L’OTAN CIBLE L’ALGERIE ET VISE LE TRIANGLE STRATEGIQUE ENTRE LES FRONTIERES ALGERIENNES, TUNISIENNES ET LIBYENNES (PRESS AFRIQUE)

 

* Sur PANAFRICOM-TV/

LE ‘ZOOM AFRIQUE’ DE PRESS TV (IRAN)

  1. DU 18 FEVRIER 2018 – AVEC LUC MICHEL:

GEOPOLITIQUE AFRICAINE.

L’OTAN CIBLE L’ALGERIE ET VISE LE TRIANGLE STRATEGIQUE ENTRE LES FRONTIERES ALGERIENNES, TUNISIENNES ET LIBYENNES (PRESS AFRIQUE) sur https://vimeo.com/256377779

lm presstv alger nato 1

Dans cette édition du 18 février 2018 :

* Le plan de l’OTAN pour déstabiliser Alger.

Le géopoliticien Luc MICHEL analyse comment l’OTAN vise le « Triangle stratégique entre les frontières algériennes, tunisiennes et libyennes » et entend déstabiliser l’Algérie, avec en ligne de mire la succession du Président Bouteklika.

Il rappelle que l’Algérie a été en novembre-décembre 2010 la première cible du soi-disant « printemps arabe » ; la maturité politique du peuple algérien, échaudé par une décennie de guerre contre les islamistes, ayant fait échouer l’opération des américains

lm presstv alger nato

Aller plus loin :

L’ALGERIE BARRE LA ROUTE A L’OTAN !

Sur insistance de l’Algérie, la Tunisie a refusé une proposition de l’OTAN de sécuriser la frontière algéro-tunisienne.

Le ministre de la défense tunisien, Abdelkrim Zbidi, a affirmé que son pays a refusé une proposition de l’Otan portant sur « le contrôle des opérations militaires, l’analyse de l’information sécuritaire dans un centre de contrôle de l’armée tunisienne près de la frontière algérienne.» Cette position a été, vraisemblablement, adoptée par la Tunisie sur insistance de l’Algérie.

Selon le journal El-Bilad qui a rapporté l’information, Andelkrim Zbidi a affirmé, lors d’une séance de questions orales au parlement tunisien, que l’OTAN a proposé à son pays « l’organisation d’opérations de contrôle sur sa frontière avec l’Algérie sous la couverture d’une aide logistique et technique pour aider la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme, chose que nous avons refusée ».« L’OTAN nous a proposés d’envoyer des experts permanents au centre militaire de Gabès pour veiller à la planification et au contrôle des opération militaire et l’analyse de l’information sécuritaire pour lutter contre le terrorisme et ce, contre une aide de trois million d’euros », a ajouté le ministre tunisien.

Aussi dans ce « Zoom Afrique », l’actu africaine du jour :

* Le Sahel au menu de la Conférence sur la Sécurité de Munich

* En moins de deux ans, ‘Rosatom’ a conquis un nouveau pays en Afrique, la République du Congo, qui s’oriente définitivement à l’Est.

L’Agence fédérale de l’énergie atomique (en abrégé en Rosatom) est une agence fédérale russe, responsable du bon fonctionnement du conglomérat de l’industrie nucléaire en Russie.

Elle a une responsabilité plus étendue que les organismes réglementaires des autres pays : la NRC aux États-Unis, l’ASN en France, etc. En effet, au-delà des aspects sécurité, elle couvre l’ensemble de la recherche, de la construction et de la gestion du combustible et de la gestion des déchets. Sa direction opérationnelle est installée à Nijni-Novgorod.

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GEOPOLITIQUE. GUERRE PÉTROLIÈRE ET GAZIÈRE AU LEVANT

 

* Voir sur PCN-TV/

PRESS TV (IRAN) DEBAT AVEC LUC MICHEL:

GEOPOLITIQUE. GUERRE PÉTROLIÈRE ET GAZIÈRE AU LEVANT

(18 FEVRIER 2018)

sur https://vimeo.com/256377290

gaz

* Le commentaire de PRESS TV :

Débat: Nasrallah menace les ennemis du Liban

« Toute la région se trouve au centre d’une guerre pétrolière et gazière »

(Nasrallah)

« S’exprimant lors d’une cérémonie commémorant la mort en martyrs de hauts membres du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah a tenu un discours important sur Israël, les questions intérieures libanaises et la région. Après des propos sur les martyrs de la Résistance, le secrétaire général du Hezbollah libanais s’est penché sur les divergences d’ordre frontalier entre le Liban et Israël ainsi que leur conflit au sujet des ressources pétrolières et gazières dans les eaux régionales.

« Il semblerait que toute la région se trouve au centre d’une guerre pétrolière et gazière. L’ennemi israélien cherchait une occasion comme celle de la présence de Donald Trump à la tête du pouvoir aux États-Unis afin d’annexer le Golan occupé à Israël. Le Golan n’est plus une question de sécurité nationale, mais c’est une grande source d’eau, de pétrole et de gaz », a-t-il dit. Selon ce dernier, la guerre lancée par Tel-Aviv au sujet du Bloc 9 libanais a pour but de s’emparer des ressources énergétiques libanaises. Il affirme également que selon certains rapports, le Golan syrien abrite une grande quantité de pétrole.

Seyyed Hassan Nasrallah a recommandé aux Libanais de rester « unis et solidaires » dans la guerre énergétique. « Nous devons savoir que le conflit essentiel entre le Liban et Israël est un conflit économique axé sur les frontières maritimes. Les États-Unis entendent nous priver de notre droit précieux de jouir des eaux libanaises. Les autorités libanaises doivent être vigilantes et ne pas permettre aux USA de semer la zizanie entre les Libanais. Israël construit un mur de séparation sur le territoire palestinien et ce n’est qu’une partie de ses actes de colonisation. Jusqu’ici, il n’a pas osé s’approcher du territoire libanais. En tant que front de la Résistance, nous nous engageons à protéger entièrement notre territoire », a-t-il dit. »

Les géopolitologues Luc Michel (Bruxelles) et Ghada Houballah (Liban) s’expriment à ce sujet.

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LA MENACE DE L’ISLAMISME RADICAL SUR LE CAUCASE RUSSE DANS SA PERSPECTIVE GEOPOLITIQUE

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 02 19/

LM.GEOPOL - Russie caucase djihadismes (2018 02 19) FR 2

« Les services spéciaux russes ont observé des contacts direct entre des rebelles du Caucase du Nord et des représentants des services secrets américains en Azerbaïdjan (…) Il y a des gens, surtout dans les services secrets des pays occidentaux, qui croyaient que si on déstabilisait leur principal rival géopolitique – et maintenant nous comprenons que pour eux, c’était la Russie – cela serait à leur profit »

– V. V. Poutine (dans le docu « Président »).

LM.GEOPOL - Russie caucase djihadismes (2018 02 19) FR 4

L’attentat d’hier au Daghestan (1), entité de la Fédération de Russie, nous rappelle que la menace de l’islamisme radical pèse toujours sur le Caucase russe. Elle explique aussi pourquoi Moscou s’est engagé en Syrie contre les djihadistes de toutes obédiences. Retour sur un dossier géopolitique central …

I / LES ISLAMISTES INSTRUMENTALISES DANS LE « GRAND JEU » GEOPOLITIQUE CONTRE LA RUSSIE

L’agitation islamiste dans le Caucase est une vieille affaire. Elle a commencé dès les Années 30 et a été organisée par le IIIe Reich et le Parti nazi allemand pour déstabiliser l’URSS.

L’INSTRUMENTALISATION DES ISLAMISTES CONTRE MOSCOU :

UNE VIEILLE HISTOIRE DE BERLIN A WASHINGTON

Elle a commencé dès les Années 30 et a été organisée par le IIIe Reich et le Parti nazi allemand pour déstabiliser l’URSS. Elle a alors culminé lors de la seconde guerre mondiale en 1941-44 qui a même vu de nombreux musulmans ‘soviétiques’ (Caucase et Tatars de Crimée) combattre avec les Nazis, y compris dans la Waffen SS.

Parmi les collaborateurs des nazis les Frères musulmans, organisé en réseaux par les nazis, depuis leur centrale de Munich. Cfr. le livre enquête « Une Mosquée à Munich. Les Nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident » de Ian Jonhson (2) JC Lattès).

EN 1945, LES RESEAUX MUSULMANS SONT REPRIS EN MAINS PAR LES AMERICAINS ET ENGAGES DANS LA GUERRE FROIDE CONTRE L’URSS

En 1945, les réseaux musulmans sont repris en mains par les Américains et engagés dans la guerre froide contre l’URSS. La fin de celle-ci ne marque pas la fin mais un nouveau départ. Car les géopoliticiens US, dont Brezinski, l’auteur du « Grand Echiquier », ont repris le programme géopolitique du théoricien nazi Rosenberg et leur but final est l’éclatement de la Fédération de Russie. Le Caucase russe, ventre mou de la Russie, est l’un des fronts privilégiés de cette guerre sourde. Les deux guerres de Tchétchénie – 1994 et 1999 (gagnée par Moscou) -, l’agitation au Daghestan en sont les manifestations.

La deuxième guerre de Tchétchénie, déclenchée par les forces fédérales en 1999, a officiellement pris fin en 2009. Mais des attaques et explosions visant notamment les représentants des forces de l’ordre dans le Caucase restent fréquents.

Derrière les ennemis de la Russie : USA, NATO, Saoudiens qui ont pris en mains les djihadistes du Caucase. Vilnius en Lituanie abrite leurs moyens de communication sur le Net. Quand à la Géorgie de la « révolution de couleur » de Saachasvili, ses services secrets offrent réseaux, filières …

Les régions caucasiennes de la Fédération de Russie, Tchétchénie, de Daguestan, d’Ingouchie et de Kabardino-Balkarie, sont touchées, ainsi que la diaspora caucasienne à Moscou.

