement nigérian ne reconnaissent formellement cette arrestation. Mais l’opération imputée à l’armée camerounaise rejoint parfaitement le discours très offensif du président camerounais. Dans son discours de fin d’année, Paul Biya affirme avoir «instruit que tous ceux qui ont pris les armes, qui exercent des violences ou qui incitent à la violence, soient combattus sans relâche et répondent de leurs crimes devant la justice».

Quelques semaines avant son discours, Muhammadu Buhari, le président du Nigéria dont le pays est accusé de servir de base-arrière aux séparatistes anglophones, avait apporté son soutien à son voisin camerounais. Après que les sécessionnistes ambazoniens aient établi des contacts avec les sécessionnistes du Biafra, qui ont relancé le mouvement des années60 (appuyé par Paris et les réseaux Focard de la Françafrique). L’arrestation du leader séparatiste trouverait peut-être ses fondements dans cette collaboration poussée entre les deux pays.

La suite?

Dans le cas où l’arrestation de Sisiku Ayuk Tabe serait le fait des services nigérians, il devrait être extradé vers le Cameroun pour répondre de la « légalité républicaine », comme signalé dans le discours de Paul Biya.

RETOUR SUR LA SECESSION AUTO-PROCLAMEE DE L’AMBAZONIE

Sous la férule de Sisiku Ayuk, le ‘Southern Cameroon National Congress’ (SCNC), la branche radicale du ‘Liberation Movement of Southern Cameroon’ (LMSC) – dont la centrale est le SCACUF aux USA – a commis l’imprudence de décréter en novembre 2017, la sécession de l’Ambazonie. Ce territoire sous administration britannique dans les temps coloniaux, qui couvrait des provinces du sud-ouest et du nord-Ouest camerounais ainsi que quelques bourgades à cheval sur le Nigéria, a été rattaché par referendum au Cameroun à l’indépendance.

Depuis novembre 2016, la région connait un regain d’exacerbation du mouvement sécessionniste alimenté par la fronde des avocats et des enseignants issus des zones anglophones qui dénonçaient leur marginalisation par l’Etat central. La soi-disant « crise anglophone », dont j’ai démontré qu’elle avait été organisée par le SCACUF (2). Et pas « récupérée par les leaders politiques dont le plus radical Sisiku Ayuk » comme l’écrivent erronément les medias camerounais.

Cet informaticien formé au Royaume-Uni qui séjourne régulièrement aux Etats-Unis et au Nigéria, est devenu depuis l’autoproclamation de la sécession, le visage d’un mouvement qui vire au terrorisme et frappe les forces de sécurité camerounaises. Suivies des actions de poursuite de l’armée camerounaise jusqu’en périphérie de la frontière avec le Nigéria. L’homme se présente même comme le « président intérimaire de la République Fédérale d’Ambazonie » et a formé un « gouvernement » (3).

AMNESTY INTERNATIONAL ET RESEAUX SORÖS MOBILISES CONTRE L’EXTRADITION DES SÉCESSIONNISTES ANGLOPHONES VERS LE CAMEROUN

La mobilisation des Réseaux de soutien aux sécessionnistes a été immédiate pour contester leur arrestation, qualifiée « d’enlèvement », et s’opposer à leur extradition vers le Cameroun …

1er Round :

Des manifestations sont organisées à Washington devant l’ambassade du Nigeria, à Londres, Ottawa et Bruxelles. Les slogans sont ceux qui seront repris par le ‘Guardian’ et ‘Amnesty International’.

2e Round :

Le quotidien britannique ‘The Guardian’ lance un premier article, technique d’appel sur le sujet, qui met en valeur les « violations du droit » commises dans l’affaire (Voir Annexe I) etreprend les thèses des sécessionnistes :

« Cameroon separatist leader detained in Nigeria as unrest grows (…) Separatist group says Julius Ayuk Tabe and six others were taken in ‘illegal abduction’ by Cameroonian gunmen” !

3e Round :

Amnesty International, ONG de la Galaxie Sorös, qui joue un rôle important dans la déstabilisation du Cameroun (4) depuis fin 2014, et dont la soi-diant « crise anglophone » transformée en sécession « ambazonienne » n’est qu’un élément, entre en lice. Immédiatement après le ‘Guardian’ et dans exactement les mêmes éléments de langage (« La voix du maître Sorös ») …

Que dit le communiqué d’Amnesty :

L’ONG internationale « craint que les 10 leaders indépendantistes arrêtés au Nigéria soient torturés et privés d’un procès équitable au Cameroun. » « Pas question d’extrader les leaders sécessionnistes au Cameroun”.

L’ONG internationale pense que « s’ils sont extradés vers le Cameroun, ils risquent un procès inéquitable devant un tribunal militaire et la possibilité profondément troublante de torture ».

Selon Amnesty International, « la détention des 10 indépendantistes anglophones au Nigéria viole la loi nigériane et internationale » : « Ils sont détenus au secret, sans accès à un avocat, en violation de la loi nigériane qui exige qu’ils soient vus par un juge dans les 48 heures ».

L’ONG appelle les autorités nigérianes à « révéler le lieu où se trouvent les militants, leur permettre d’avoir accès à un avocat et, à moins qu’elles n’aient des preuves suffisantes pour les inculper d’un crime reconnaissable, les libérer immédiatement ».

4e Round :

Les réseaux droits-de-l’hommistes au Cameroun reprenent et diffusent largement le dit communiqué, n’hésitant pas à écrire que « l’Ambazonie » est « l’appellation de l’actuel Cameroun anglophone » (sic), soutien direct à la sécession.

Le 5e Round va arriver très vite :

Ce sera la contestation des arrestations et des extraditions vers la Cameroun, menée par les avocats influents des réseaux d’appui aux sécessionnistes.

On notera que cette affaire fait tomber les masques : réseaux anglophones, réseaux Sorös (dont Amnesty International), médias « amicaux », réseaux droits-de-l’hommistes au Cameroun … Tous viennent de révéler que leur action n’a rien d’humanitaire mais est bien politique en soutien direct à une sécession, qui a basculé dans le terrorisme !

ANNEXE I

QUE DIT LE ‘GUARDIAN’ ?

”Cameroon separatist leader detained in Nigeria as unrest grows.

Separatist group says Julius Ayuk Tabe and six others were taken in ‘illegal abduction’ by Cameroonian gunmen.

A leading member of a separatist movement in Cameroon has been taken into custody in Nigeria with his aides, according to sources.

The once-fringe anglophone movement in Cameroon, a majority French-speaking country, has gathered strength in the past few months following a military crackdown. It represents the gravest challenge yet to the 35-year rule of the president, Paul Biya, who will seek re-election this year.

Julius Ayuk Tabe, the Nigeria-based chairman of the Governing Council of Ambazonia separatist movement, was taken into custody alongside six others at a hotel in Abuja on Friday, both a Nigerian official and the separatist group said.

Separatists, including armed radical elements, seek an independent state for the nation’s anglophone regions they call Ambazonia.

Bilateral relations between Nigeria and Cameroon have been strained as thousands of Cameroonians have fled violence by travelling across the border. Cameroonian troops last month crossed into Nigeria in pursuit of rebels without seeking Nigerian authorisation, causing diplomatic wrangling behind the scenes.

A Nigerian official said Tabe and six of his supporters were placed in custody on Friday evening. “They were having a meeting at Nera hotels in Abuja,” the official said on condition of anonymity.

The separatist group later issued a statement saying that Tabe and six others were taken from Nera hotels by Cameroonian gunmen in an “illegal abduction”.

The unrest in Cameroon began in November, when English-speaking teachers and lawyers in the north-west and south-west regions of Cameroon, frustrated with having to work in French, took to the streets calling for reforms and greater autonomy.

French is the official language for most of Cameroon but English is spoken in two regions that border Nigeria.

Protests by separatists prompted a violent crackdown by Cameroon’s military last year in which troops opened fire on demonstrators.”

NOTES :

(1) (2) Voir ENQUETES SUR LA DESTABILISATION DE L’AFRIQUE (XII):

COMMENT WASHINGTON VEUT SE SAISIR DE LA CRISE ANGLOPHONE AU CAMEROUN ET PARRAINE LES LOBBIES SECESSIONNISTES !?

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/11/20/panafricom-enquetes-sur-la-destabilisation-de-lafrique-xii-comment-washington-veut-se-saisir-de-la-crise-anglophone-au-cameroun-et-parraine-les-lobbies-secessionnistes/

(3) Voir ENQUETES SUR LA DESTABILISATION DE L’AFRIQUE (XIV):

 DESTABILISATION DU CAMEROUN : LE DESSOUS DES CARTES DU ‘GOUVERNEMENT DE GUERRE DE L’AMBAZONIE’

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/11/28/panafricom-enquetes-sur-la-destabilisation-de-lafrique-xiv-destabilisation-du-cameroun-le-dessous-des-cartes-du-gouvernement-de-guerre-de-lambazonie/

(4) Voir ENQUETES SUR LA DESTABILISATION DE L’AFRIQUE (III) :

AMNESTY INTERNATIONAL ET LA DESTABILISATION DU CAMEROUN. OBJECTIF AMENER LE PRESIDENT BIYA A LA CPI

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/09/05/panafricom-enquetes-sur-la-destabilisation-de-lafrique-iii-amnesty-international-et-la-destabilisation-du-cameroun-objectif-amener-le-president-biya-a-la-cpi/

LUC MICHEL / PANAFRICOM

(première version éditée le 14 janvier 2014 pour EODE-AFRICA) ________________

* Page spéciale :

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DA BELGRADO A HOLLYWOOD, DA OPRAH A CATHERINE DONNE IN NERO

http://fulviogrimaldi.blogspot.it/2018/01/da-belgrado-hollywood-da-oprah.html

MONDOCANE

LUNEDÌ 15 GENNAIO 2018

Le Donne in Nero incominciarono a gironzolare in aree di conflitto alla fine degli anni’80. Furono fondate, in piena prima Intifada, da un gruppetto di bene intenzionate donne israeliane che ritennero di superare  lo scontro tra palestinesi in lotta di liberazione e invasori ebrei in fregola di colonizzazione, promuovendo iniziative congiunte di pace e riconciliazione. L’operazione aveva un vizio che ne minava ogni possibilità di risultato positivo: l’utopia che tra dominanti e dominati si potesse arrivare alla pacifica convivenza, rimandando a un qualche roseo futuro la soluzione del problema. Che, invece, in questo modo, veniva sottratta a chi aveva i titoli per richiederla “con tutti i mezzi”, come prescrive la Carta dell’ONU, a sua disposizione. Tuttavia, diversamente da altre epifanie di donne in nero, mirate con ogni evidenza ad annacquare le giuste lotte in un paralizzante volemose bene a prescindere e a sabotarle condividendo i pretesti del carnefice (“democrazia”, “diritti umani”, “donne imprigionate nel velo”, “dittatori”), quella in Palestina ha avuto l’indubbio merito di diffondere conoscenze sulle nequizie dei genocidi sionisti.

Cosa che molto meno si verificò in relazione ai crimini dell’occupazione britannica, sempre nel nome della pace e sempre con “donne per la pace”, a metà degli anni ’70 in Irlanda del Nord. Anche qui, basta con la lotta di popolo contro coloni ed esercito di occupazione, specie se armata, e, solo di riflesso, basta anche con la repressione delle truppe britanniche e dei loro surrogati massonico-fascisti dell’unionismo protestante. Visto che, come tra i repubblicani, anche tra gli unionisti c’erano operai, che si unissero  e lasciassero perdere l’anacronistico mito “nazionalista” della riunificazione.

Alla fine del giorno, la lotta di liberazione era scomparsa e Londra era tornata a regnare. E’ successo così sempre e ovunque, tanto da far pensare male, ma da prenderci: che questo pacifismo, tanto più prestigioso perché di donne, non l’abbiano inventato quelli che con la repressione non ne venivano a capo? Un’arma di distrazione di massa? Le due iniziatrici del movimento, Betty Williams e Mairead Corrigan, vennero insignite del Nobel per la pace. Quelli di Oslo sanno bene chi premiare. Chiunque risparmi danni allo stato di cose esistenti e ne rafforzi la presa sui subalterni. Vedi, Rabin, Kissinger,  Obama, Gorbaciov. Il trucco sta nel mettere sullo stesso piano le parti in conflitto, di solito un carnefice che gli dà giù e una vittima che non ci sta. Privata delle sue armi la vittima, il rapporto di forze così sancito stabilisce l’esito del confronto. In Irlanda come in Palestina come in Serbia, come dappertutto.

Donne nere per Clinton a Belgrado

Personalmente ho visto la maschera delle Donne in nero schiantarsi clamorosamente tra le macerie di Belgrado durante l’aggressione Nato del 1999. Lì la lenzuolata nera è andata a coprire nientemeno che la quinta colonna degli squartatori della Jugoslavia. Sommessamente meno bombe, ok, ma prima ancora e a piena voce meno “dittatore Milosevic”, meno “ultranazionalisti fascisti serbi”, meno repressione di bravi pacifisti come i sorosiani  di Radio B-92 (gemellata, ricordiamocelo, con le tutine bianche di Casarini e Radio Sherwood) e di Otpor, formazione di nonviolenti finanziata da Washington e Berlino e addestrata da un generale dei Marines a Budapest. Rischiarono il Nobel della pace anche queste nere belgradesi quando, a Jugoslavia distrutta e Serbia presa alle spalle, insistettero a servire i boia del loro paese e a esonerarli dei loro crimini, propalando l’inganno della pulizia etnica serba a  Sarajevo e del ”genocidio” serbo a Srebrenica.

Belgrado. Donne in nero contro il “genocidio di Srebrenica”

L’obiettivo solennemente dichiarato è sempre la fine delle violenze. E, guarda caso, senza eccezione questo nobile intento delle sante donne si manifesta nel momento in cui un tipo di violenza, quello dell’aggressore o del potere costituito, attraversa una fase di maggiore difficoltà, mentre l’altro, quello di chi si difende o lotta per liberarsi da una condizione di sottomissione, vede balenare all’orizzonte una prospettiva di vittoria. Ultimamente i fautori di una soluzione non violenta della crisi siriana si sono materializzati nel preciso momento in cui al mercenariato jihadista delle potenze attaccanti le forze patriottiche imponevano la ritirata. Di solito, quando donne in nero e affini riescono a far passare il discorso della pacificazione attraverso la nonviolenza, grazie a Premi Nobel, manipolazione dell’opinione pubblica e supporto mediatico, la parte che lo prende in quel posto sono i giusti, mentre il prevaricatore (ri)stabilisce il proprio ordine. 

La vera funzione delle Donne in nero è quella di tagliare le gambe alle forme di lotta che al padrone fanno male, a dispetto delle parecchie attiviste, prede di dabbenaggine e pie illusioni, che ne costituiscono l’inconsapevole, ma poco autocritica e molto autocompiaciuta, truppa. Tutto questo con vista, tra le pieghe delle palandrane nere, sulle macerie fumanti e le distese di cadaveri in Iraq, Libia, Siria, tutte attribuibili a chi su guerre, conquiste, genocidi fonda profitto e potere, ma tutte attribuite alla “violenza” in quanto tale, categoria dello spirito inventata con l’unico scopo di spargere nebbia su torti e ragioni e offuscare soprattutto le seconde. 

Dalla nonviolenza ad Al Qaida

Da sotto quei panneggi che pretendono di spargere il lutto su ogni violenza, riuscì addirittura a sbucare Al Qaida. Fu quando l’Assopace, associazione di Luisa Morgantini, se ne usci con un’incredibile analisi in cui, sulla falsariga di quanto Obama andava cianciando sui ribelli “moderati” in Siria, di Al Qaida si elogiava la capacità di amministrare comunità, il sostegno delle popolazioni e, tutto sommato, una possibile scelta per il futuro della regione alternativa ai cattivi dell’Isis.. Meglio Al Qaida, protagonista, al soldo delle potenze occidentali e di Israele, di efferatezze senza uguali tra Medioriente e resto del mondo, che il “sanguinario dittatore Assad”. E a dimostrazione che l’ordine di servizio per questa rivalutazione promanava dalla solita centrale, ecco che anche in Siria germogliavano donne in nero e caschi bianchi a perorare il superamento della violenza attraverso il dialogo. Dialogo tra Davide e Golia. Con Golia che restava quello che è, ma con Davide senza la fionda.

Pornografia in nero

C’è un filo rosso, anzi nero, nerissimo (in senso cromatico e morale), che unisce le donne in nero, quelle apparse per calmierare insurrezioni, rivoluzioni e resistenze, alle ciabattone hollywoodiane della recente kermesse in nero anti-molestie. Eroine della più manipolata e manipolante industria subculturale del mondo, merce avariata  di un postribolo dove tutto – salvo le eccezioni necessarie alle apparenze –  è prostituzione agli interessi di una criminalità storica organizzatasi in élite politica, finanziaria, militare, mondialista. Il filo nero è quello del tessuto che, anche in occasione dei Golden Globe, ha occultato, sotto il nero di una nobile solidarietà, i fini abietti dell’establishment. Il tutto in una perfetta continuità degli strumenti ideologici con cui l’establishment persegue quei fini: puritanesimo e ipocrisia.

Puritanesimo delle originali Donne in nero, integraliste della nonviolenza e tanto accecate dalla purezza dei propri intenti, dalla propria superiorità morale rispetto alle parti in causa, da non avvedersi come sistematicamente la loro equidistanza si risolveva in una fregatura per le vittime e in un vantaggio per i carnefici. Come storicamente dimostrato dalla Palestina all’Irlanda, dalla Serbia alla non ancora del tutto normalizzata Siria, dato che lì la resistenza delle forze armate e del popolo non si è fatta convincere che a stendere la mano ai tagliatori di teste, interposte teste di legno dei necrofori USraeliani, sauditi, turchi, qatarioti, ci si sarebbe trovati a consumare tutti quanti uniti tarallucci e vino su una tavolata fatta di salme.

Lotta di classe o lotta di genere?

L’ipocrisia  è quella che accompagna il consolidamento e l’espansione di profitto  e potere ovunque una minoranza infima si fa élite oligarchica e, pretendendosi portatrice di valori superiori alle plebi razzolanti nell’ignoranza e nell’egoismo. Nel caso di Usa e Israele (che non si sa se dei primi sia padrino o figlioccio), ci si è autoassegnati  il “manifesto destino” di un’eccezionalità conferita da dio e che legittima ogni prevaricazione, esonera da ogni crimine, rovescia il male in bene (di solito calcolabile con il proprio patrimonio in banca e il numero di creature inferiori soggiogate o tolte di mezzo).

Dalle suffragette alle Star di Hollywood

L’esibizione pornografica (dal greco πόρνη, porne,  meretrice) delle varie Mery Streep e Nicole Kidman ai Golden Globe era il coronamento di un’operazione di cui è difficile stabilire il punto di partenza. Sicuramente successivo al movimento delle suffragette di inizio secolo che rivendicavano la sacrosanta parità di diritti con gli uomini, a partire dal’elettorato attivo e passivo. Un seme se ne può forse individuare nei movimenti femministi del post ’68 che tra queste rivendicazioni storiche iniziarono a far balenare uno scontro femmine-maschi che oggettivamente non sempre si poneva a fianco della lotta di classe, ma finiva con il distrarre da essa, innescando in sua vece una guerra dei generi, paradigma fondamentale per un progetto di autocrazia mondiale che necessita della frantumazione di ogni coesione sociale, o nazionale (maschi-femmine, giovani-anziani, cristiani-musulmani, sciti-sunniti, curdi-arabi, migranti-autoctoni, ecc.).

A questo punto il sistema non se lo fece dire due volte e, operando sulla componente più negativamente mascolinizzata del movimento, un po’ per volta lo trasformò in lotta del matriarcato contro il patriarcato, con per posta la gestione dello stesso assetto capitalista, oligarchico, guerrafondaio.. Non gli parve vero di aver sottratto alla lotta degli oppressi e sfruttati questa sua componente cruciale. Epitome della corruzione della lotta delle donne per contribuire a liberare l’umanità dal gioco patriarcal-borghese-capitalista è stato lo scatenamento della rivolta femminista alla vigilia dell’insediamento di Donald Trump. Due milioni di donne presero a pretesto alcuni borborigmi sessisti e razzisti di Trump e, indifferenti a quelli che, prima della sua presa in ostaggio da parte di Cia, Pentagono e Wall Street, erano i suoi propositi di riscatto operaio e di riconciliazione con Mosca, si rivoltarono sotto la guida e nel nome della sconfitta Hillary, corrotta beneficata da miliardi sauditi, sanguinaria assassina in Iraq e Libia, golpista in Honduras, dell’Obama delle sette guerre d’aggressione e del primato di vittime di sua mano rispetto a tutti i predecessori, e di George Soros, agente mondialista di genocidi e destabilizzazioni economiche e politiche.

Imperialismo contro sovranità nazionale = donne contro uomini

La guerra totale per la frantumazione della società occidentale (e non solo, vedi la versione desnuda della donne nere: Pussy Riot) tra donne e uomini, stavolta centrata, con ipocrisia ancora più esasperata, su una sessuofobia mascherata da “molestie”. La campagna molestie, peraltro unidirezionali degli uomini alle donne, sostitutrice delle ben più fondata denuncia dei femminicidi,  venne affidata a un mondo da sempre contiguo e succube al potere e portatore del suo Zeitgeist, spirito del tempo: quello dell’infotainment: cinema, televisione, media. Molestie che, classificati tali anche i tentativi di approccio, il corteggiamento, la seduzione, un polpastrello sul ginocchio (“Quando una donna dice no è no”.  Ma quando mai!), creava i presupposti per una separazione assoluta fondata, anziché sui naturali connotati di curiosità e attrazione, sul sospetto e ostilità a prescindere. Con ulteriore disistima per l’eterosessualità e la facilitazione delle sue divergenze.  Thomas Robert Malthus, il teorico della riduzione della popolazione, non avrebbe potuto inventarsi di meglio, dopo e oltre le cospirazioni dei mondialisti affidate a USraele.