DU CAUCASE A LA SYRIE UNE MEME BATAILLE

La guerre d’agression contre la Syrie est en partie une projection du conflit du Caucase russe. Les djihadistes caucasiens y combattent dans une grosse katiba de l’ « Emirat Islamique du Caucase ». Et les ennemis de Damas entendent bien exporter le conflit en Russie pour punir Moscou.

Des sources diplomatiques évoquent même en coulisse courant 2013 des menaces directes du prince saoudien Bandar Sultan, patron des services spéciaux de Riad et véritable dirigeant des terroristes islamistes et des djihadistes en Syrie, sur les JO de Sotchi … Des kamikazes originaires du Daghestan, république instable du Caucase russe, organise des attentats sanglants, notamment en 2013 à Volgograd (ex-Stalingrad, sud de la Russie, proche de la Tchétchénie), à quelques semaines des JO de Sotchi ».

Le chef des islamistes du Caucase russe Dokou Oumarov, ennemi numéro un du Kremlin, avait appelé en juillet 2013 dans une vidéo à des attaques contre les JO de Sotchi (sud), qui s’ouvrent le 7 février, pour empêcher “par tous les moyens” la tenue de cet événement. Oumarov a à maintes reprises déclaré qu’il voulait porter le terrorisme partout en Russie. Ils ont menacé Sotchi, mais pas seulement”. “Nous vivons avec la menace terroriste et cette attaque nous le rappelle”, affirme un expert russe. Il s’agissait sans aucun doute d’un avertissement de Bandar Sultan, dont le voyage à Moscou  en 2013, avant les J.O., s’était mal déroulé, à Poutine sur la Syrie.

La Russie a été frappée depuis 1999 par une série d’attentats sanglants, plusieurs d’entre eux étant commis par des femmes-kamikaze, arme privilégiée de la rébellion islamiste. Cette rébellion a notamment revendiqué un double attentat suicide en mars 2010 dans le métro de Moscou (40 morts) et un autre à l’aéroport Moscou-Domodedovo en janvier 2011 (36 morts).

Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la rébellion s’est rapidement islamisée – sous l’impulsion des Américains et des Saoudiens – et a de plus en plus débordé hors des frontières de cette petite république pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.

DANS LE DOCU « PRESIDENT », POUTINE ACCUSE DIRECTEMENT LES USA !

Tourné par la chaîne de télévision publique ROSSIA 1, le documentaire «Président» est consacré aux 15 ans au pouvoir de Vladimir Poutine, qui a été élu en 2012 pour un troisième mandat présidentiel, après avoir été président de 2000 à 2008 et premier ministre en 2008-2012.

* Voir le film ‘PRESIDENT’ sur PCN-TV :

Президент . Фильм Владимира Соловьева/

Président. Le Film de Vladimir Soloviev sur le parcours de Vladimir Poutine …

sur : https://vimeo.com/128418195

Poutine y met en cause directement les américains comme parrains du terrorisme djihadiste en Russie ! Au début des années 2000, «les services spéciaux russes ont observé des contacts directs» entre des rebelles du Caucase du Nord et des représentants des services secrets américains en Azerbaïdjan», y raconte M. Poutine. « Il y a des gens, surtout dans les services secrets des pays occidentaux, qui croyaient que si on déstabilisait leur principal rival géopolitique – et maintenant nous comprenons que pour eux, c’était la Russie – cela serait à leur profit. Mais il s’est avéré que ce n’était pas le cas », a indiqué M. Poutine. « En aucun cas, jamais et nulle part, il ne faut essayer d’utiliser les terroristes pour résoudre ses tâches politiques et même géopolitiques temporaires », a-t-il souligné.

II / DAECH AU CAUCASE

Trop d’analystes africains jugent encore, notamment en Afrique, les djihadistes sur ce qu’ils étaient avant 2011-2014 et les guerres de Libye et de Syrie. C’était avant elles encore le temps de la seconde génération djihadiste, celles des réseaux terroristes alliés à divers gangs mafieux. La première génération étant celle du djihadisme combattant (de l’Afghanistan à la Bosnie), celle de Ben laden. Mais nous sommes aujourd’hui à la troisième génération. Je suis faché quand j’entend parler encore en 2018 à propos de Boko Haram de « secte agonisante » (sic). La troisième génération djihadiste c’est celle des forces militaires transnationales et des « états de facto ».

J’ai toujours souligné combien la sous-estimation des capacité des djihadistes africains était une grave erreur. Et aussi sur la capacité de projection de DAECH, état de facto en structuration en 2014-2017, de ses structures militaires et de ses services secrets (l’Amni) vers d’autre organisations et foyers djihadistes.

DAECH PUISSANCE TRANSNATIONALE

DAECH a été de 2014 à 2017 le modèle et la « maison mère », avec ses structures para-étatiques, ses brigades mécanisées, ses services secrets (lire le livre de Samuel Laurent, L’ETAT ISLAMIQUE) (3). DAECH qui parti de son « califat » à cheval sur l’Irak et la Syrie avait rayonné vers la Libye somalisée, le Sahara (où le chef djihadiste Mochtar Ben Mochtar lui a fait allégeance un temps), l’Afrique centrale ou l’émirat de Boko Haram (et certains osent encore parler de « secte ») s’est vassalisé à lui (4) … L’Etat islamique au Levant vaincu en Syrie et en Irak, il s’est alors projeté vers l’Afghanistan, le sahara libyen, l’Afrique noire.

Le journaliste Samuel Laurent interroge : « Contre qui la France et ses alliés sont-ils entrés en guerre ? Contre une secte terroriste, une bande de dangereux fanatiques ? Ou contre une organisation, puissante et structurée, riche et surarmée, qui prend toutes les apparences d’un État, avec ses ministères, ses régions, ses juridictions, ses divers corps d’armée ? Et jusqu’à ses nombreux et redoutables services de renseignement, l’AMNI ? »

Recueillant les confidences de membres de l’État islamique passés du côté d’Al-Qaïda, l’organisation rivale, ainsi que des acteurs des bouleversements en cours au Moyen-Orient, Samuel Laurent pénètre les arcanes de ce qu’il appelle le « califat de la terreur ». Il en détaille l’architecture secrète, le fonctionnement, le financement. Il révèle les noms et les parcours des principaux responsables, civils et militaires. Il explique clairement dans quel piège mortel tombent les jeunes Français partis combattre aux côtés de leurs coreligionnaires.

Il donne un visage concret à la terreur qui s’est abattue sur la Syrie et l’Irak, et ensuite sur le monde entier (5).

Le clou du livre est le chapitre 8 consacré au calife. Samuel Laurent y balance une bombe : « toute la structure de commandement de l’EI, telle qu’on la connaît aujourd’hui, notamment leur chef, Aboubaker Al-Bagdadi, est passée entre les mains des Américains, dans la même prison, au même moment. Les Américains tenaient tous ces hommes considérés comme éminemment dangereux, pourtant, ils les ont tous libérés, sans aucune raison! » …

JUILLET 2015 :

LES DJIHADISTES DU CAUCASE RUSSE FONT ALLEGEANCE A L’ÉTAT ISLAMIQUE

Mais DAECH s’est aussi étendu en 2014-2015 vers le Caucase et surtout vers la Russie de Poutine. Qui est l’ennemi n°1 des djihadistes, le soutien de Bachar al-Assad, l’allié des chiites de Téhéran. Une Russie, et avant elle l’URSS, contre laquelle les USA ont favorisé l’expansion du djihadisme. Et avant eux le IIIe Reich nazi, parrain fondateur du radicalisme islamiste, celui des Frères musulmans, celui des islamismes caucasiens …

La rébellion terroriste islamiste dans le Caucase russe lui à prêter allégeance en juillet 2015, selon une vidéo publiée alors en ligne, alors qu’environ 2.000 Russes combattraient alors dans ses rangs en Syrie et en Irak selon les services de renseignement russes.

“Nous annonçons notre allégeance et notre obéissance au calife Ibrahim ben Awwad Ibn Ibrahim al-Qoureishi al-Husseini”, connu sous le nom d’Abou Bakr al-Baghdadi, annonçait cette vidéo mise en ligne par le principal groupe de djihadistes islamistes en Russie, le soi-disant “Émirat du Caucase”. “Nous témoignons de ce que tous les combattants du Caucase, de la wilaya (division administrative) de Tchétchénie, de Daguestan, d’Ingouchie et de Kabardino-Balkarie sont unis dans cette décision et que nous n’avons pas de désaccords”, continuait-il en russe, avec des sous-titres en arabe. Le porte-parole de l’organisation Etat islamique, Abou Mohamed al-Adnani, avait alors “félicité les soldats de l’État islamique dans le Caucase”. Abou Bakr al-Baghdadi “a accepté votre allégeance et nommé cheikh Abou Mohamad al-Qadari comme wali (gouverneur) du Caucase”, avait-il indiqué dans un enregistrement. Preuve de l’intérêt grandissant de l’EI pour la Russie, l’organisation terroriste avait lancé fin mai 2015 une version russe de son magazine officiel, intitulé ‘Istok’.

C’était la première fois que l’ensemble de la rébellion islamiste dans le Caucase russe officialisait son ralliement à l’EI, pour qui se battaient déjà 2.000 citoyens russes selon les services de renseignement. Ce ralliement intervenait alors que la Russie, à l’instar de plusieurs pays d’Europe et d’Asie centrale, connaissait une recrudescence de cas de jeunes filles partant en Syrie (le « djihad par le mariage » ou le sexe). Les autorités turques ont ainsi arrêté début juin 2015 14 Russes, dont six femmes parmi lesquelles une étudiante moscovite de 19 ans, qui tentaient d’entrer en Syrie.