Oprah e Weinstein

ImmaginatevI le levatrici e conduttrici delle più scurrili e culturalmente hard core trasmissioni della nostra tv, Maria de Filippi e Barbara d’Urso (l’avete presente, scosciata e salivante, che finge di intervistare Renzi o Berlusconi?), assurgere a simbolo della rivolta delle donne contro molestie e abusi del potere maschile? Noi non ci siamo arrivati, ancora. Il gineceo di Hollywood sì. L’equivalente delle due signore del basso impero televisivo nostrano è Oprah Winfrey, una miliardaria che a forza di salamelecchi all’eccezionalità americana, da conduttrice è diventata la tycoon di un impero mediatico. Intima, sodale, amica dai tempi più sospetti, del sessuomane farabutto, più orco di tutti, Harvey Weinstein, al quale una teoria sconfinata di scaturite imputa oscenità trent’anni dopo, urlando alla cafoneria in nero trasparente che trascinerà l’America all’orizzonte di una nuova alba, è assurta a portavoce dell’armata sconfinata che ha subito molestie. Anzi, la candideranno a presidente degli Stati Uniti. Eterogenesi dei fini? Macchè: omogenesi dei fini!  Dopo il duo Clinton, i due Bush, Obama, Trump, Bilderberg non poteva trovarsi marionetta migliore. Avesse mai detto una parolina di critica su quanto gli israeliani fanno in Palestina, o Obama e Clinton hanno fatto a mezzo mondo.

E che facciamo noi uomini. Beliamo in coro appresso a quelle che, inventate le categorie politiche contrapposte “uomini” e “donne” e fattesi categoria del bene, ci riducono compatti a categoria del male. Nel tripudio di maschi e femmine del progressismo liberal.

Ringraziamo con stima e affetto e grande ammirazione per il coraggio opposto alla torma urlante delle arpie progressiste di regime, Catherine Deneuve e le cento donne che con lei hanno rivendicato il diritto e la bellezza dei tentativi di seduzione,  così rivelandoci dove è custodita l’intelligenza delle donne. E, con essa, la vita della specie. “Il manifesto”, che ha trovato in Oprah la sua nuova Hillary, ha coperta la Deneuve di vituperi. Noi, con gli occhi lucidi, la ringraziamo per aver gradito quel fischio che le facemmo appresso quando  ci strizzò l’occhio dagli schermi.

Volete un’altra donna vera? Date un’occhiata a questo video: AhedTamimi, 16 anni, donna palestinese. https://www.youtube.com/watch?time_continue=26&v=MxhNRs-j6b4

Spielberg, Oprah
Per inciso. Omaggi e peana reciproci tra la nere donne di Hollywood e un santone della propaganda USraeliana, Steven Spielberg, da sempre regista di  abilmente confezionati polpettoni a sostegno delle intossicazioni, specialmente belliche, dell’establishment imperialista. L’occasione è l’ultimo suo lavoro “The Post” che, nel momento della sua massima decadenza deontologica da massimo portavoce, insieme al sionistissimo New York Times, delle fake news rigurgitate dallo Stato Profondo Usa, esalta il “Washington Post”, verniciandone le attuali oscenità con la celebrazione delle rivelazioni fatte al tempo del Vietnam.(I “Pentagon Papers”). E chi è il padrone di questo modello mediatico di intossicazioni di regime? Jeff Bezos, lo schiavista di Amazon. Il cerchio si chiude.

Pubblicato da Fulvio Grimaldi alle ore 19:45

OUBLIEZ TOUTES LES FAKE NEWS DES MEDIAS DE L’OTAN SUR LA LIBYE : LA LIBYE EN VOIE DE SOMALISATION OU LES DJIHADISTES FRAPPENT EN PLEIN TRIPOLI !

LM pour ELAC & ALAC WEBSITE/

2018 01 15/

http://www.elac-committees.org/

https://www.facebook.com/elac.committees/

https://www.facebook.com/ALAC.org/

ELAC - LM djihadistes à tripoli (2018 01 15) FR (2)

 

Oubliez toutes les « fake news » des médias de l’OTAN sur la « stabilisation de la Libye » !

Oubliez aussi les beaux discours des mêmes médias, mais aussi les rêveries des médias russes, sur « Haftar, l’homme fort de l’Est » (sic) (dixit Jeune Afrique il y a quelques jours), qui contrôlerait « 90% du territoire » (resic) !!!

La réalité, c’est l’AFP en aveux ce jour : « Dix morts en Libye lors de combats près de l’aéroport de Tripoli (…) Un groupe armé a lancé “une attaque” à l’aéroport, “qui compte une prison où sont détenues plus de 2 500 personnes”, pour libérer certains de ses membres » !

« Au moins dix personnes ont été tuées lundi lorsque des combats ont éclaté dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, près de Tripoli, à la suite de l’attaque d’un groupe armé », a annoncé le gouvernement libyen d’union nationale (GNA, l’un des deux gouvernements libyens, mais qui est seulement l’une de la dizaine de factions qui contrôlent la Libye post-Kadhafi). Ce groupe armé a lancé « une attaque » sur le site de l’aéroport, « qui compte une prison où sont détenues plus de 2 500 personnes pour des affaires diverses », a indiqué la ‘force al-Radaa’ (dissuasion), chargée de sécuriser la plateforme.

Les assaillants n’ont pas été identifiés mais le gouvernement d’union (GNA) de Fayyez al-Sarraj a affirmé dans un communiqué que l’opération visait à libérer « des terroristes appartenant aux organisations Etat islamique (EI), Al-Qaïda et à d’autres groupes » détenus dans le centre « géré par la Force de dissuasion al-Radaa, qui dépend du ministère de l’Intérieur ». En fait une des milices salafistes ralliées à al-Sarraj !

Le ministère de la Santé du GNA a fait état de 10 morts, dont les dépouilles ont été transportées dans deux hôpitaux distincts. Il n’a pas précisé s’il s’agissait de civils ou de militaires. Quinze personnes ont aussi été blessées, dont trois grièvement qui ont été transportées à l’hôpital de Misrata (200 km à l’est de Tripoli). La direction de la Sécurité de Tripoli -qui dépend elle aussi du ministère de l’Intérieur- a pour sa part annoncé que plusieurs assaillants avaient été appréhendés par les forces de sécurité. « Toutes les infrastructures de la base militaire et l’aéroport sont sous contrôle et n’ont pas été endommagées », a-t-elle assuré.

Plus tôt, la direction de l’aéroport international de Mitiga, le seul de la capitale actuellement opérationnel, avait annoncé la suspension du trafic aérien « du fait des combats ». Toutes les routes menant à la zone ont été coupées. La reprise de ce trafic n’avait pas été annoncée dans l’après-midi. Dans sa première réaction, le GNA avait condamné une « attaque préméditée (…) mettant en péril la vie des passagers et la sécurité de l’aviation civile ». « Le personnel de l’aéroport et les passagers ont été évacués » dès que les combats ont commencé, a affirmé à l’AFP un pilote de ligne libyen sous le couvert de l’anonymat. « On a vu des chars dans le périmètre de l’aéroport », a-t-il ajouté.

COMME EN SOMALIE, LA GUERRE CIVILE PERMANENTE MILICES ISAMISTES RIVALES

« Lundi matin, des échanges de tirs à l’arme lourde étaient audibles jusqu’à Tajoura, une localité située à 30 kilomètres à l’est de Tripoli », selon des journalistes de l’AFP. Malgré une « amélioration relative de la sécurité dans la capitale depuis l’été dernier » (écrit sans rire l’AFP), des combats éclatent sporadiquement dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, au centre d’une lutte d’influence entre milices.

La ‘Force de dissuasion al-Radaa’ est formée essentiellement de salafistes non djihadistes, principalement basés dans l’est de la capitale. Loyale au GNA de Fayez al-Sarraj soutenu par la communauté internationale, elle fait office de police à Tripoli et pourchasse à la fois les trafiquants et les personnes soupçonnées d’appartenir à l’EI. Ceux des milices rivales … Le GNA est installé à Tripoli depuis près de deux ans mais peine toujours à asseoir son autorité sur l’ensemble du pays, notamment en raison de la présence d’une autorité parallèle dans l’est, le gouvernement de Tobrouk, dont l’homme fort est Haftar.

Mitiga est une ancienne plateforme militaire utilisée pour le trafic civil en substitution de l’aéroport international de Tripoli, gravement endommagé en 2014 par des combats. A ce jour, seules les compagnies aériennes libyennes opèrent dans le pays, assurant des vols intérieurs et des liaisons régulières avec Tunis, Alexandrie (Egypte), Amman, Istanbul et Khartoum. L’Union européenne a interdit toutes les compagnies libyennes dans son espace aérien pour des « raisons de sécurité ».

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi  à l’automne 2011. L’ONU a défini « un plan d’action » qui prévoit notamment « des élections cette année, afin de tenter de sortir de la crise » (sic) …

LM/ ELAC WEBSITE/

THE JAMAHIRIAN RESISTANCE NETWORK

Carte :

La libye post-Kadhafi somalisée réelle (Revue Limes) … ________________________

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SUR FACEBOOK LA COMMUNAUTE KADHAFISTE :

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SUR PRESS TV (IRAN), LUC MICHEL ANALYSE LES RACINES RACISTES DU REGIME TRUMP QUI EXPLIQUENT SON ‘PAYS DE MERDE’ SUR ‘ZOOM AFRIQUE’ (14 JANV. 2018)

PANAFRICOM-TV/

LUC MICHEL ANALYSE LES RACINES RACISTES (« SUPREMATISME BLANC ») DU REGIME TRUMP QUI EXPLIQUENT SON ORDURIER ‘PAYS DE MERDE’ ADRESSE A HAITI ET A DES PAYS AFRICAINS (SUR ‘ZOOM AFRIQUE’, 14 JANV. 2018) (PRESSE AFRIQUE)

sur https://vimeo.com/251209738

LM.PRESS TV - ZOOM AFRO trump pays de m (2018 01 14)

Press TV :

« Les leaders africains protestent contre les propos racistes du président des États-Unis.

C’est lors d’une réunion sur l’immigration avec des parlementaires à la Maison-Blanche que Donald Trump s’est emporté jeudi sur l’immigration en provenance de « pays de merde » (traduction française polie, il s’est en effet exprimé encore plus vulgairement, parlant de « shithole countries »). Des mots qu’il a vendredi partiellement contestés avec une formule alambiquée sur Twitter : « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés. » Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison-Blanche n’avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que M. Trump se battrait « toujours pour le peuple américain ». Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes. »

Le Géopoliticien Luc MICHEL :

* Analyse les racines idéologiques et politiques du racisme suprématiste blanc que Trump révèle, appuyé sur son électorat populaire (les « redneck », petits blancs largués par la société américaine).