UNE SEQUELLE DES GUERRES DE TCHETCHENIE

La majorité des candidats russes au jihad sont originaires des républiques du Caucase russe, notamment de Tchétchénie, théâtre d’une insurrection islamiste avec les troupes russes de 1994 à 1996, avant une seconde guerre en 1999 qui, gagnée par Moscou, a débouché ces dernières années sur le terrorisme islamiste. Les gorges du Pankissi, en Géorgie, à la frontière de la Tchétchénie, fournissent également leur lot de combattants.

QUAND DAECH PROVOQUE L’INTERVENTION MILITAIRE RUSSE EN SYRIE

En juillet 2015, j’écrivais une analyse prospective (6) qui disait ce qui suit : « DAECH s’en prend directement à l’Ours russe. Mais personne ne l’a fait sans subir la colère russe. La guerre contre DAECH va passer de la comédie américano-occidentale à une véritable guerre comme l’Armée russe la mène dans le Caucase russe depuis vingt ans, comme son allié ba’athiste syrien la conduit. Les USA ont besoin du prétexte djihadiste pour leur politique agressive, la Russie a la nécessité d’éradiquer le cancer djihadiste et ses alliés de Damas et Téhéran encore plus. Ce combat est vitaux pour eux ».

L’intervention militaire de la Russie en Syrie, répondant à la demande officielle du président syrien Bachar el-Assad d’« aide militaire » (en date du 30 septembre 2015), démarrait le jour même. Ce même jour, le Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie approuvait l’appel du Président de la Russie, Vladimir Poutine, pour permettre l’utilisation des forces armées russes à l’étranger. Et l’intervention russe débutait  par des bombardements contre des « terroristes ». Il s’agissait de la première intervention militaire de la Russie en dehors des frontières de l’ancienne Union soviétique depuis la guerre d’Afghanistan (1979-1989) …

NOTES :

(1) Cfr. EODE-RUSSIA : DAGHESTAN : UN ATTENTAT DEVANT UNE EGLISE FAIT AU MOINS 5 MORTS

sur  https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel/photos/a.322051284595963.1073741828.321184994682592/1207272966073786/?type=3

(2) Ian Jonhson , UNE MOSQUEE A MUNICH. LES NAZIS, LA CIA ET LA MONTEE DES FRERES MUSULMANS EN OCCIDENT, JC Lattès.

(3) Samuel Laurent, L’ETAT ISLAMIQUE, Seuil, Paris, 2015.

Consultant international, Samuel Laurent sillonne depuis des années les régions contrôlées par les djihadistes, et possède des contacts inégalés dans ces organisations. Il est déjà l’auteur de SAHELISTAN et d’AL-QAÏDA EN FRANCE (Seuil, 2013 et 2014).

(4) Cfr. Luc MICHEL, BOKO HARAM FAIT ALLÉGEANCE À L’ETAT ISLAMIQUE !

sur http://www.lucmichel.net/2015/03/07/lucmichel-net-alerte-rouge-boko-haram-fait-allegeance-a-letat-islamique/

(5) Ce livre est bourré de révélations et d’éclairage. C’est la première fois que toutes les facettes de l’État islamique (EI), son historique, ses structures organisationnelles, son financement, son armement ont été réunies dans un seul bouquin. Samuel Laurent raconte bien son histoire. Il a fouiné au plus proche du feu de l’action et son talent de conteur accroche le public.

(6) Luc MICHEL, DAECH AU CAUCASE ! UNE OPPORTUNITE POUR L’AFRIQUE ?, Edito spécial pour NOUVEAUX HORIZONS MAGAZINE, (Cameroun) N° 5 du 6 juillet 2015, sur http://www.eode.org/nouveaux-horizons-magazine-luc-michel-daech-au-caucase-une-opportunite-pour-lafrique/

J’y écrivais ce qui suit : « C’est une opportunité stratégique pour les états africains en lutte contre Boko Haram, devenu la succursale de DAECH en Afrique centrale. La guerre que mène la Russie et ses alliés est la même que la guerre sans concession que conduisent le Tchad et le Cameroun avec l’aide de la Guinée Equatoriale. Une guerre vitale, impérieuse. Le temps est venu d’une alliance étroite avec la Russie. Et d’en finir avec la fausse « guerre contre le terrorisme », cette tragi-comédie jouée par Washington, Paris ou encore Berlin ! »

(Sources : EODE Think-Tank – NHM magazine)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Néoeurasisme – Néopanafricanisme (Vu de Moscou et Malabo) :

PAGE SPECIALE Luc MICHEL’s Geopolitical Daily https://www.facebook.com/LucMICHELgeopoliticalDaily/

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* Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ) :

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* EODE :

EODE-TV https://vimeo.com/eodetv

WEBSITE http://www.eode.org/

VOICI TRUMP QUI SE LANCE OUVERTEMENT DANS LA RUSSOPHOBIE !

 

Luc MICHEL/En Bref/ 2018 02 18/

Avec Belga – Reuters/

LM.NET - EN BREF trump russophobe (2018 02 18) FR

Ils ont l’air malin ces « analystes de l’émotion » qui avaient cru voir dans Trump, le représentant dans la réalité des généraux les plus radicaux du Pentagone, russophobes et iranophobes, un « ami de Poutine » (sic), ou encore (comme me l’affirmait l’un d’eux il y a quelques jours dans un débat) un de ces « dirigeants patriotes » tendant la main aux « patriotes Poutine et Erdogan » (resic). RT en plein aveuglement donnait le ton (1). Mais la Géopolitique c’est précisément refuser toute émotion et surtouttoute illusion …

Voici Trump dans la Russophobie dure !

« MOSCOU A REUSSI A SEMER LA DISCORDE AUX ETATS-UNIS », SELON TRUMP

Dénonçant les commissions, enquêtes et “haine entre partis” provoqués par l’affaire russe, Donald Trump a affirmé dimanche que Moscou avait “réussi au-delà de ses rêves les plus fous” si son intention était bien de “semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis”.

“Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique!”, a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets. “Si le BUT de la Russie était de semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous”, écrit Donald Trump.

Ce message ponctue une nouvelle avalanche de tweets postés par Donald Trump à partir de 06H30 du matin alors que le président passe ce long week-end, lundi étant férié aux Etats-Unis, dans sa demeure en Floride. Tous sont centrés autour de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Aucun ne fait mention des 17 personnes tuées dans un lycée de Floride mercredi, alors que Donald Trump a été personnellement interpellé samedi par des élèves lors d’un rassemblement anti-armes. Donald Trump a accusé samedi soir le FBI d’avoir raté les signes avant-coureurs qui pointaient vers le tueur, Nikolas Cruz, jugeant que la police fédérale américaine passait en revanche “trop de temps” sur l’enquête russe.

Washington a formellement accusé vendredi 13 Russes, dont un proche de Vladimir Poutine, d’avoir favorisé en 2016 la candidature de l’actuel locataire de la Maison Blanche. “Je n’ai jamais dit que la Russie ne s’était pas mêlée de l’élection, j’ai dit +c’est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou ça peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur. ‘Le

+mensonge’ russe, c’était que l’équipe de campagne de Trump avait été

complice de la Russie – Elle ne l’a jamais été!”, a encore martelé dimanche Donald Trump …

LUC MICHEL/ ЛЮК МИШЕЛЬ/

(1) Comment les illusions remplacent l’analyse :

Lire https://www.rt.com/usa/367375-trump-flynn-national-adviser/

« Les premiers signaux définitifs semblent indiquer que les politiques étrangères américaines sont destinées à subir un changement historique sous la présidence de Donald Trump. Russia Today l’a confirmé vendredi en citant une «source proche» (sans mentionner la nationalité). Le média spécule que Trump a nommé le Lt. gen. à la retraite Michael Flynn comme conseiller de sécurité nationale dans l’administration entrante. Fait intéressant, le premier rapport faisant autorité est originaire de Moscou », commentait il y a un an un autre de ces « analystes de l’émotion.

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LE SCANDALE OXFAM

 

Voir sur PANAFRICOM-TV/

LE ‘ZOOM AFRIQUE’ DE PRESS TV (IRAN)

  1. DU 15 FEVRIER 2018 – AVEC LUC MICHEL:

LE SCANDALE OXFAM. LES ONG OCCIDENTALES EN QUESTION EN AFRIQUE … (PRESS AFRIQUE)

sur https://vimeo.com/256237317

LM.PRESS TV - ZOOM AFRO oxfam (2018 02 15)

Dans cette édition du 15 février 2018 :

# L’AFFAIRE OXFAM …

Que représente ce scandale ?

Que sait-on de l’Ong Oxfam ,

Que lui reproche-t-on ?

En quoi consiste l’aide publique britannique au développement ?

Le géopoliticien Luc Michel répond à PRESS TV (Iran) …

L’ONG BRITANNIQUE OXFAM ACCUSEE DE SCANDALE SEXUEL EN AFRIQUE. QUEL ROLENT JOUENT LES ONGS OCCIDENTALES EN AFRIQUE ?

Oxfam impliquée dans des fêtes avec des prostituées à Haïti (2011) au Tchad (2006).