L’ascension et la chute du leader d’extrême-droite Bannon, ex conseiller de Trump, qui vient de quitter le site ultra-conservateur Breitbart News,  résume et incarne cet arrière-plan. Sous les ordres de Steve Bannon, et avec le financement de la Famille Mercer (des milliardaires américains d’extrême-droite) ‘Breitbart News’ a été une machine de guerre au service de Donald Trump, participant activement à son élection à la présidence des Etats-Unis. Après l’investiture de Donald Trump, Steve Bannon est nommé haut conseiller à la Maison Blanche ce qui provoque de violentes réactions. “Les partisans de la suprématie de la race blanche seront représentés au plus haut niveau de la Maison Blanche de Trump”, dénonce Adam Jentleson, porte-parole du chef des sénateurs démocrates. L’extrême droite américaine, elle, se félicite, à l’instar de David Duke, ancien responsable du Ku Klux Klan (et proche de la frange radicale du FN)  qui a dit à CNN : “C’est excellent.”

* Il explique aussi pourquoi les réactions africaines sont purement verbales et platoniques …

ALLER PLUS LOIN

SUR L’ARRIERE-PLAN IDEOLOGIQUE DU REGIME TRUMP :

* Lire sur LUCMICHEL. NET/

LE CAMPS TRUMP SE LEZARDE (V) : LA FAILLE N’EN FINI PLUS DE S’ELARGIR. BANNON QUITTE LE SITE ULTRA-CONSERVATEUR ‘BREITBART NEWS’ … http://www.lucmichel.net/2018/01/10/lucmichel-net-le-camps-trump-se-lezarde-v-la-faille-nen-fini-plus-de-selargir-bannon-quitte-le-site-ultra-conservateur-breitbart-news/

* Voir Luc MICHEL, EODE/ OBSERVATOIRE DES ELECTIONS/ DIVIDED STATES OF AMERICA : ELECTION SENATORIALE TRES CONTROVERSEE EN ALABAMA

sur http://www.lucmichel.net/2017/12/12/eode-observatoire-des-elections-divided-states-of-america-election-senatoriale-tres-controversee-en-alabama/

_______________

# PANAFRICOM/

PANAFRIcan action and support COMmittees :

Le Parti d’action du Néopanafricanisme !

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LUC MICHEL EN DEBAT SUR LE WEBSITE ‘LES 7 DU QUEBEC’ : ‘SYRIE, D’UNE GUERRE À L’AUTRE L’AGRESSION NE CESSE PAS!’ …

# LUCMICHEL. NET/

Le très influent site québecquois (une gauche marxiste, mais ouverte) publie ce  13 janvier 2017 l’analyse géopolitique prévisionnelle du géopoliticien Luc MICHEL (Parties I –II – III) sur « la nouvelle et seconde guerre en Syrie, qui continue la première qui se termine » (*). Ou comment …

* A lire sur Les 7 du Québec :

http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/syrie-dune-guerre-a-lautre-lagression-ne-cesse-pas/

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LE DEBAT OUVERT PAR ‘LES 7 DU QUEBEC’ :

Que dit le site québecquois ?

« L’étude de Luc Michel est en trois parties que nous  publions  à la suite  ci-dessous.  Nous prenons note que trois positions se confrontent. Ici, Luc Michel soutient que le gouvernement de Turquie  est favorable à un État Kurde fantoche qui s’étendrait du Nord de l’Irak jusqu’à la Méditerranée en passant par le nord de la Syrie (Rojava). De nombreux observateurs pensent au contraire que le gouvernement d’Ankara ne peut tolérer à sa frontière sud une entité Kurde – même fantoche et au service des puissances impérialistes occidentales -. On se rappellera l’EI-DAESH et Al-Qaida  qui, aussitôt constitués, ont échappé en partie au contrôle de leur maître.  Enfin,  Le ROCML lui, prétend que la création du Grand Kurdistan ne doit rien aux puissances impérialistes et que les travailleurs Kurdes démontrent ainsi leur autonomie en se dotant d’un État nationaliste-chauvin Kurde (sic) pour le bénéfice de leur bourgeoisie nationale.

http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/le-peuple-kurde-et-les-peuples-opprimes-du-moyen-orient-a-la-conquete-de-leurs-droits-nationaux-et-democratiques-par-leurs-propres-forces/ À chacun de nos lecteurs de confronter les arguments des uns et des autres à travers les dix textes que nous avons rassemblés sur le sujet sur notre webmagazine. »

# LES PRECISIONS DE LUC MICHEL

SUR LE ‘GRAND JEU SYRIEN’ DU NOUVEAU SULTAN ERDOGAN

Depuis mon analyse sur l’alliance entre Ankara et Washington contre Damas en Syrie, beaucoup de nouvelles infos ont été publiées et mon analyse présentée inexactement. Je ne soutiens pas du tout « que le gouvernement de Turquie est favorable à un État Kurde fantoche qui s’étendrait du Nord de l’Irak jusqu’à la Méditerranée en passant par le nord de la Syrie ».  La question est infiniment plus complexe. Je reviens donc sur le sujet …

LA CONTRADICTION INTERNE DE L’ALLIANCE AMERICANO-TURQUE

La question centrale est la contradiction entre :

– la position turque en Syrie, qui appuie de facto les USA pour démembrer la Syrie,

– et l’hostilité d’Ankara à un état de facto kurde en Syrie, soutenue par l’Administration Trump.

C’est d’une part la raison de l’opportunisme d’ Erdogan, qui entend, à la fois :

– défendre son projet géopolitique néo-ottoman – une Grande-Turquie, basée sur le panturquisme ou pantouranisme – qui passe par une Syrie éclatée et, inévitablement,  l’Alliance américaine  -,

– et ses intérêt stratégiques immédiats, le refus d’un état kurde solide (j’insiste sur solide et partant viable) sur ses frontières.

D’où les coups de poker d’Erdogan, ses évolutions opportunistes. C’est la contradiction interne de l’Alliance américano-turque !

COMMENT ANKARA ENTEND RESOUDRE CE DILEMME ?

Mais précisément le Bataille d’Idlib agit comme un révélateur de ce double objectif d’Ankara:

– Utilisation des djihadistes « dits modérés » du Tahrir al-Sham (ex Jabbat al-Nosra, al-Qaida en Syrie), qui sont aussi soutenus par Washington, et hostilité à l’offensive de Damas, soutenue par les Russes et les Iraniens, vers Idlib ;

– Tentation des turcs à contrôler définitivement Idlib et à étendre leur domination vers Alep. Précisément pour empêcher un Etat de facto Kurde viable allant jusqu’à la Méditerranée. Car Erdogan est un maître de la duplicité levantine et des entités kurdes faibles, du type bantoustans, ne le gêne nullement. Et Erdogan avait de bonnes relations avec le Kurdistan autonome d’Irak.

Pour examiner les données stratégiques du dossier, en allant au fond des choses …

* Voir sur LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ SYRIE D’UNE GUERRE A L’AUTRE (IV):

sur http://www.lucmichel.net/2018/01/15/luc-michels-geopolitical-daily-syrie-dune-guerre-a-lautre-iv-la-contradiction-interne-de-lalliance-americano-turque-en-syrie-et-le-dilemme-dankara/

LM

(*) Titre original : SYRIE D’UNE GUERRE A L’AUTRE (I – II – III), Par Luc MICHEL sur LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY.

SYRIE D’UNE GUERRE A L’AUTRE (IV): LA CONTRADICTION INTERNE DE L’ALLIANCE AMERICANO-TURQUE EN SYRIE ET LE DILEMME D’ANKARA

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 01 15/

LM.GEOPOL - Voici déjà la seconde guerre de syrie IV ankara en syrie (2018 01 15) FR (2)

Depuis mon analyse de vendredi sur l’alliance entre Ankara et Washington contre Damas en Syrie, beaucoup de nouvelles infos ont été publiées. Et vous êtes nombreux à m’avoir écrit sur le sujet. Je reviens donc sur le sujet …

* Voir sur LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ SYRIE D’UNE GUERRE A L’AUTRE (III):

USA ET ANKARA ALLIES CONTRE LA RUSSIE ?

sur http://www.lucmichel.net/2018/01/13/luc-michels-geopolitical-daily-syrie-dune-guerre-a-lautre-iii-usa-et-ankara-allies-contre-la-russie/

LM.GEOPOL - Voici déjà la seconde guerre de syrie IV ankara en syrie (2018 01 15) FR (3)

I- LA CONTRADICTION INTERNE DE L’ALLIANCE AMERICANO-TURQUE

La question centrale est la contradiction entre :

– la position turque en Syrie, qui appuie de facto les USA pour démembrer la Syrie,

– et l’hostilité d’Ankara à un état de facto kurde en Syrie, soutenue par l’Administration Trump.

C’est d’une part la raison de l’opportunisme d’ Erdogan, qui entend, à la fois :

– défendre son projet géopolitique néo-ottoman – une Grande-Turquie, basée sur le panturquisme ou pantouranisme (1) – qui passe par une Syrie éclatée -,

– et ses intérêt stratégiques immédiats, le redus d’un état kurde solide sur ses frontière.

D’où les coups de poker d’Erdogan, ses évolutions opportunistes. C’est la contradiction interne de l’Alliance américano-turque !

Mais précisément le Bataille d’Idlib agit comme un révélateur de ce double objectif d’Ankara :

– Utilisation des djihadistes « dits modérés » du Tahrir al-Sham (ex Jabbat al-Nosra, al-Qaida en Syrie), qui sont aussi soutenus par Washington et hostilité à l’offensive de Damas, soutenue par les Russes et les Iraniens, vers Idlib ;

– Tentation des turcs à contrôler définitivement Idlib et à étendre leur domination vers Alep. Précisément pour empêcher un Etat de facto Kurde viable allant jusqu’à la Méditerranée. Car Erdogan est un maître de la duplicité levantine et des entités kurdes faibles, du type bantoustans, ne le gêne nullement. Et Erdogan avait de bonnes relations avec le Kurdistan autonome d’Irak.

Examinons les données stratégiques du dossier, en allant au fond des choses …

LA TURQUIE FACE A CETTE CONTRADICTION INTERNE EN SYRIE

Selon l’éditorialiste du journal ‘Rai al-Youm’, « la Turquie est en proie à un dilemme en Syrie, ce qui rend difficile pour Ankara de choisir une stratégie ». Abdel Bari Atwan s’est penché dans un article intitulé « À Idlib, pourquoi la Turquie se trouve confrontée à deux grandes puissances » sur la « confusion de la Turquie concernant les opérations de l’armée syrienne et de ses alliés à Idlib, lesquelles ne sont pas en faveur d’Ankara ». Atwan a encore écrit que « l’avancée de l’armée syrienne, soutenue par les forces terrestres iraniennes et les forces aériennes russes, dans la province d’Idlib a été couronnée de succès, avec la prise de la ville de Sinjar et de dizaines d’autres villages dans le rif d’Idlib et la libération de la base aérienne d’Abu al-Duhur, dans le nord du pays ».

« Pour comprendre les aspects politiques et militaires des avancées majeures des troupes gouvernementales syriennes, il faut revenir en arrière et voir ce qui s’est passé les 5 et 6 janvier ; 13 drones ont attaqué les bases navales et aériennes de la Russie à Tartous et à Hmeimim, dans l’ouest de la Syrie, puis ces bases ont été visées par des tirs de roquettes et d’obus de mortier. L’attaque a entraîné la mort de deux soldats russes, sept soldats ont également été blessés à la suite de la frappe de mortiers, cependant les missiles ont été interceptés et les drones ont été abattus, bien que trois d’entre eux aient pris la fuite sans être endommagés ». (2) Selon les sources russes, « aucun avion de combat n’a été endommagé dans l’attaque », et les « images qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux de sept avions détruits sont des fake news ».

La question est de savoir si les drones qui ont attaqué la base aérienne de Hmeimim ont décollé d’Idlib avec le consentement de la Turquie, ou à son insu ?

Les enquêtes russes sur les drones et les conditions de leur envoi ont débouché sur des conclusions extrêmement graves qui ont été un choc pour les dirigeants russes :

Les deux gouvernements qui possèdent, produisent, contrôlent et envoient de tels drones sont les États-Unis et Israël, mais à ce stade de l’enquête, il est peu probable qu’Israël soit impliqué dans l’attaque parce que le régime israélien n’oserait jamais s’attirer l’hostilité et la colère de la Russie. Les experts estiment donc que « Washington est impliqué dans ces attaques de drones ».

Les drones ainsi que les roquettes ont été envoyés depuis la ville d’Idlib, où sont positionnés les terroristes du Front al-Nosra. Mais l’objectif de ces frappes sur la base russe de Hmeimim est « de créer une enclave kurde autonome dans le nord de la Syrie, ce qui permettra une présence militaire américano-israélienne ». Les radars russes ont repéré un avion américain à une altitude de 7 000 mètres au-dessus des bases de Hmeimim et de Tartous lors de ces raids nocturnes.

La Turquie, d’une part, s’oppose au plan américain visant à créer une région kurde, et d’autre part, elle ne cache pas son mécontentement quant aux avancées des troupes syriennes soutenues par l’Iran et la Russie qui cherchent à reprendre le contrôle de la ville d’Idlib, où sont déployées les forces de l’armée turque et les terroristes du Front al-Nosra ainsi que les éléments de l’Armée syrienne libre (ASL). Si l’armée syrienne reprend le contrôle de la ville d’Idlib, « la Turquie perdrait complètement son influence en Syrie », commente ‘Rai al-Youm’(3).

Nous verrons comment Ankara envisage de résoudre la question plus avant …

LE PRETEXTE DES FDS QUI CONSTITUENT UNE FORCE FRONTALIERE :

« ANKARA EN COLERE » … EN PROFITE POUR AUGMENTER SA PRESENCE EN SYRIE

La Turquie dit « fulminer » contre la décision des États-Unis de coopérer avec leurs alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) pour la formation d’une force frontalière près des frontières turco-syriennes. Le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a ainsi déclaré, le dimanche 14 janvier, que « son pays se réservait le droit de déployer de nouveaux contingents sur le sol syrien, au cas où la coalition internationale, dirigée par les États-Unis, mettrait sur pied une ‘Force de sécurité aux frontières’, comme l’a annoncé, plus tôt dans la journée, le service de communication de la coalition ». La coalition internationale a en effet annoncé sa décision de constituer une nouvelle « Force de sécurité aux frontières », composée de 30 000 hommes, pour contrôler les frontières séparant la Syrie et la Turquie et la vallée de l’Euphrate.

Cité par le quotidien turc ‘Cumhuriyet’, Ibrahim Kalin a souligné que « la Turquie allait entreprendre des mesures requises pour défendre ses intérêts et sa sécurité nationale ». C’est à dire renforcer sa présence militaire… face à Damas ! La Turquie, qui a déjà déployé des contingents militaires en Syrie (opération Bouclier de l’Euphrate), a menacé « d’acheminer un nombre plus grand de soldats sur le territoire syrien, en réaction à la nouvelle décision de la coalition américaine ».

Le gouvernement syrien, un gouvernement élu ayant le siège à l’ONU, a, à maintes reprises, dénoncé la présence des forces étrangères sur son territoire, la qualifiant d’« illégale », mais ses plaintes n’ont jusqu’ici mené nulle part.

II- COMMENT ANKARA ENTEND RESOUDRE SON DILEMME SYRIEN

Si la Turquie est entrée dans la guerre en Syrie, c’est avant tout pour accomplir son projet gépolitique néo-ottoman et affaiblir les Kurdes, ses principaux ennemis installés non loin des frontières des deux voisins. Ankara a toujours relégué le combat contre Daech au second plan.

LES ALLIES DJIHADISTES D’ANKARA A L’ASSAUT D’IDLIB

« L’Armée arabe syrienne et ses alliés ont réussi à neutraliser une forte attaque conjointement lancée par le Front al-Nosra et le ‘Parti islamique du Turkestan’ sur deux axes dans la banlieue sud-est d’Idlib », lit-on ce dimanche 14 janvier dans le dernier rapport de l’agence de presse iranienne ‘Fars’.

À la faveur de la nuit, « les terroristes du Front al-Nosra et leurs alliés ont lancé un assaut qui se poursuit encore », mais l’Armée arabe syrienne, « qui avait déjà pris les devants en surveillant de près les points d’où les terroristes se déployaient, a promptement ouvert le feu sur eux grâce à sa DCA et à son artillerie », nous rapporte la chaîne de télévision ‘al-Elam al-Harbi’.

Au cours des 72 dernières heures, la banlieue sud-est d’Idlib a été le théâtre de combats acharnés entre les forces régulières syriennes et les terroristes, qui ont été contraints de battre en retraite. « 95 personnes ont été tuées au cours des 4 derniers jours dans les rangs des groupes armés dans la province orientale d’Idlib, dans le sud-est du pays, parmi lesquels 28 sont des membres de Tahrir al-Sham et de leurs alliés ».

Mais les analystes ont ignoré une info capitale : la présence du ‘Parti islamique du Turkestan’ aux côtés du Front al-Nosra. Cart il s’agit d’une formation islamiste radicale d’Asie centrale (Chine et Turkestan oriental, avec l’ethnie Ouïghour) (4) (5) alignée sur Ankara et issue du mouvement panturkiste au cœur du projet géopolitique néo-ottoman (6) (7) ! Encore une formation de la galaxie al-Qaida passée du statut d’ennemi absolu à celui d’allié en Syrie !

LE PANTURKISME AU CŒUR DES VISEES TURQUES EN SYRIE

Selon certaines sources syriennes officielles très récentes, « en avril dernier plus de 5000 djihadistes ont traversé la frontière turque en direction d’Idlib et d’Alep. Parmi ceux-ci se trouvaient un nombre inconnu – quoique considérable – d’ouïghours en provenance du Xinjiang chinois (Turkestan oriental). Le soutien technique et opérationnel à ce nouveau djihad aurait été fourni par les services turcs et des unités spéciales des forces armées turques, à savoir les « Bérets bruns ». Certaines sources parlent de 1500 djihadistes du Xinjiang, tandis que d’autres d’au moins 1000 militants djihadistes en provenance de cette région chinoise ».

« Le soutien pour l’organisation et la formation pour cette opération a été soi-disant fourni non seulement par les forces turques, mais aussi par les guérillas turkmènes elles-mêmes, qui avaient déjà contribué à abattre l’appareil Sukhoi Su-24M et à supprimer son équipage au sol en novembre 2015. Avant le début de la guerre en Syrie, les djihadistes turkmènes avaient toujours vécu dans les zones rurales à l’est d’Alep et dans le massif côtier près de Lattaquié du nom de djebel Turkmène ». Lors de la bataille d’Alep, la brigade spécifiquement « Turkmène » connue sous le nom de ‘Liwa al Mu’tasem Billah’ opérait, et y a été présente depuis le début des affrontements. Néanmoins, jusqu’à cettebataille, la population turque était  représentée par « l’Assemblée des Turcs syriens », « fondée en 2013 par le gouvernement turc, précisément par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Davutoglu ». C’était « la véritable « porte pivotante » du passage de l’aide de la Turquie au djihad ouïghour et turkmène, à la fois à la frontière avec la Turquie et à l’intérieur de la Syrie ».

Depuis le début des hostilités, « le soutien à cette minorité, y compris l’assistance militaire évidemment secrète, est organisé par l’ONG turque IHH ». il y a une autre organisation « humanitaire » turque – plus pro-djihadiste que l’IHH, mais à dessein moins connue – appelé ‘Imkander’, qui « a été fondée en 2009 pour aider les veuves et les orphelins des Turkmènes et des combattants djihadistes dans le nord du Caucase, vivant maintenant en Turquie. À ce jour, elle a fourni jusqu’à 300 millions de livres turques (près de 100 millions de dollars) au djebel Turkmène (et donc aux ouïghours combattant souvent avec eux), en plus de convois d’aide « humanitaire » (et militaire) (…) En février 2014, le dirigeant d’Imkander, Murat Ozer, a assisté aux funérailles du chef du djihad tchétchène, Seifullah Al-Shishani (ie Ruslan Machalikashvili) qui, après la fin de la guerre islamique dans le Caucase russe, avait prêté allégeance au Front al-Nosra en Syrie. Parmi d’autres ONG turques, il soutient le front turkmène-ouïghour connu sous le nom de « Front islamique du Grand Orient » (IBDA-C), une structure déjà répertoriée comme organisation terroriste par le Département d’État des États-Unis en 1992 ».

La complicité turco-américaine est-elle avérée ? Un spécialiste des questions de l’Asie de l’Ouest révèle que « les forces américaines fournissent des aides logistiques au Front Fatah al-Cham via la base militaire d’Incirlik, en Turquie » (8).

LA TURQUIE SOUHAITE ETENDRE SON HEGEMONIE MILITAIRE AU SUD D’ALEP

Dans le cadre d’une interprétation turque de son accord à Astana avec l’Iran et la Russie, l’armée turque, qui a déployé à la mi-octobre des troupes dans la province d’Idlib, décide maintenant d’étendre son hémisphère d’influence dans les zones à majorité kurde, proches des frontières communes.

La Turquie a fait part le 28 novembre dernier d’une » probable extension de sa zone de mission en Syrie, en déployant des troupes militaires dans d’autres zones de désescalade en Syrie ». Le Conseil pour la sécurité nationale de la Turquie avait alors annoncé dans un communiqué qu’Ankara « avait effectué avec succès sa mission à Idlib et qu’elle pourrait étendre son champ d’activités jusqu’à l’ouest de la province d’Alep et à Afrine (base des Kurdes syriens) pour créer une zone bien sécurisée ». Ankara cherche régulièrement à limiter au maximum les percées des Kurdes syriens. Dans ce cadre, le président turc, Recep Taiyyp Erdogan, a aussi affirmé début novembre qu’Ankara « devait nettoyer la ville d’Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie, des Kurdes des YPG ».

« Toutes ces declarations ne sont que des Leurres , commenteun expert iranien, prétendant toutes opérer ces soi-disant actions pour “Limiter le maximum des percées Kurdes” alors réellement sur terrain jamais aucun combat entre les deux Parties n’avait été engagé sur Terrain ce qui montre la complicités mutuelles entre Ankara et FDS ou YPG , son seul est unique objectif c’est grignoter le;maximum de territoire Syrien afin d’avoir un Solide Atout pour faire chanter Damas au cours d’une préalable Négociation finale a Genève probablement pour l’acquisition d’une bande de sécurité sur les 900 Km de frontières avec la Syrie » !