Des employés d’Oxfam étaient déjà accusés d’avoir engagé des prostituées pendant une mission à Haïti, par le Times. Voilà que des collaborateurs d’Oxfam auraient également payé des prostituées lors de soirées au Tchad, rapporte dimanche ‘The Observer’, la version dominicale du journal ‘The Guardian’. L’information surgit seulement deux jours après la révélation de faits semblables en Haïti. Les événements du Tchad se sont déroulés il y a plus de dix ans, lorsque le Belge Roland Van Hauwermeiren dirigeait les opérations de l’ONG dans ce pays d’Afrique centrale. “Des femmes que nous pensions être des prostituées ont été invitées à maintes reprises au quartier général d’Oxfam”, selon les confidences d’un collaborateur au journal britannique. Un responsable a été licencié en 2006, selon un ancien employé. “Ils invitaient des femmes pour les fêtes. Nous savions qu’elles n’étaient pas juste des amies. Toujours selon la même source, l’organisation ferait « un fantastique travail » mais il s’agit d’ « un problème que l’on retrouve dans l’ensemble du secteur ».

# ALLER PLUS LOIN SUR LE SCANDALE OXFAM …

Lire sur PANAFRICOM-NEWS/

ENCORE UNE ONG OCCIDENTALE DONT LA FACADE SE LEZARDE (I): DES EMPLOYES D’OXFAM ACCUSES D’AVOIR ENGAGE DES PROSTITUEES PENDANT UNE MISSION A HAÏTI

Sur http://www.panafricom-tv.com/2018/02/10/panafricom-news-encore-une-ong-occidentale-dont-la-facade-se-lezarde-i-des-employes-doxfam-accuses-davoir-engage-des-prostituees-pendant-une-mission-a-haiti/

Lire sur PANAFRICOM-NEWS/

ENCORE UNE ONG OCCIDENTALE DONT LA FACADE SE LEZARDE (II): OXFAM IMPLIQUEE DANS DES FETES AVEC DES PROSTITUEES AU TCHAD

Sur http://www.panafricom-tv.com/2018/02/12/panafricom-news-encore-une-ong-occidentale-dont-la-facade-se-lezarde-ii-oxfam-impliquee-dans-des-fetes-avec-des-prostituees-au-tchad/

# AUSSI DANS CE « ZOOM AFRIQUE », L’ACTU AFRICAINE DU JOUR :

* Une Rectification sur le franc CFA, l’Afrexit CFA, le combat pour une monnaie unique africaine et la position des grandes puissances (Russie, Chine, USA et FMI, France de Macron).

* Sommet RDC – Congo Brazzaville – Angola :

Face au chantage et aux pressions de l’Occident, le président Kabila compte sur ses voisins

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: GEOPOLITIQUE AFRICAINE. LE PIVOT DE DJIBOUTI

* Voir sur PANAFRICOM-TV/

LE ‘ZOOM AFRIQUE’ DE PRESS TV (IRAN)

  1. DU 14 FEVRIER 2018 – AVEC LUC MICHEL:

GEOPOLITIQUE AFRICAINE. LE PIVOT DE DJIBOUTI (PRESS AFRIQUE)

sur https://vimeo.com/256237382

LM.PRESS TV - ZOOM AFRO djibouti (2018 02 14) (2)

* Dans cette édition du 14 février 2018 :

Géopolitique. La question de Djibouti et les enjeux pour la Chine

Que dit Press TV ?

« La Chine cherche un remplaçant à Djibouti.

Les Chinois n’ont aucun problème à cohabiter avec les Occidentaux à Djibouti, à condition qu’on ne vienne pas constamment espionner leurs installations. Les Américains, en revanche, font une fixation sur la Chine. Ils répètent sans cesse que cette présence chinoise les gêne dans leurs opérations.

Les Chinois ont de vastes projets pour l’Afrique. Ils cherchent à l’heure actuelle un corridor d’accès maritime fiable pour l’est du continent, car ils sont de plus en plus frustrés par leur position à Djibouti et la versatilité d’Ismaïl Omar Guelleh.

La zone n’est pas aisée pour faire du commerce, mais elle reste vitale pour le transit des matières premières — et surtout du pétrole. Situé en face du détroit de Bab el-Mandeb, quatrième passage maritime mondial pour l’approvisionnement énergétique, il dispose aussi d’un positionnement géographique sans équivalent.

Mais les États-Unis, alliés traditionnels de Djibouti, voient d’un mauvais œil la présence chinoise, et les caprices du gouvernement djiboutien donnent du fil à retordre aux Chinois, qui pourraient changer d’avis et trouver un allié plus stable pour leurs projets à venir. »

Le géopoliticien Luc MICHEL explique les enjeux et pourquoi Djibouti est un « pivot géopolitique » en Afrique …

ALLER PLUS LOIN :

* voir sur PCN-TV/

LUC MICHEL & FABRICE BEAUR:

NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE. VERS L’INTEGRATION GEOECONOMIQUE DE L’AXE EURASIE-AFRIQUE

sur https://vimeo.com/218758549 _______________

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BULC: “AVANTI CON LA TORINO-LIONE. I RITARDI METTONO A RISCHIO I FONDI DELL’UNIONE EUROPEA”

La commissaria ai Trasporti: «In gioco 800 milioni di prestiti. Confido che Francia e Italia porteranno a termine il progetto»

Violeta Bulc, commissaria europea ai Trasporti

Pubblicato il 17/02/2018
MARCO BRESOLIN
INVIATO A BRUXELLES

Venerdì i 27 leader Ue si troveranno a Bruxelles per iniziare le trattative sul prossimo bilancio europeo post-2020. Con l’uscita del Regno Unito ci saranno meno soldi sul piatto e nuovi capitoli di spesa da finanziare. Alcuni andranno sacrificati. Violeta Bulc, commissario europeo ai Trasporti, lancia un appello per salvaguardare i finanziamenti destinati ai progetti infrastrutturali già avviati. Tra questi c’è anche la Torino-Lione. Per il tunnel di base servono in totale 8,6 miliardi di euro: l’Ue ha già fatto la sua parte nel primo lotto da 1,9 miliardi, con un finanziamento da 813 milioni di euro. Soldi a oggi “blindati”, ma a patto che le titubanze mostrate nei mesi scorsi sul versante francese non riemergano, causando ulteriori ritardi: in quel caso anche i fondi europei già stanziati potrebbero essere a rischio. 

La Commissione ha presentato le sue proposte per il prossimo bilancio e tra le vostre priorità c’è la Tav.  

«La Torino-Lione è il tipico progetto che sarebbe difficile da realizzare senza l’Ue. Non è solo un progetto transfrontaliero tra Francia e Ue, ma ha un’importanza decisiva per l’intero mercato unico europeo perché è parte del corridoio Mediterraneo, uno dei nove corridoi che connettono i Paesi Ue». 

Recentemente, però, sono emerse alcune perplessità, soprattutto a Parigi. Poi Macron ha corretto il tiro. Oggi qual è lo stato dell’arte?  

«Sono incoraggiata dagli ultimi impegni presi da Francia e Italia che hanno annunciato di voler proseguire con i lavori. Ho fiducia che entrambi i Paesi portino a temine il progetto». 

Altrimenti c’è il rischio di perdere parte degli 813 milioni di euro già stanziati? 

«Non è mia intenzione fare minacce perché non credo sia utile. Ma certamente ci sono delle regole e noi faremo una valutazione di tutti i progetti finanziati dalla Ue: all’inizio del prossimo anno, poi, proporremo eventuali modifiche nelle dinamiche di finanziamento. Voglio comunque ribadire che siamo pronti a sostenere il progetto a impegnarci con tutti gli attori in gioco per fare in modo che i lavori vengano eseguiti in tempi ragionevoli. A oggi non ho dubbi, ma staremo a vedere». 

Mai dare nulla per scontato?  

«Francia e Italia mi hanno assicurato che gli impegni, presi anche ai livelli più alti, saranno mantenuti. Ma non vuol dire che smetteremo di vigilare: non bisogna mai abbassare la guardia. Continueremo a monitorare la situazione da vicino».  

Resta l’opposizione di chi contesta la Tav e in particolare delle comunità locali: come giustifica davanti a loro la necessità di quest’opera?  

«Dicendo che è fatta con l’obiettivo di provocare il minor impatto ambientale. Poi li inviterei a vedere i benefici Ue: nessuna economia locale può avere successo se isolata dal resto. La connettività è un simbolo di forza. E c’è anche la questione inquinamento, destinato a diminuire con l’incremento del trasporto su ferro». 

Il prossimo bilancio dell’Ue rischia di essere più magro, serviranno tagli: quali rischi per la Tav?  

«Stiamo invitando gli Stati a riconoscere l’importanza dei nove corridoi e quindi a mantenere gli impegni. Per completare questa rete di infrastrutture servono 500 miliardi entro il 2030. Vogliamo che i progetti per le reti ferroviarie siano al centro del prossimo bilancio». 

Anche se c’è il rischio che vengano scavalcati da altre priorità…  

«Ci sono nuovi bisogni da finanziare, come la gestione dei flussi migratori, la sicurezza, la difesa. Abbiamo messo sul tavolo diverse opzioni, spetta agli Stati stabilire le priorità. Tenendo ben presenti le possibili conseguenze negative legate ai ritardi nelle discussioni. Per questo serve un bilancio in tempi rapidi, con obiettivi chiari». 

WHAT IS MEXICO TO RUSSIA? – LAVROV INTERVIEW TO THE MEXICAN NEWSPAPER EXCÉLSIOR AND SPANISH RT (THE MOSCOW – MEXICO RELATIONSHIP DEEPENS II)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 02 17/

LM.GEOPOL - Mexico russia relations II (2018 02 17) ENGL 1

We mentioned a week ago the arrival of Russia in Mexico and its geopolitical implications. Here we give the Russian point of view through a recent interview given by Russian Foreign Minister Lavrov to the Mexican newspaper ‘ Excélsior ‘ last November.