LA TURQUIE MASSE SES TROUPES SUR LES FRONTIERES

Simultanément aux rumeurs circulées sur les opérations militaires turques à Afrin dans le nord de la Syrie, des sources d’information iraniennes ont fait état « de l’envoi par la Turquie de nouveaux équipements militaires vers ses frontières avec la Syrie » ce 9 janvier. Selon le rapport de ‘Fars News’ , « la Turquie a envoyé de nouveaux équipements vers ses frontières avec la Syrie pour d’éventuelles opérations militaires dans la localité d’Afrin ».

Afrin est situé dans la province d’Alep dans le Nord de la Syrie, où se trouvent plus de 300 villages. Elle couvre une superficie de 2.033 km² et compte plus de 50.000 d’habitants. Lors de la crise syrienne, elle était contrôlée par les Kurdes syriens. Le quotidien syrien ‘al-Watan’ a écrit, ce mardi 9 janvier, « qu’Ankara avait envoyé de nouveaux équipements à Kilis, une ville frontalière avec la Syrie et dans la localité de Lawa Eskandaroun ». La chaîne d’information libanaise ‘al-Mayadeen’ a pour sa part annoncé que « ces équipements étaient destinés à des opérations militaires à Afrin ». Les sites d’information proches des opposants syriens ont confirmé cette information en annonçant « qu’un convoi d’engins et de véhicules militaires de l’armée turque avait traversé le point frontalier de Kfar Lawsin dans le rif d’Idlib pour se diriger vers Jabal Samaan près de la cité de Darat Izza dans le rif ouest d’Alep ».

Selon l’accord politique conclu entre les parties négociatrices à Astana, sur la création de zones de désescalade, Darat Izza fait partie des passages par lequel les forces turques entrent sur le sol syrien. Cet accord a été conclu le 4 mai 2017 à Astana, où se sont déroulées les négociations sur la Syrie entre l’Iran, la Russie et la Turquie en tant que pays garants du cessez-le-feu en Syrie (entre l’armée et les forces de l’opposition). Le processus de paix d’Astana a abouti notamment à la mise en place de quatre zones de désescalade en Syrie : dans les régions d’Idlib (nord-ouest), de Homs (centre), dans la Ghouta orientale, près de Damas, ainsi que dans le sud du pays. Ankara s’en sert pour étendre son influence en Syrie.

A la grande colère de Damas … Qui se souvient qu’au début des hostilités en Syrie Erdogan a fait voler toute l’infrastructure industrielle de la ville d’Alep, pour l’installer au Sud de la Turquie.

LA SYRIE FULMINE CONTRE LA PRESENCE DES TROUPES TURQUES ET US SUR SON TERRITOIRE

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal al-Mekdad, a qualifié « d’inadmissible la présence des troupes turques et américaines sur le territoire syrien ». Damas exige le retrait immédiat des forces turques déployées à Idlib.  Fayçal al-Mekdad a appelé le gouvernement turc à « retirer ses forces de la Syrie et à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures syriennes ».

Quant à la position de Damas envers l’installation des bases américaines, ce diplomate a déclaré : « Damas estime que la présence de n’imposte quelle base étrangère en Syrie constitue une agression flagrante. Il adoptera une position appropriée en la matière. » Quant à l’ONU, elle s’est dite sceptique quant à la participation aux prochaines négociations syro-syriennes de Sotchi en Russie. « Nous ne sommes pas surpris par cette suspicion, car l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, n’est pas assez sérieux pour trouver une issue à la crise syrienne », a déclaré Fayçal al-Mekdad.

En allusion au fait que Damas participera aux négociations inter-syriennes de Genève, il a annoncé que son pays « accepterait ce qui débouchera sur une solution politique ». Soulignant que « la nouvelle Constitution syrienne devait être élaborée en Syrie », Fayçal al-Mekdad a réaffirmé « qu’il fallait respecter l’actuelle Constitution, faute de quoi, le chaos prendrait le dessus ». « Il est très dangereux de gommer le rôle d’un gouvernement, ce qui contredit la résolution de 2254, et nous ne permettrons jamais que la souveraineté syrienne soit transgressée », a-t-il renchéri.

NOTES :

(1) Cfr. LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ LE SOI-DISANT ‘RAPPROCHEMENT RUSSO-TURC’(II) : COMMENT LES PROJETS GEOPOLITIQUES NEOEURASISTE RUSSE ET TURC (INTEGRATION DANS L’UE OU PANTOURANISME) SONT ANTAGONISTES !?

sur http://www.lucmichel.net/2017/11/08/luc-michels-geopolitical-daily-le-soi-disant-rapprochement-russo-turcii-comment-les-projets-geopolitiques-neoeurasiste-russe-et-turc-integration-dans-lue-ou/

(2) Crr. # LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ SYRIE D’UNE GUERRE A L’AUTRE (II): LA BATAILLE POUR IDLIB OU LE PASSAGE D’UN CONFLIT A L’AUTRE

sur http://www.lucmichel.net/2018/01/12/luc-michels-geopolitical-daily-syrie-dune-guerre-a-lautre-ii-la-bataille-pour-idlib-ou-le-passage-dun-conflit-a-lautre/

(3) Cfr. LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ SYRIE D’UNE GUERRE A L’AUTRE (III): USA ET ANKARA ALLIES CONTRE LA RUSSIE ?

sur http://www.lucmichel.net/2018/01/13/luc-michels-geopolitical-daily-syrie-dune-guerre-a-lautre-iii-usa-et-ankara-allies-contre-la-russie/

(4) Le ‘Parti islamique du Turkestan’ est proche d’al-Qaïda. Son objectif est « d’établir un État islamique ou un califat dans le Turkestan oriental ». Il est en conflit avec l’organisation État islamique, qui dans une vidéo publiée le 27 février 2017 — la première adressée aux Ouïghours du Xinjiang — qualifie le Parti islamique du Turkestan d’« apostat ». En juin 2016, Abdul Haq al-Turkistani, l’émir du Parti islamique du Turkestan, annonce dans une vidéo qu’il rejette le califat de l’État islamique qu’il qualifie d’« illégitime », il condamne également ses anciens alliés du Mouvement islamique d’Ouzbékistan, ralliés à l’EI.

Le ‘Parti islamique du Turkestan’ (PIT), aussi appelé le ‘Mouvement islamique du Turkestan oriental’ (Doğu Türkistan İslâm Hareketi, MITO, anglais : East Turkestan Islamic Movement, ETIM) est une organisation militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste, active en Chine, au Pakistan et en Syrie lors de la guerre civile syrienne. Le Mouvement islamique du Turkestan oriental est fondé en 1997. Dès 1998, le groupe se réfugie en Afghanistan, alors dominé par les talibans, et noue des liens avec al-Qaïda et le Mouvement islamique d’Ouzbékistan1. Les combattants du MITO bénéficie alors d’une instruction militaire dans les camps d’entraînement afghans1. En 2002, le gouvernement chinois affirme qu’il a obtenu un financement d’Al-Qaïda pour ses activités terroristes après une rencontre avec Oussama ben Laden en 1999. Le rapport dit également que le MITO commandait une formation connue sous le nom d’« armée du Turkestan » qui incorporait notamment « un bataillon chinois de 320 terroristes du Xinjiang ». La plupart des experts s’accordent à dire que des centaines d’Ouïghours ont quitté la Chine pour rejoindre les rangs d’Al-Qaïda et les Talibans en Afghanistan. En 2001, lors de l’Operation Enduring Freedom, des combattants du MITO combattent aux côtés d’al-Qaïda4. Lors du conflit afghan, 22 combattants ouïghours sont capturés par l’armée américaine et transférés à Guantanamo Bay. Ces 22 Ouïghours ont tous été libérés par les États-Unis car aucune charge n’avait été retenue contre eux. Les derniers libérés, deux frères ouïghours, ont été accueillis dans le Jura en Suisse au printemps 2010. Selon un rapport chinois publié en 2002, 200 attaques ont été menées dans le Xinjiang par le Mouvement islamique du Turkestan oriental entre 1997 et 2001, causant la mort de 162 personnes et ayant fait 440 blessés.

(5) Cfr. DJIHADISTES DU XINJIANG. LE PARTI ISLAMIQUE DU TURKESTAN, BRAS ARMÉ OUÏGHOUR D’AL-QAÏDA EN SYRIE

sur http://www.francesoir.fr/politique-france/le-parti-islamique-du-turkestan-bras-arme-ouighours-al-qaida-en-syrie-djihad-daech-chinois-islam-terrorisme-kamikaze-analyse-syrie-irak-al-nosra-regime-damas-islamiste-xinjiang-stephane-mantoux

(6) Avant le XXe siècle, les villes du Turkestan oriental n’avaient guère d’identité nationale unifiée, accueillant les ethnies turcophones ouïghoure, kirghize, ouzbèke et kazakhe, mais aussi les Tadjiks persanophones. L’identité de cette région était fragmentée (ou locale), chaque ville ou village ayant ses propres racines, selon une cartographie composée d’« oasis » culturelles. Les contacts transfrontaliers avec la Russie, le Tibet, l’Inde et la Chine ont joué un rôle significatif dans le moulage de l’identité et les pratiques culturelles de chaque « oasis ».

Au début du XXe siècle, le panturquisme émergea avec pour but d »’unifier les peuples turcophones par la création d’un État panturc s’étendant de l’Asie centrale à la Turquie ». Le panislamisme se développa à la fin du XIXe siècle « en appelant tous les pays et les peuples islamiques à créer un État islamique universel placé sous la direction du sultan turc ». Au début du XXe siècle, Ahmet Kamel, natif de Turquie, vint au Xinjiang propager le panturquisme parmi la population locale, et certains Ouïghours éduqués en Turquie commencèrent à mener « des missions panislamiques dans la région ». Les idées induites par le panturquisme et le panislamisme devinrent rapidement « les forces motrices du mouvement d’indépendance du Turkestan oriental ». Sous l’influence de ces idées, les nationalistes se donnèrent pour objectif de « séparer le Xinjiang de la Chine et créer un État islamique indépendant appelé Turkestan oriental ». L’ethnonyme moderne “Ouïghour” s’est popularisé dans les années 1930 et a servi d’élément fondateur à l’identité ouïghoure moderne.

Dès 2012, des djihadistes ouïgours commencent à prendre part à la guerre civile syrienne. En février 2013, le Parti islamique du Turkestan lance un appel au djihad en Syrie. Début 2017, le mouvement compte environ 1 000 combattants dans ce pays. En plus des Ouïgours, le PIT compte également dans ses rangs des Syriens ainsi que des djihadistes étrangers, dont quelques Français. Il est essentiellement présent dans le gouvernorat d’Idleb. En plus de la région d’Idleb, les forces du Parti islamique du Turkestan sont présentes dans le gouvernorat d’Alep, le gouvernorat de Lattaquié et le gouvernorat de Hama. En 2013, elles combattent aux côtés du Front al-Nosra dans les gouvernorats de Raqqa, Hassaké et Alep. En mai 2016, le PIT intègre ‘l’Armée de la conquête’. Les forces du Parti islamique du Turkestan participent aussi à la bataille d’Alep, présentes à l’extérieur de la ville elles prennent part aux offensives menées par les rebelles pour tenter de briser le siège imposé par les loyalistes entre l’été et l’hiver 2016. Lors de ces combats, le groupe fait usage de kamikazes et d’enfants soldats …

(7) Cfr. Frédéric Pichon, SYRIE UNE GUERRE POUR RIEN, Les éditions du Cerf, Paris, 2015

(8) Cfr. http://www.presstv.com/DetailFr/2018/01/12/548678/Les-terroristes-appuys-par-Washington

(Sources : Sana – Fars Today – Presse iranienne – Presse turque – Presse libanaise – EODE Think-Tank)

Carte :

Le « Grand-Touran ». La zone concentrique réclamée par Erdogan en tant que “grand Touran” (rouge), constituée de populations prétendument turkmènes, allant depuis Istanbul jusqu’à la Chine et l’Asie centrale.

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LA CARTE D’AFRIQUE DE LA MAISON BLANCHE SELON TRUMP …

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LM.NET - TWITTER shitholes map (2018 01 14) FR 1

Avec une pensée ironique pour les idiots utiles africains (relire Frantz Fanon sur les « esclaves de maison ») qui soutiennent Trump en Afrique (et les Le Pen en France). Soutenir le Suprématisme blanc US ou l’« apartheid à la française » du FN est suicidaire. Trump, avec sa brutalité habituelle, vient de le rappeler à toute l’Afrique …

LM.NET - TWITTER shitholes map (2018 01 14) FR 2

C’est lors d’une réunion sur l’immigration avec des parlementaires à la Maison-Blanche que Donald Trump s’est emporté jeudi sur l’immigration en provenance de « pays de merde » (traduction française polie, il s’est en effet exprimé encore plus vulgairement, parlant de « shithole countries »). Des mots qu’il a vendredi partiellement contestés avec une formule alambiquée sur Twitter : « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés. » Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison-Blanche n’avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que M. Trump se battrait « toujours pour le peuple américain ». Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes. »

Ses racines idéologiques et politiques sont le racisme suprématiste blanc que Trump révèle, appuyé sur son électorat populaire (les « redneck », petits blancs largués par la société américaine).

L’ascension et la chute du leader d’extrême-droite Bannon, ex conseiller de Trump, qui vient de quitter le site ultra-conservateur Breitbart News,  résume et incarne cet arrière-plan. Sous les ordres de Steve Bannon, et avec le financement de la Famille Mercer (des milliardaires américains d’extrême-droite) ‘Breitbart News’ a été une machine de guerre au service de Donald Trump, participant activement à son élection à la présidence des Etats-Unis. Après l’investiture de Donald Trump, Steve Bannon est nommé haut conseiller à la Maison Blanche ce qui provoque de violentes réactions. “Les partisans de la suprématie de la race blanche seront représentés au plus haut niveau de la Maison Blanche de Trump”, dénonce Adam Jentleson, porte-parole du chef des sénateurs démocrates. L’extrême droite américaine, elle, se félicite, à l’instar de David Duke, ancien responsable du Ku Klux Klan (et proche de la frange radicale du FN)  qui a dit à CNN : “C’est excellent.”

LM

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* Vu dans la Presse US sur Twitter (ce 14 janvier 2018) …

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QUATRIEME EDITION 2017 DU ‘TOP 10 EODE AFRICA’ « DES PERSONNALITES ET ORGANISMES PANAFRICAINS »

 

EODE Zone Africa avec EODE Think Tank /

2018 01 13/

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EODE-AFRO - TOP 10 EODE 2017 (2018 01 13) FR

Pour la quatrième année consécutive, les Experts et spécialistes internationaux d’EODE et notamment d’EODE ZONE AFRICA ne dérogent pas à leur mission afin de présenter au monde, les personnalités africaines politique, économique, culturel, social qui ont marqué, chacun à sa façon, l’histoire de l’Afrique.

A l’opposé des années précédentes, nous n’avons pas ouvert le vote 2017 au public sur les réseaux sociaux, par mail et par téléphone mais à un vote interne, par les experts et spécialistes d’EODE d’Europe, d’Afrique, de Russie et d’Amérique latine.  

96-quatre-vingt-seize spécialistes et experts internationaux d’EODE (Avocats, Géostratèges, Enseignants, Journalistes, Leaders d’organisation, Hommes politiques, Economistes)  se sont portés sur un vote technique, du 1er novembre au 27 décembre 2017, sur la base des critères internes de sélection qui ont abouti au résultat que nous vous présentons dans les lignes qui suivent. 

Pour rappel de nos principes, nous sommes restés justes et impartiaux. Les notations se sont faites sous la base d’un document technique de 3-trois pages pour un total de 100 points, où chaque expert a non seulement porté ses notes mais également le motif justificatif ayant incité sa notation. Il va s’en dire que certaines personnalités et certains organismes qui figuraient dans le Classement en 2014, 2015 et 2016 ont perdu soit leur place ou leur position ou ont été déclassés ou ont gagné en points et ont amélioré leur classement. Preuve que beaucoup de choses bougent sur le Continent malgré les percées impérialistes qui ont visé sur le chaos et le renversement des régimes pro-panafricains.

Il faut par ailleurs rappeler, comme de coutume, que le classement du ‘TOP 10 EODE AFRICA 2017’ est présenté par le « Conseil des Experts d’EODE », présidé par Gilbert NKAMTO, Administrateur d’EODE Zone Afrique, sous la coordination de Luc MICHEL, Président du Conseil d’Administration d’EODE. Ce Conseil d’Experts regroupe 18 membres de différents pays, notamment de Belgique, du Cameroun, du Tchad, de Guinée Equatoriale, de RDC, de Côte d’Ivoire, du Burundi, de France, d’Allemagne, de Turquie, de Syrie, du Royaume Uni, d’Iran, de Russie, de Moldavie et de Roumanie.

# LE CLASSEMENT 2017 DU ‘TOP 10 EODE AFRICA DES PERSONNALITES ET ORGANISMES PANAFRICAINS’:

1° IDRISS DEBY ITNO,

Président en exercice de la République du Tchad.

27,13%  de notation en faveur du Chef d’Etat tchadien.

Il garde sa position par rapport à l’année 2016. Leader politico-militaire de la guerre contre Boko Haram, il reste l’homme africain le plus engagé sur tous les théâtres d’opérations militaires notamment au Cameroun, au Nigeria, au Niger, sur toute la bande saharienne limitrophe à la Libye, le Soudan et la République centrafricaine. Il y paie le plus grand tribut.

2° AFRIQUE MEDIA,

Chaine de télévision privée panafricaine basée au Cameroun, au Tchad, en Guinée Equatoriale et à Bruxelles, en plein développement dans d’autres pays africains.

Elle recueille 18,62% de notation. On comprend que nos Experts ont valorisé la communication panafricaine qui fait d’elle, une chaine de combat, de lutte de libération et de lutte pour cause de l’Afrique et des peuples opprimés.

Elle gagne une place par rapport à 2016 et reste toujours le leader incontesté de la cause panafricaine, la première chaine de télévision panafricaine authentique.  

3° TEODORO OBIANG NGUEMA MBASAGO,

Président en exercice de la République de Guinée Equatoriale.

Il recueille 16,01% de notation. Le Chef de l’Etat équato-guinéen qui a été leader au cours de nos deux premières éditions, a sensiblement perdu quelques notes bien qu’il ne s’éloigne jusqu’ici pas tellement de la tête de lice. L’arrivée dans le Collège des Experts d’EODE de nouveaux membres issus de l’Afrique centrale explique aussi ceci.

Il perd sa place de deuxième leader politique africain de l’année 2016 mais garde son leadership sous-régional.

4° PIERRE NKURUNZIZA

Président en exercice de la République du Burundi.

9,23% de notation, il reste fidèle dans son combat et dans sa lutte de libération.

Le plus controversé des lauréats 2015, sorti 7ème au classement. Il conserve sa position de 2016. Comme mentionné dans son précédent vote, il est salué pour sa résistance à l’agression américano-occidentale dans le cadre du pseudo « printemps africain » (clone du sinistre « printemps arabe ») et sa sortie de la soi-disant CPI, le tribunal fantoche de La Haye (où il est le seul pays à avoir concrétisé l’AFREXIT CPI). Très populaire sur les réseaux sociaux, il a effectué une véritable percée dans notre classement dans les dernières semaines de 2015 et aujourd’hui il fait partir des leaders incontestés et incontestables du classement EODE surtout pour ces prises de positions panafricaines…

5° JEAN PAULIN FONKOUA,

République du Cameroun 9,07% de notation. Véritable surprise dans notre classement 2017, il a beaucoup été plébiscité par nos experts en Afrique et en Europe. Voila un Ingénieur en Informatique engagé dans une vision révolutionnaire panafricaniste. Il est PCA du groupe bancaire Afriland First Bank qui est bien implanté dans certains pays africains et notamment en Guinée Equatoriale. Il est aussi le PCA de ‘PKFokam Institute of Excellence’, une Université d’excellence et porteuse d’une grande vision panafricaine.

6° UNIVERSITE DE CAP TOWN,

Afrique du Sud 6,81% de notation. Malgré les mouvements sociaux racistes contre d’autres Africains qui ont terni l’image de l’Afrique du Sud, la crise politique autour du Président Jacob Zuma, et le rôle de l’Afrique du Sud dans la crise anglophone au Cameroun, l’Université de Cap Town a su garder sa notoriété et obtient un bon qualitatif dans notre classement 2017. Elle quitte la 10ème  de 2016 à la 6ème place.

7° DR. JOHN MAGUFULI  

Président en exercice de la République de Tanzanie.

5,38% de notation…  Il perd une place par rapport au classement 2016. Fidèle dans ses principes, il a assaini le système public et mis fin au gaspillage et au détournement des deniers publics afin d’améliorer les conditions globales de sa population. Faits très rare en Afrique, il reste le modèle pour une Afrique debout et voilà pourquoi nos Experts lui ont consacré leur note.  

8° FATIMA BEYINA-MOUSSA,

femme d’affaires, du Congo-Brazzaville Directrice générale de la Compagnie aérienne privée congolaise ECAIR et de l’AFRAA.

3,01% de notation. Elle conserve sa position de 2016. Une vraie architecte du développement dont les ambitions sont celles de relier les capitales africaines pour faciliter les échanges des biens et des personnes… chose qui manque cruellement en Afrique. Elle reste la seule femme du top 10 EODE de 2016 et 2017.

9° FALLY IPUPA,

Digne représentant de la rumba congolaise, Fally Ipupa n’a rien à envier aux nouvelles coqueluches de l’afro pop anglophones. A bientôt 40 ans, il est le seul artiste francophone à dominer le paysage de la musique africaine en perpétuant les sonorités traditionnelles de la rumba et du ndombolo depuis 20 ans. Avec son titre « Eloko Oyo » extrait de son quatrième opus, Tokooos, il chatouille les 30 millions de vues sur la plateforme de streaming. Tandis que fin 2016, il cartonnait en featuring avec le rappeur Booba sur le morceau « Kiname » issu du même album.