Russia formally established diplomatic relations with Mexico back in 1890. In August 1924, Mexico became the first country in the Americas to establish relations with the Soviet Union.

* See on LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ THE MOSCOW – MEXICO RELATIONSHIP DEEPENS. OR HOW RUSSIA INVITES ITSELF INTO THE DISPUTE BETWEEN MEXICO AND THE USA OF TRUMP …

on http://www.lucmichel.net/2018/02/09/luc-michels-geopolitical-daily-the-moscow-mexico-relationship-deepens-or-how-russia-invites-itself-into-the-dispute-between-mexico-and-the-usa-of-trump/

* Résumé français :

Nous évoquions il y a une semaine l’arrivée de la Russie au Mexique et ses implications géopolitiques. Nous donnons ici le point de vue russe au travers d’une récente interview donnée par le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov au journal mexicain ‘Excélsior’ en novembre dernier. « Le développement constant de la coopération avec le Mexique fait partie intégrante de notre politique de renforcement de l’interaction avec les pays de l’ALC. Le président russe Vladimir Poutine et le président mexicain Enrique Peña Nieto ont discuté des possibilités de renforcer la coopération bilatérale dans différents domaines lors d’une réunion en marge du sommet des BRICS à Xiamen, en Chine, en septembre de cette année », précise Lavrov. La Russie a officiellement établi des relations diplomatiques avec le Mexique en 1890. En août 1924, le Mexique est devenu le premier pays des Amériques à établir des relations avec l’Union soviétique …

# LAVROV ON THE RUSSIA-MEXICO RELATION

Beside his interview with ‘Excélsior’, Minister Lavrov spoke too on this topic to RT. “Russia enjoys warm relations with Mexico including trade and high-tech investments, and even cooperation in the UN and G20. And all of this is without Moscow meddling in Mexican elections,”

Russia’s foreign minister joked.

Speaking to RT Espanol’s Aliana Nieves, Sergey Lavrov said “recent developments in Latin America, where some leftist governments were forced out or were defeated by right-wing parties, did not affect the region’s relations with Russia. Some countries have elections approaching, but Moscow again does not see much of a change there,” he said.

On the topic of ties with Mexico, which is set to hold general elections in 2018, Russia’s top diplomat adopted a less serious tone :

“Now, as far as Mexico is concerned, again, we don’t see any ‘Russian factor’ in the Mexican elections. Nobody accuses us of meddling in this country,” he said sarcastically, referring to the array of allegations that Russia played a role in the 2016 US elections, the

2017 German elections and a number of other votes.” Taking a more serious line, he added: “We have very good plans for developing our cooperation with Mexico, including trade, investments, civil aviation and a number of other high-tech industries.” Meanwhile, Moscow has “never seen any single fact from the governments which accuse us of meddling in their internal affairs,” Lavrov stressed.

Positive changes are underway in Venezuela, where the government and opposition have engaged in talks, the minister added. “If nobody intervenes in this process, I think they can work out an agreement… Some people start whispering things into the ears of the opposition, asking them, encouraging them to take a tougher stance [against the government],” according to the Russian diplomat.

# FOREIGN MINISTER SERGEY LAVROV’S INTERVIEW WITH THE MEXICAN NEWSPAPER EXCÉLSIOR (PUBLISHED 17 NOVEMBER 2017)

Excerpt on the Russia-Mexico relation …

Question:

What is Mexico to Russia? Are there plans for more ambitious bilateral economic and political relations? What are the possibilities for signing a trade agreement in the short or medium term?

Sergey Lavrov:

Mexico is Russia’s traditional partner in Latin America and the Caribbean (LAC), relations with which go centuries back. This year we will mark two dates, the 127th anniversary of our diplomatic relations together with 20 years since the signing of the Declaration on Principles for Relations and Cooperation between our states.

The consistent development of cooperation with Mexico is an integral part of our policy for strengthening interaction with the LAC countries. President of Russia Vladimir Putin and President of Mexico Enrique Peña Nieto discussed possibilities for building bilateral cooperation in various spheres during a meeting on the sidelines of the BRICS summit in Xiamen, China in September this year.

Our peoples are bound together by friendship, trust and sympathy, and our humanitarian and cultural ties include numerous contacts between our citizens. Back in the early 20th century, famous Russians, including ballet dancer Anna Pavlova, poet Vladimir Mayakovsky, film director Sergey Eisenstein as well as scientist Nikolai Vavilov visited Mexico. Russian ethnographer Yury Knorozov is famous for deciphering the Maya script. Russians love works by the unique Mexican Muralists Diego Rivera, Jose Clemente Orozco and David Alfaro Siqueiros.

Last year, Russian-Mexican trade amounted to $1.4 billion. We are implementing large investment and infrastructure projects. Mexico’s Interjet owns 22 Sukhoi Superjet 100 passenger liners. We have taken note of positive trends in our energy cooperation where the Russian parties are the state-owned Rosatom and the privately owned LUKOIL. We welcome the energetic work of our Mexican partners in Russia. In particular, Nemak opened an automobile components plant in the Ulyanovsk Region in September 2015, and Gruma International Food launched production in Russia in September 2017. Of course, our trade and investment ties have much more potential. The Russia-Mexico Mixed Commission on Economic, Commercial, Scientific-Technical Cooperation and Marine Navigation is contributing to their development. There are good cooperation prospects in aircraft manufacturing, shipbuilding, chemicals and pharmaceuticals, marine equipment, power generation, automobile manufacturing, railway equipment and agriculture.

Dialogue between our business quarters is very important. We would like Mexican representatives to be more active at the St Petersburg International Economic Forum, the Eastern Economic Forum in Vladivostok, the International Forum of Technological Development in Novosibirsk, the INNOPROM International Industrial Fair in Yekaterinburg, as well as the Russian Energy Week.

In October, Industry and Trade Minister Denis Manturov together with representatives from over 50 Russian companies attended the Mexican Business Summit in San Luis Potosi. We hope the contacts they have established there will produce practical results soon.

Work is ongoing on a long-term programme of trade, economic, scientific and technical cooperation. The draft of this programme has been forwarded to our Mexican partners for coordination. We hope to be able to sign this document in the near future. It is also obvious that broader business interaction can facilitate the signing of a visa free travel agreement in the interests of our people.

Russia and Mexico are actively cooperating on the international stage, including at the UN, the G20, APEC plus other international venues. We have been working consistently to promote international relations that are based on international law, non-interference in the internal affairs of sovereign states, as well as the exclusively political and diplomatic solution to crises and conflicts.

I hope that the upcoming visit to Russia by Foreign Secretary Luis Videgaray Caso between November 16-17 will help strengthen the multifaceted Russian-Mexican relations.

Question:

Mexico and Russia are both in the sights of Washington now, and both countries’ diplomatic relations with the United States have become strained. Can this be described as an opportunity to strengthen relations between Mexico and Russia?

Sergey Lavrov:

Relations with any country are valuable to us, per se. We develop them regardless of changes in the political situation. This is fully applicable to our cooperation with Mexico. We hope that long-term Russian-Mexican ties will continue to develop on the basis of equality, mutual benefit and respect for each other’s interests. No matter what relations either country may have with the United States, Russia is always open to cooperation with Mexico on the above principles.

Question:

Are Mexican elections of interest to Russia? Does it matter to you who will assume the presidential office in Mexico next year?

Sergey Lavrov:

We are interested in strengthening cooperation with Mexico as an active and independent international player. We note with satisfaction that a strengthening of Russian-Mexican ties enjoys broad support among the Mexican public and in the country’s political circles. We hope to preserve and increase the accumulated capital of our fruitful partnership through concerted efforts.

As for elections, they are an internal affair for Mexico. We will develop relations with any elected president. This brings to mind a quote from your great political and state leader, the national hero of Mexico, Benito Juarez, who said: “The principle of non-intervention is one of the first obligations of governments; it boils down to respect for the freedom of peoples and for the rights of nations.” (El principio de no intervencion es una de las primeras obligaciones de los gobiernos, es el respeto debido a la libertad de los pueblos у a los derechos de las naciones). Russia has always been committed to this principle.

(Sources: Russian MFA – Excélsior – RT – EODE Think-Tank)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

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LES BARBOUZERIES DE MACRON : VOICI LA ‘CELLULE DEMOLITION’ CONTRE FILLON !

# LUCMICHEL. NET/

 

Les ministres de Sarkozy sur écoutes

et la “cellule de démolition” de Fillon créée par Macron:

Laurent Wauquiez lance un pavé dans la mare !

Luc MICHEL/En Bref/

Avec AFP/ 2018 02 16/

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Descente dans les égouts de la politique française et du parlementarisme bourgeois. Vous avez-dit « démocratie » ?

Vous vous rappelez du « cabinet noir » de Hollande que dénonçait Fillon ?

Nicolas Sarkozy plaçait ses ministres sur écoutes, et Emmanuel Macron avait mis en place une “cellule de démolition” de François Fillon, affirme Laurent Wauquiez (leader des ‘Républicains’), selon un extrait sonore d’une conférence donnée à l’Ecole de management de Lyon, diffusé vendredi sur TMC.

LES BARBOUZERIES DE SARKOZY …

“Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres.

Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on rentrait en Conseil des ministres”, relate Laurent Wauquiez dans cet enregistrement, réalisé à son insu, et dont des extraits ont été diffusés dans l’émission ‘Quotidien’.

Contacté par l’AFP, l’entourage de M. Wauquiez n’a pas souhaité faire de commentaires.

… ET LE « CABINET NOIR » DE MACRON

Quant à Emmanuel Macron, “objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré. Que Fillon gagne la primaire et que derrière, il le démolisse… Je suis sûr et certain, qu’il l’a organisé, je pense qu’ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition”, affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d’être classée par le parquet de Paris, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse. “Il sait très bien ce qu’il a fait”. “Il va tomber”, dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l’annonce du classement sans suite de l’enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, “l’incarnation de ce qu’a été

(Jérôme) Cahuzac”. Wauquiez revient également sur l’appel à la démission lancé par son parti à l’encontre du ministre, ex-LR lui-même. “J’ai sorti ça, j’ai été en minorité à l’intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J’ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit ‘non mais nous on trouve que c’est bien, faut qu’il reste, présomption d’innocence’. En ayant eu une séance de débat autour de la table avec un certain nombre de responsables de notre famille politique… En les regardant dans les yeux, je me

demandais: il y en a combien qui se disent ‘pourvu que ça ne m’arrive pas'”.

“Diffamations, injures, vulgarité… Une conception particulière de l’enseignement… Les étudiants de EMLYON méritent mieux!”, a réagi sur Twitter Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Une non-réponse tropfacile !

LUC MICHEL/ ЛЮК МИШЕЛЬ/

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RETOUR SUR LES GUERRES DE YOUGOSLAVIE: LE KOSOVO FRUIT VENIMEUX DE LA POLITIQUE AMERICAINE

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 02 16/

LM.GEOPOL - Kosovo dix ans (2018 02 16) FR 2

Etat fantoche, « bantoustan » mafieux américano-atlantiste dans les Balkans, le Kosovo, qui célèbre demain samedi les dix ans de sa proclamation d’indépendance, est le fruit de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. Soutenue par Moscou, la Serbie ne le reconnaît toutefois pas.

LM.GEOPOL - Kosovo dix ans (2018 02 16) FR 5

De la mort de Tito en 1980 à l’indépendance du Kosovo en 2008, les principaux événements qui ont conduit à l’explosion sanglante de la Yougoslavie dans une série de conflits meurtriers dans les années 1990, sont l’œuvre planifiée de la politique américaine.  Les guerres de Yougoslavie – dites encore hypocritement « Guerre des Balkans » pour dissimuler leur but véritable – n’ont pas répondu à une fatalité (1). Mais bien à un plan géostratégique des USA, soutenu par leur vassaux de l’OTAN et de l’UE, qui continuait les plans ayant conduit à l’implosion de l’URSS et à la victoire occidentale dans la Guerre froide.

L’indépendance du Kosovo en a été la dernière étape. Un abcès purulent au cœur des Balkans. Derrière lequel brûle toujours sous la cendre les feux d’un concept géopolitique opérationnel, agité périodiquement par les USA, la « Grande-Albanie » (2). Un dossier hélas pas clôturé pour le grand malheur des Balkans et de l’Europe  …

I / AU CŒUR DE LA GEOPOLITIQUE AMERICAINE :

POURQUOI ET COMMENT LES OCCIDENTAUX ONT CREE LE KOSOVO

Après la Seconde Guerre mondiale, le Kosovo, petit territoire enclavé des Balkans occidentaux, peuplé majoritairement d’Albanais musulmans (suite à l’occupation ottomane de la Serbie), mais berceau historique de la Nation serbe, est intégré à la Fédération de Yougoslavie du communiste Josip Broz Tito.

DESINTEGRATION DE LA YOUGOSLAVIE :

LE KOSOVO DE LA GUERRE A « L’INDEPENDANCE »

En 1974, il devient une “province autonome” de la Serbie, membre de la Fédération de Yougoslavie. Le Kosovo, qui abrite des monastères chrétiens orthodoxes historiques, est avec raison considéré par les Serbes comme le berceau de leur identité et de leur religion. En 1989, le nouveau président serbe Slobodan Milosevic réduit considérablement son autonomie, générant une contestation violemment réprimée. En 1990, les leaders albanais déclarent l’indépendance du Kosovo, rejetée par le gouvernement serbe. Ibrahim Rugova, “père de la nation” et agent occidental, installe une société parallèle.

Les guerres de Croatie (1991-95) et de Bosnie (1992-95) déclenchent le processus de désintégration de la Yougoslavie. Leur terme ne s’accompagne pas d’un apaisement au Kosovo, où les menées déstabilisatrices des USA, de l’OTAN et de l’Albanie américanisée obligent à la répression du gouvernement Slobodan Milosevic. Un processus qui s’accentue jusqu’à aboutir à un conflit ouvert.

Entre 1998 et 1999, la guerre du Kosovo entre séparatistes albanais (les terroristes maffieux de l’UCK organisés par l’OTAN et les maffias

albanaises) et forces serbes fait plus de 13.000 morts, Kosovars albanais et serbes (massacrés par l’UCK). Presqu’un million de réfugiés affluent en Albanie et en Macédoine, affolés par les bombardements de l’OTAN et aussi la propagande des médias de l’OTAN, qui vise à créer un prétexte d’intervention humanitaire.

Après le soi-didant « massacre de Racak » (une provocation médiatique occidentale), l’OTAN intervient au Kosovo avec une campagne de bombardements de 78 jours, visant des cibles militaires serbes. Mais selon l’organisation Human Rights Watch, 500 civils, serbes et kosovars albanais, ont été tués dans ces frappes, qui restent une humiliation et un traumatisme pour les Serbes. Les forces serbes se retirent du Kosovo le 10 juin 1999. L’ONU et l’Otan le placent « sous protection ». Comme le IIIe Reich nazi avait placé sous protection la Bohême-Moravie en 1938, après avoir disloqué la Tchéchoslovaquie après les « accords de Munich »…

Après la guerre, des tensions persistent entre la majorité albanaise kosovare et la minorité serbe, notamment dans la ville divisée de Mitrovica (nord). En 2004 des émeutes anti-serbes font 19 morts, avec des victimes dans les deux communautés.

QUELS ETAIENT LES BUTS DE GUERRE DES USA ET DE L’OTAN CONTRE LA YOUGOSLAVIE ?

La destruction de l’URSS, but ultime de la première Guerre froide (de

1945 à 1990), continué en opération de démembrement de la Fédération de Russie (de 1991 à nos jours), passait par le démembrement de la Yougoslavie, la IIe de Tito et la IIIe de Milosevic.

« De 1991 à 2008, une seule et même logique a animé les stratèges

américains: la destruction de la Serbie, afin que celle-ci soit la plus faible possible a l’avenir, au moment historique inévitable ou elle allait de nouveau se tourner vers la Russie. Bien sûr, il fallait dans le même temps une Russie également affaiblie au maximum. Si de

1991 à 2000 une guerre militaire et médiatique a été menée contre la Serbie de Milosevic en vue de son anéantissement, dans le même temps, c’est une guerre économique et morale qui était menée contre la Russie d’Eltsine », analyse un historien serbe.

« La croisade contre le monde communiste s’est transformée en croisade contre le monde orthodoxe, et contre son centre névralgique et politique le plus souverain : la Russie ». Le théoricien du « containment » russe en Eurasie, Zbigniew Brezinski, affirmait lui-même en 2007 que « Le principal ennemi de l’Amérique était désormais l’église orthodoxe russe ».

La création de la grande Albanie (2) peut sans doute être vue dans ce sens historique et géostratégique. « Elle est une nouvelle allumette jetée, une allumette qui pourrait créer une étincelle et déclencher un nouvel incendie dans le brasier balkanique. Cet incendie aurait pour conséquence d’affaiblir un peu plus l’Europe, mais aussi de déstabiliser un peu plus le monde orthodoxe (Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie…) et de freiner son rapprochement avec la Russie ».

Par ricochet, « c’est donc l’influence russe en Europe de l’Est qui serait remise en cause, et donc son rapprochement avec l’Europe de l’Ouest. Ce faisant, l’Amérique aurait atteint une nouvelle fois son objectif essentiel : éviter un rapprochement continental et européen entre les mondes catholiques et orthodoxes ». Avec à la clé la « Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik » qu’annonçaient Jean Thiriart et notre Ecole de Géopolitique « euro-soviétique » des Années ’80 (3) …

UNE INDEPENDANCE VIRTUELLE POUR UN ETAT FANTOCHE

Le 17 février 2008, le Parlement du Kosovo, sur les ordresde Washington et de l’OTAN, déclare « l’indépendance », immédiatement reconnue par les Etats-Unis et de nombreux pays européens. En revanche elle est rejetée par la Serbie, la Russie. Mais aussi d’autres pays comme l’Espagne, qui y voient un précédent inquiétant pour leurs propres régions aux velléités indépendantistes.

En 2009 le Kosovo, parrainé par les USA, devient membre du FMI et de la Banque mondiale. En 2010, la Cour internationale de justice considère son indépendance « conforme au droit international » (on s’en souviendra à Moscou en Crimée en 2014). La Serbie ne la reconnaît toujours pas, mais participe à partir de 2011 à des discussions sous le parrainage de Bruxelles, alors que le Kosovo et la Serbie veulent adhérer à l’Union européenne. Leurs Premiers ministres se rencontrent pour la première fois. Depuis environ deux ans, les discussions de normalisation entre Belgrade et Pristina sont au point mort. Comédie insincère organisée sous la pression de l’UE ! Et leurs relations connaissent des épisodes de tensions récurrents.

« Bantoustan » américano-atlantiste, le Kosovo, qui n’a pas d’armée, reste sous « protection » de l’OTAN.

DIX ANS APRES LE KOSOVO EST TOUJOURS UN ETAT MAFFIEUX VIRTUEL

Le Kosovo, qui « fête » samedi les dix ans de sa proclamation d’indépendance, a une « souveraineté toujours en construction » (dixit

l’AFP) et obstinément rejetée par sa minorité serbe et Belgrade. Ils sont désormais quelque 115 pays à reconnaître le Kosovo indépendant, dont 23 des 28 membres de l’Union européenne, ainsi que les Etats-Unis, indéfectibles soutiens de Pristina Pas de fête dans les secteurs où vit la minorité serbe dont l’allégeance va toujours à Belgrade même si elle a désormais des députés au Parlement et compte des ministres au gouvernement kosovar.