10° LAURENT KOUDOU GBAGBO,

Ex-Président de la République de Côte d’Ivoire, 2,07% de notation de nos Experts. Cet homme politique africain n’a jamais quitté le cœur de nombreux panafricaniste malgré sa déportation illégale vers la pseudo « Cour Pénale Internationale » à la Haye depuis le 29 novembre 2011.

Depuis le début de notre classement en 2014, il n’a jamais quitté le classement EODE. Preuve de l’attention et du leadership qu’il incarne auprès de la nouvelle génération des panafricains. Il perd néanmoins quatre places, de la 5ème en 2016 à la 10ème place, cette année.

* Lire le Classement EODE AFRICA 2016 :

http://www.eode.org/eode-eode-africa-top-10-eode-africa-2016-des-personnalites-panafricaines/

* Lire le Classement EODE AFRICA 2015 :

http://www.eode.org/eode-tv-classement-eode-africa-top-ten-2015-des-leaders-africains-luc-michel-afrique-media-face-a-lactualite-5-janv-2016/

* Lire le Classement EODE AFRICA 2014 :

http://www.eode.org/eode-zone-africa-the-top-ten-major-figures-individuals-and-organizations-which-have-shown-outstanding-qualities-of-panafrican-views-during-the-year-2014/

EODE-AFRICA / EODE Press Office

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LE CAMPS TRUMP SE LEZARDE (VI) : CHUTE ET ASCENSION DE STEVE BANNON

 

Luc MICHEL/En Bref/

Avec AFP/ 2018 01 13/

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Le livre de Wolff n’en fini plus de lézarder le camps Trump … L’ascension et la chute du leader d’extrême-droite Bannon, ex conseiller de Trump, qui vient de quitter le site ultra-conservateur Breitbart News (1), résumée en six actes …

Sous les ordres de Steve Bannon, et avec le financement de la Famille Mercer (des milliardaires américains d’extrême-droite) ‘Breitbart News’ a été une machine de guerre au service de Donald Trump, participant activement à son élection à la présidence des Etats-Unis. Mais le site a annoncé, ce mardi 9 janvier, la démission de cet ancien proche conseiller du chef de l’Etat américain. Ce départ intervient après la publication, dans un livre polémique sur la Maison Blanche “Fire and Fury”, de propos explosifs de Steve Bannon sur Donald Trump et son entourage : il accuse notamment son fils aîné, Donald Trump Jr., de “trahison”. Revenons sur l’ascension et la chute tout aussi fulgurante de ce personnage provocateur et extrêmement controversé.

1- IL DEBUTE SA CARRIERE POLITIQUE A HOLLYWOOD ET  A TRAVAILLE CHEZ GOLDMAN SACHS

C’est dur à imaginer, mais Steve Bannon a grandi dans une famille ouvrière démocrate, pro-Kennedy, pro-syndicats. Après avoir été diplômé de l’université de Virginia Tech, de Georgetown et d’Harvard, il a servi pendant quatre ans dans la Marine américaine. Cette expérience, selon son propre récit, l’a conduit à rejeter les allégeances politiques de sa famille et à devenir un fervent admirateur de Ronald Reagan. Les années Reagan sont la matrice du conservatisme américain, Trump et les siens inclus .

Après avoir été banquier d’affaires chez Goldman Sachs dans les années 1980 et créé une petite banque d’investissements, Steve Bannon devient producteur à Hollywood. Il commence à produire des films politiques avec, en 2004, un documentaire très orienté sur Ronald Reagan. « In The Face Of Evil : Reagan’s War In Word And Deed » est un tournant dans sa trajectoire, rapporte NPR : il présente le film à un festival de cinéma conservateur à Los Angeles, à l’occasion duquel il rencontre Andrew Breitbart, fondateur du très controversé site du même nom.

Par la suite, les productions de Steve Bannon se politisent de plus en plus, avec des films sur le ‘Tea Party’, l’égérie conservatrice Sarah Palin, et la corruption politique à Washington. Selon NPR, il en serait même venu à dire à Julia Jones, une scénariste avec qui il a travaillé pendant une dizaine d’années, qu’il souhaitait devenir le “Leni Riefenstahl du parti républicain”, endossant pleinement la comparaison avec la propagandiste nazie.

2- IL S’EMPARE DE BREITBART NEWS

En 2012, à la mort d’Andrew Breitbart, Steve Bannon prend les rênes du site internet controversé. Quand Steve Bannon dirigeait la publication, on pouvait lire sur Breitbart News des titres tels que : “La contraception rend les femmes laides et folles”, “Le politiquement correct protège la culture du viol des musulmans”, “Hissez-le haut et fier: le drapeau confédéré proclame un héritage glorieux”.

Breitbart.com a largement bénéficié de la campagne présidentielle et de l’émergence de Donald Trump. Porté par un mélange d’informations choisies pour alimenter les vues d’un lectorat ultra-conservateur et des billets d’opinion très marqués à droite, le site dépasse aujourd’hui largement des sites comme ‘Politico.com’ ou ‘TheAtlantic.com’, références du journalisme politique en ligne. Son trafic mensuel est passé de 30 millions d’utilisateurs en mars 2016 à 81 millions en décembre 2017, selon les données des sites spécialisés ‘Alexa’ et ‘SimilarWeb’.

3- IL INTEGRE LA CAMPAGNE DE DONALD TRUMP

En août 2016, après intervention des Mercer, Steve Bannon est promu directeur général de la campagne électorale de Donald Trump, un titre créé pour lui, au moment où le milliardaire apparaissaît en grandes difficultés dans les sondages face à Hillary Clinton. Breitbart News est alors une plaque tournante pour les informations et rumeurs anti-Clinton. Breitbart “n’est pas simplement conservateur, mais extrémiste, sectaire, colporteur de théories du complot antimusulmans et antisémites”, réagit l’équipe de campagne d’Hillary Clinton au moment de cette nomination. Ils “n’ont jamais été et ne devraient jamais être près des leviers du pouvoir dans ce pays”.

La promotion de Steve Bannon est aussi vécue comme une provocation, voire une déclaration de guerre, par un establishment républicain (dont l’influent sénateur Mc Cain, président de la Commission des affaires militaires du Sénat) que Steve Bannon a l’habitude de critiquer sans concession.

4- IL S’INSTALLE A LA MAISON BLANCHE

Après l’investiture de Donald Trump, Steve Bannon est nommé haut conseiller à la Maison Blanche ce qui provoque de violentes réactions. “Les partisans de la suprématie de la race blanche seront représentés au plus haut niveau de la Maison Blanche de Trump”, dénonce Adam Jentleson, porte-parole du chef des sénateurs démocrates. L’extrême droite américaine, elle, se félicite, à l’instar de David Duke, ancien responsable du Ku Klux Klan (et proche de la frange radicale du FN)  qui a dit à CNN : “C’est excellent.”

Installé au cœur du pouvoir, Steve Bannon a une influence considérable sur la première année de la présidence de Donald Trump. Il joue un rôle essentiel dans certaines des initiatives les plus controversées du président américain, de l’interdiction d’entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de certains pays musulmans à la sortie de l’accord de Paris sur le climat en passant par la remise en cause de pactes commerciaux.

5- IL EST POUSSE VERS LA SORTIE

En août 2017, l’idylle entre Donald Trump et Steve Bannon prend fin. Des appels de plus en plus pressants se font entendre pour demander le départ du sulfureux conseiller après la mort d’une jeune femme dans une manifestation d’extrême-droite qui a dégénéré à Charlottesville en Virginie. Face au tollé provoqué, Donald Trump se retrouve en grande difficulté, jusque dans les rangs de sa propre famille politique.

Dans ce contexte, il préfère se séparer de Steve Bannon, accusé de défendre une ligne très dure, défavorable aux minorités. D’autant que le conseiller du président s’était déjà mis dans une position inconfortable après avoir donné une interview au mensuel ‘The American Prospect’, plutôt marqué à gauche, qui a été interprétée comme affaiblissant la position de Trump sur la Corée du Nord. Il pensait alors que ses propos n’étaient pas destinés à être rendus publics.

6- TRUMP REPUDIE BANNON, BREITBART S’EN SEPARE

Steve Bannon était déjà affaibli par la défaite du candidat Roy Moore, qu’il soutenait pour l’élection législative en Alabama (2). La publication de Fire and Fury, très polémique livre sur la campagne et la présidence de Donald Trump (3), finit de l’achever. Considéré comme une source majeure de l’auteur, Steve Bannon y affirme notamment que le fils du président américain, Donald Trump Jr., a commis une “trahison” en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Donald Trump réagit violemment à la publication de cet ouvrage, accusant notamment Bannon d’avoir “perdu la raison”, alors qu’il le qualifiait encore de “type bien” au moment de son départ de la Maison Blanche. Le président n’hésite désormais plus à minimiser le rôle joué par Bannon dans son succès électoral. Désavoué par le président, Steve Bannon se retrouve très isolé et tente de rattraper la mise tardivement en exprimant dimanche ses “regrets” pour ses déclarations. Mais le mal est fait.

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, estime que Breitbart.com “devrait envisager” de se séparer de lui. L’héritière Rebekah Mercer, soutien de longue date de Steve Bannon et actionnaire minoritaire de Breitbart, prend aussi ses distances. Selon le New York Times, c’est elle qui a ensuite poussé le site à se séparer de son président exécutif. Steve Bannon perd ainsi son puissant porte-voix, grâce auquel il espérait consolider le courant nationaliste et populiste de l’ultra-droite américaine.

A LIRE AUSSI…

(1) Lire sur LUCMICHEL. NET/

LE CAMPS TRUMP SE LEZARDE (V) : LA FAILLE N’EN FINI PLUS DE S’ELARGIR. BANNON QUITTE LE SITE ULTRA-CONSERVATEUR ‘BREITBART NEWS’ … http://www.lucmichel.net/2018/01/10/lucmichel-net-le-camps-trump-se-lezarde-v-la-faille-nen-fini-plus-de-selargir-bannon-quitte-le-site-ultra-conservateur-breitbart-news/

(2) Voir Luc MICHEL, EODE/ OBSERVATOIRE DES ELECTIONS/ DIVIDED STATES OF AMERICA : ELECTION SENATORIALE TRES CONTROVERSEE EN ALABAMA sur http://www.lucmichel.net/2017/12/12/eode-observatoire-des-elections-divided-states-of-america-election-senatoriale-tres-controversee-en-alabama/

(3) Lire sur LUCMICHEL. NET/

LE CAMPS TRUMP SE LEZARDE (IV) :

QUI EST MICHAEL WOLFF, L’AUTEUR DU LIVRE QUI DECLENCHE LE FEU ET LA FUREUR DE DONALD TRUMP ?

http://www.lucmichel.net/2018/01/06/lucmichel-net-le-camps-trump-se-lezarde-iv-qui-est-michael-wolff-lauteur-du-livre-qui-declenche-le-feu-et-la-fureur-de-donald-trump/

Et :

LE CAMPS TRUMP SE LEZARDE (I) :

UN LIVRE “ACCABLANT” ET “DOMMAGEABLE” SUR TRUMP (POLITOLOGUE)

https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel/posts/1179460182188398

LUC MICHEL/ ЛЮК МИШЕЛЬ/

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