Avec le soutien de la Russie, la Serbie mène une guérilla diplomatique, légitime, parvenant à fermer à son ancienne province albanaise la porte des Nations unies et de nombreuses institutions internationales, comme l’Unesco ou Interpol.

Au cœur de la question kosovare, le rejet d’une autonomie serbe ! Ce rejet sans appel « limite de facto l’exercice de la souveraineté kosovare dans des secteurs entiers du Kosovo ». C’est le cas dans le nord du Kosovo, notamment à Mitrovica, ville toujours divisée près de deux décennies après la guerre entre forces serbes et rebelles indépendantistes kosovars albanais de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Un accord dit « de normalisation des relations », prévoit un statut pour les municipalités où vit la minorité serbe. Il n’a toujours pas été dessiné, Pristina rejetant avec force toute autonomie, projet caressé par Belgrade. Les Serbes représenteraient 120.000 du 1,8 million d’habitants, une estimation puisqu’ils ont refusé de prendre part au dernier recensement de 2011.

“L’intégrité territoriale du Kosovo est intangible, indivisible, et reconnue internationalement”, les a prévenus cette semaine le président Hashim Thaçi. Un des chefs maffieux de l’UCK, lié au crime transnational. Dans un récent entretien avec l’AFP, l’homme fort du pays, ancien chef politique de la guérilla terroriste indépendantiste, a toutefois souhaité la conclusion en 2018 d’un “accord historique”, “seul chemin possible pour que le Kosovo et la Serbie aillent de l’avant”. S’il devait être conclu, “la communauté internationale devra accepter” cet accord, avait-il ajouté.

Les relations entre Pristina et ses alliés occidentaux se sont tendues depuis un an. Sa volonté de doter unilatéralement le Kosovo d’une armée a d’abord été accueillie froidement par les chancelleries. La sécurité du Kosovo est toujours assurée par une force internationale menée par l’OTAN.

II : LES SYMPTOMES DE LA FAILLITE DU NON-ETAT KOSOVAR

S’ils reconnaissent celle-ci, les Occidentaux insistent sur les progrès qui restent à accomplir. Selon le « Rapport de 2016 de l’UE sur le Kosovo », la corruption “prévaut toujours dans de nombreux secteurs et continue d’être un grave problème”.

L’ECHEC POLITIQUE ET ECONOMIQUE D’UN ETAT FANTOCHE CORROMPU ET NON VIABLE

La réaction a été encore plus vive quand des députés kosovars ont en vain tenté en décembre d’abroger le Tribunal international notamment chargé de juger les crimes de guerre imputés à l’UCK maffieuse, dont les anciens commandants restent aux commandes du pays. Pour beaucoup d’élus, cette instance, composée de magistrats étrangers et installée à La Haye, « viole la souveraineté de ce pays ».

Avec le règlement d’un litige frontalier avec le Monténégro, l’établissement d’un Etat de droit répondant à ses critères, est une condition fixée par l’UE à la libéralisation des visas. On est fort loin ! Pour les Kosovars, ce serait pourtant une priorité. Près d’un tiers de la population (700.000, selon les estimations) vit déjà à l’étranger, apportant des devises précieuses à un pays qui reste un des plus pauvres d’Europe. Beaucoup d’autres aspirent au départ d’un pays où le chômage touche un tiers de la population active (30,6%), la moitié des moins de 24 ans (50,9%), selon les chiffres officiels.

D’après l’agence nationale des statistiques, un Kosovar sur six (17,6%), vit sous le seuil de pauvreté.

La diaspora a son ministère. Ils sont 700.000 Kosovars albanais à l’étranger, surtout en Allemagne et en Suisse, pour environ 1,8 million d’habitants. Elle joue un rôle économique majeur. Durant les dix premiers mois de 2017, elle a apporté quelque 620 millions d’euros de devises.

UNE SOUVERAINETE VIRTUELLE SUR LEQUEL PESE L’ULTRA-NATIONALISME DE LA « GRANDE-ALBANIE » ET LA DOMINATION AMERICAINE

« Le Kosovo, qui fête samedi les dix ans de son indépendance, a un drapeau dont peu se préoccupent, quatre codes téléphoniques », explique l’AFP. « Les Kosovars sont convaincus que le drapeau du Kosovo – son territoire et six étoiles jaunes sur fond bleu -, surnommé “la serviette” (sic), a surtout été adopté pour satisfaire les Occidentaux ».

Le drapeau qui flotte partout, c’est celui de l’Albanie: l’aigle bicéphale noir sur fond rouge. Pour les Kosovars albanais, il ne faudrait pas y voir un rêve de “Grande Albanie” (sic), juste l’attachement à la nation albanaise (resic), au concept d’« albanité » (4).

« Un autre drapeau à la cote: la bannière étoilée s’affiche jusque dans les bâtiments officiels » avoue l’AFP. « Reconnaissants du soutien de Washington dans la lutte pour l’indépendance, les Kosovars se décrivent comme le peuple le plus pro-américain du monde ». Une statue de Bill Clinton s’élève à Pristina, des rues sont baptisées aux noms de George W. Bush, Hillary Clinton ou Madeleine Albright.

Rien de tel dans les zones où vit la minorité serbe: à Mitrovica ou à Gracanica, ce sont les couleurs serbes qui flottent.

Résultat de la guérilla diplomatique menée par la Serbie pour s’opposer à toute reconnaissance internationale de son ex-province, le Kosovo a trois codes internationaux en usage (+381, +377 et +386).

Aucun n’est celui officiellement attribué au Kosovo (+383) … Le +381 est le code de la Serbie. Le +377 et le +386 sont les codes… de Monaco et de la Slovénie que les opérateurs du Kosovo utilisent (contre paiement).

MITROVICA « CITE DE L’ANGOISSE » (AFP) ET SYMBOLE DE L’ECHEC DU KOSOVO

« Dix ans après l’indépendance du Kosovo, Albanais kosovars et Serbes de la ville divisée de Mitrovica gardent la peur en partage, renforcée par le récent assassinat d’un politicien serbe modéré », explique l’AFP. Quelque 70.000 Kosovars albanais vivent là, pour la plupart au sud de la rivière Ibar. Au nord, 12.000 membres de la minorité serbe refusent cette indépendance célébrée samedi.

Les deux communautés se toisent plus qu’elles ne se côtoient. “Vous trouverez des jeunes qui n’ont jamais vu un Serbe ou un Albanais…”, dit Besim Hoti, un Albanais, chef-adjoint de la police du nord du Kosovo (majoritairement serbe) depuis la création en 2013 d’une force de police intégrée. Ceux qui parlent la langue de l’autre sont de plus en plus rares, dit-il. Pour faire se rencontrer des jeunes, Afërdita Sylaj-Shehu, de l’ONG Community Mitrovica Building (liée aux USA), raconte qu’elle les appâte avec un “outil”: des cours d’anglais pour qu’ils se comprennent. Elle-même répugne à passer le pont qui relie nord et sud, où sont disposés des blocs de béton. Surveillé par les forces internationales, l’ouvrage reste symbole de division. S’ils ne sont plus accueillis par des pierres, les piétons l’empruntant restent peu nombreux.

Côté serbe, les drapeaux rouge-bleu-blanc flottent face à une statue monumentale érigée en 2016: le roi Lazar, incarnation de la geste nationaliste serbe, pointe un doigt impérieux vers le sud. “Le Kosovo c’est la Serbie”, lit-on sur un mur proche. En face, Kalachnikov dans le dos, un bronze d’un guérillero de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), Shemsi Ahmeti, monte la garde près de la mosquée. A chaque communauté son vieux cimetière, situé dans le camp d’en face: peu s’y risquent seuls.

Mitrovica est divisée depuis la guerre entre forces serbes et rébellion indépendantiste de l’UCK, qui avait fait plus de 13.000 morts, dont 11.000 Albanais (1998-99). L’ère des émeutes comme celles de 2004 et 2008 semble révolue. Mais “quand on vient ici, il y a toujours la peur de quelque chose de mauvais et d’inattendu”, dit Hamdi Pllana. Décrivant une angoisse semblable à celle ressentie face à “une meute de chiens errants”, ce retraité albanais de 61 ans traverse une passerelle enjambant l’Ibar pour rendre visite à sa fille dans le quartier des “Trois tours”, rare poche mixte de Mitrovica-nord. “Tu vas au lit la peur au ventre, tu te réveilles la peur au ventre. Les Albanais vont-ils attaquer? Ou certains des nôtres?”, dit Natalija, 28 ans, qui refuse de donner son nom.

Mitrovica “vit sous le régime du cessez-le-feu, pas de la paix”, dit-elle.

“La situation est meilleure, mais ça peut basculer en une nuit”, dit sa soeur Elmaz Hasani qui a emménagé en 2012: son propriétaire albanais avait fui après la mort d’un homme, tué chez lui par une grenade jetée par des inconnus. Seul son loyer modeste de 130 euros la retient. Comme tout le monde à Mitrovica-Nord, elle ne paye ni impôts, ni électricité, les institutions kosovares renonçant à recouvrer ces sommes. Mais pour ses courses, elle évite le marché serbe proche et emprunte la passerelle sur l’Ibar.

III / LE VRAI BUT DE GUERRE DES USA AU KOSOVO :

LE ‘CAMP BONDSTEEL’, 2e PLUS GRANDE BASE U.S. D’EUROPE

La deuxième plus grande base américaine d’Europe, le Camp Bondsteel (du nom d’un vétéran de la guerre d’agression contre le Vietnam), a été construite au Kosovo immédiatement après la fin des bombardements de la Yougoslavie, à l’époque où le Kosovo a été placé sous contrôle international. Soit dit en passant, les Américains ont choisi pour leur base un endroit peu peuplé que les avions de l’Otan n’avaient pratiquement pas bombardé et dont le sol n’était pas, par conséquent, contaminé par les armes à uranium appauvri (largement utilisé lors des guerres deYougoslavie par l’OTAN).

« En moins de trois ans, un camp de tentes a été transformé en un centre de commandement hautement technologique doté des systèmes de surveillance et de protection les plus modernes. Sa superficie est de 360.000 mètres carrés. La base est divisée en secteurs. On y circule comme dans une petite ville, la vitesse autorisée variant entre 30 et 50 km/h en fonction des secteurs », explique une journaliste bulgare.

« A l’entrée, les visiteurs sont scannés comme dans un aéroport, tous les objets sont inspectés et les portables retirés. Sur le territoire, le visiteur est partout accompagné par deux militaires ».

« Le camp Bondsteel évoque un croisement entre scènes de films de guerre américains et petite ville des USA: c’est 25 km de routes bitumées, environ 300 ouvrages et 11 miradors », explique-t-elle encore. « La rotation des effectifs a lieu tous les trois ou six mois, en fonction de la situation. Dans le camp Bondsteel, comme dans toutes les autres bases militaires des Etats-Unis, le sexe, l’alcool et les armes chargées sont interdits ». Hypocrisie typiquement américaine, car la base américaine a été impliquée dans divers trafics, dont des réseaux de traite des femmes et de pédophilie. Les soldats américains et les « contractuels » (mercenaires) y bénéficient d’une immunité judiciaire.

« Les militaires suivent même des cours d’histoire du Kosovo, car pour la majorité ils ont une idée très vague du pays dans lequel ils se trouvent. Les enseignants sont des Albanais et on comprend bien quelle version de l’histoire ils exposent ».

AU CENTRE DU « TRIANGLE MILITAIRE DES BALKANS-APENNINS »

Base centrale des USA en Méditerranée, au cœur de la logistique de leur déploiement, Camp Bondsteel s’occupe du traitement des données provenant des Balkans, mais aussi du Proche et du Moyen-Orient. Elle est dotée des systèmes de communication les plus modernes. Une unité spéciale est responsable des “guerres électroniques”, elle est composée de spécialistes du renseignement ayant l’expérience de l’Afghanistan et de l’Irak.

Le camp Bondsteel est apparemment le polygone américain le plus puissant d’Europe grâce à sa situation stratégique: le contingent américain en Macédoine et en Bosnie et les bases d’Italie sont tout proches. Il est en quelque sorte au centre du soi-disant « triangle militaire des Balkans-Apennins ».

UNE ZONE DE NON-DROIT AU CŒUR DE L’EUROPE :

CAMP BONDSTEEL UNE “VERSION REDUITE DE GUANTANAMO”

L’armée des États-Unis a été critiquée pour l’utilisation de la base de Camp Bondsteel comme centre de détention, et pour les conditions de détention. En novembre 2005, Alvaro Gil-Robles, l’envoyé spécial des droits de l’homme du Conseil de l’Europe, a décrit le camp comme une “version réduite de Guantánamo” à la suite d’une visite surprise « L’endroit ressemblait à une reconstitution de Guantánamo, en plus petit », a déclaré Alvaro Gil-Robles au journal français ‘Le Monde’

daté du 26/27 novembre 2005. Les prisonniers du camp portent des combinaisons orange, à l’instar de Guantánamo et de nombreux autres sites de détention. Autre similitude avec Guantánamo, les prisonniers du camp Bondsteel n’ont pas accès à un avocat.

En réponse, l’armée américaine a déclaré « qu’il n’y avait pas de centre de détention secret dans le camp aujourd’hui » (sic). « Bien qu’il y ait un centre de détention sur le camp de Bondsteel, qui a été utilisé par le passé pour recevoir les détenus de la guerre en Irak et pour la guerre d’Afghanistan ».

Le camp Bondsteel n’est pas ouvert aux inspections du ‘Comité contre la Torture du Conseil de l’Europe’ (CPT), qui a pourtant le droit d’inspecter tous les lieux de détention dans les États parties à la Convention européenne contre la torture. Les négociations avec la KFOR étaient en cours, mais depuis l’indépendance unilatérale du Kosovo, elles n’ont plus lieu d’être car le Kosovo n’est pas reconnu par le Conseil de l’Europe, il est donc hors législation. Le camp restera donc fort opportunément hors d’accès des inspecteurs.

Le gouvernement de Serbie a souligné « l’importance de ce camp dans le soutien des troupes américaines pour leurs guerres en Afghanistan et en Irak » et affirme que « les États-Unis ont reconnu l’indépendance du Kosovo dans le but de le préserver dans l’avenir ».

NOTES :

(1) Sur les « guerres de Yougoslavie », cfr. :

sur LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

GEOPOLITIQUE RETROSPECTIVE : LES GUERRES DE YOUGOSLAVIE (I)

Sur http://www.lucmichel.net/2017/11/24/luc-michels-geopolitical-daily-geopolitique-retrospective-les-guerres-de-yougoslavie-i/

LE DEFI DE LA YOUGOSLAVIE DE MILOSEVIC (LES GUERRES DE YOUGOSLAVIE II)

Sur http://www.panafricom-tv.com/2017/11/25/luc-michels-geopolitical-daily-geopolitique-retrospective-le-defi-de-la-yougoslavie-de-milosevic-les-guerres-de-yougoslavie-ii/

Et sur :

LES GUERRES DES USA SONT DES GUERRES CONTRE LA ‘GRANDE-EUROPE’ ET POUR LA DOMINATION DE L’EURASIE AU XXIe SIECLE. OU COMMENT LES POLITICIENS DE L’UE ET DE L’OTAN FONT CES GUERRES CONTRE LES INTERETS VITAUX DE LEURS PEUPLES … (LES GUERRES DE YOUGOSLAVIE III) Sur http://www.lucmichel.net/2017/11/26/luc-michels-geopolitical-daily-geopolitique-retrospective-les-guerres-des-usa-sont-des-guerres-contre-la-grande-europe-et-pour-la-domination-de-leurasie-au-xxi/

(2) Le terme de « Grande-Albanie » (ou « d’Albanie ethnique ») est un concept irrédentiste faisant référence à un territoire rassemblant l’ensemble des régions considérées par ses partisans comme albanaises, sur des critères linguistiques et historiques, mais ne tenant pas compte des autres populations présentes dans ces zones. Il s’étend donc en dehors des frontières actuelles de la République d’Albanie, et se heurte aux aspirations irrédentistes des pays voisins (Serbie, Grèce, Bulgarie). Les territoires revendiqués furent attribués aux pays voisins pendant la période des guerres balkaniques, au moment de l’indépendance du pays (1912), à la suite de la conférence de Londres.

Lors de la guerre des Balkans en 1913, les serbes constituent encore la majorité de la population. En 1941, le Kosovo est rattaché à la Grande Albanie (déjà) sous protectorat fasciste italien. Après la guerre, le maréchal Tito interdira l’immigration albanaise car « la Yougoslavie ne pouvait selon lui être forte qu’avec une Serbie la plus faible possible ». En 1974, c’est du reste lui qui attribue au Kosovo le statut de province autonome, statut qui sera supprimé par Slobodan Milosevic en 1989, alors que les Serbes ne représentent déjà plus que

15 % de la population.

(Voir les cartes 3 et 4)

(3) Au début des années 80, avec Jean THIRIART, nous lancions l’ « Ecole Euro-soviétique », qui prônait l’unification – contre les USA et l’OTAN – de la Grande-Europe d’Est en Ouest, ’URSS devenant le Piémont d’un « Empire Euro-soviétique », une thèse qui a fait depuis beaucoup de chemin à l’Est.

Notre soutien à Moscou, Piémont de l’Autre Europe, est l’adaptation de cette thèse fondamentale aux conditions géopolitiques du nouveau Siècle. Aujourd’hui la Russie, comme jadis l’URSS, est la seule puissance européenne réellement indépendante de Washington, la seule à mener une politique indépendante, réellement eurasienne et non pas atlantiste.

(4) Lorsqu’en 2008 le Kosovo « se déclare indépendant », près d’une décennie après l’intervention militaire occidentale, peu de commentateurs mettent le doigt sur « l’Albanité » dominante de ce nouveau petit état virtuel. Au sein de la plupart des pays Occidentaux et de l’Union Européenne, la reconnaissance est instantanée, sans que ne se pose la question du traitement de la minorité serbe et de l’avenir qui lui était réservé, malgré le terrible précédent de 2004, lorsque les chrétiens avaient été victimes de pogroms, les églises brûlées, et les droits humains les plus élémentaires bafoués. Il aura donc fallu seulement quatre ans pour que la farce de l’indépendance du Kosovo apparaisse enfin publiquement. Seulement quatre ans pour que le Premier ministre albanais donne raison aux nationalistes serbes qui ont eux toujours affirmé affronter non pas les Kosovars (les habitants de la région du Kosovo étant des serbes islamisés sous les Ottomans) mais bel et bien des « Shqiptars », dans un nouvel épisode du conflit ancestral qui oppose depuis prés de 6 siècles dans les Balkans les Slaves orthodoxes aux fils de convertis de l’empire Ottoman.

(Voir les cartes 3 et 4)

(Sources : AFP – Interfax – EODE Think-Tank)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

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