THE CONSEQUENCES OF RECOGNIZING JERUSALEM AS CAPITAL?

Bibeau.robert@videotron.ca    Éditeur.   http://www.les7duquebec.com

9.12.2017

THE ARTICLE IS AVAILABLE ON THE WEBMAGAZINE:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-consequences-de-la-reconnaissance-de-jerusalem-comme-capitale/

The Palestinian national question soon regulated and relegated.

The most difficult remains to do for Donald Trump the conjurer. Now that in potentate of Western imperialism he has made all concessions to Netanyahu, his general of the American foreign Legion, he must now drag this viper to the table of compromises, where are seated the Palestinian nationalist renegades to whom he made the chalice drink to the dregs, against the promise of a fief on the land promised by God to the descendants of Abraham.

As we are announcing for nearly a year, since the swearing-in of Donald Trump as the 45th President of the United States of America, http://www.les7duquebec.com/7-au-front/ questions-national-Palestinian-and-israeli-soon-chloroformes/

the “solution” to the struggles of – Palestinian and Israeli – “national liberation” advanced one step on Wednesday, December 6 with the announcement of the recognition of Jerusalem as capital of the Israeli state http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jerusalem-les-consequences-de-decision-de-trump/

This diplomatic decision, not really dramatic, only confirms a situation that has persisted since the Six Day War (1967), when the Israeli army invaded the West Bank, the Gaza Strip and East Jerusalem with the support of imperialist powers around the world. The UN, the bogus international organization at the service of imperialist machinations, had then quietly covered itself with a fig leaf by Resolution 242and the Organization suggested that the invasion of Jerusalem by US outpost troops in the Middle East may not be legal under international law. Be that as it may, the fig leaf hid nothing of internationalized collusion, and the Israeli troops dubbed by their master and imperialist sponsor remained in the occupied city. The successive Resolutions of the bogus organization had the same effect on the agent of the invading superpower until the swearing-in of Donald Trump, firmly determined to regulate and relegate this “affair” from another era (3).

After having reaffirmed his imperial presidential intention to impose a settlement on the two chauvinist bourgeoisies, Donald Trump, as a good tactician, began by reassuring his ally and underling by announcing a series of measures likely to appease him. The announcement of the acceptance of the occupation of Jerusalem (for fifty years) by the Israeli troops is part of these measures, whose counterpart will be to demand from the Big Israeli capital – intimately intertwined with the Great American capital – that he grants a Bantustan (a rump State) to the Palestinian

Authority (without Authority) which already has the governance of the Gaza prison and some walled towns in the occupied West Bank and which will soon be able to proclaim the Palestinian State for eternity and even more on those ravaged lands. The chauvinistic nationalist go-left is already dreaming.

Do not be surprised for the timidity of the protests of the Arab and Islamist governorates in the world following this decision which, after all, further traumatizes the Western go-left that still refuses to see clearly in this banal case of struggle of so-called patented “national liberation”, one of the last in the West and in the East, with the exception of some remnants at the Western margins, on which we will return later (4). The Palestinian Authority’s bourgeoisie is anxiously awaiting for being assigned its Rump State while Israel sees itself floundering along the Wailing Wall adjoining

the Separation Wall, recently erect. All this is without counting on the new regional power and its aisles. To be continued … (5)

The Palestinian and Israeli proletariat and that of the martyred Middle East.

Whether it is the struggle for so-called Palestinian “national liberation” or the Israeli national question, the proletariat of the Middle East is held hostage between these different parties and is not concerned by this conflict between bourgeoisies, even if it is he who sacrifices himself in this conflict. Once the Israeli and Palestinian national bourgeoisies are reconciled, they will turn against their respective national proletariat in order to hand them over to forced labor, to wage labor, in order to stem the fall in profits. There is never anything good to expect from the bourgeoisie and its struggles that only liberate the race for profits.

  1. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/questions-nationales-palestinienne-et-israelienne-bientot-chloroformees/
  2. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jerusalem-les-consequences-de-la-decision-de-trump/
  3. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/quand-le-chien-naboie-pas/
  4. Kurdistan, Corsica, Catalonia, Flanders, Donbass, Scotland, Quebec, Lombardy, New Caledonia, etc.
  5. Iran, Syria, Iraq, Lebanese Hezbollah.

Bibeau.robert@videotron.ca

Éditeur du webmagazine  http://www.les7duquebec.com

DJIHADISMES : EL-KHORASSAN, LA BRANCHE LOCALE DE DAECH, S’EST IMPLANTEE EN AFGHANISTAN ET VISE L’ASIE CENTRALE

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2017 12 14/

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« L’OTAN, avec les États-Unis en tête, est venue en aide à Daech en Afghanistan. Leurs hélicoptères, par exemple, déplacent les daechistes et leurs approvisionnements dans ce pays »

– Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

« Il y a des documents authentiques sur les soutiens qu’apportent les forces étrangères aux groupes terroristes sur le sol afghan (…) les soutiens de Washington à Daech afghan ne visent qu’à prolonger les troubles dans la région »

– L’ancien président afghan, Hamed Karzai.

Le directeur du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, Alexandre Bortnikov, avait révélé, en octobre, que le groupe terroriste Daech tentait de s’infiltrer en Russie, en Chine et en Inde, via le territoire afghan.

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I- LES TERRORISTES DE DAECH SE SONT RELOCALISES EN AFGHANISTAN

Le deuxième vice-directeur adjoint du gouvernement afghan se dit « profondément préoccupé par la multiplication des agissements du groupe terroriste Daech dans le nord de l’Afghanistan ». Mohammad Mohaqiq, qui venait de rentrer d’une visite dans le nord de l’Afghanistan, a déclaré, le mercredi 15 novembre, lors d’un séminaire à Kaboul, que « le groupe terroriste Daech avait multiplié ses agissements dans cette région ».

« Les provinces de Fâryâb, de Sar-é Pol et de Djôzdjân sont largement devenues des fiefs des terroristes de Daech, de nationalité étrangère. Un grand nombre d’éléments de Daech ont été transférés en Afghanistan, après qu’ils eurent accumulé des échecs en Syrie et en Irak. Ces terroristes, pour la plupart originaires d’Ouzbékistan, de Tchétchénie et d’autres pays d’Asie centrale, multiplient leurs fiefs dans le nord de l’Afghanistan, si bien que beaucoup d’habitants de cette région ont été obligés de quitter leurs maisons », a expliqué Mohammad Mohaqiq.

LE MINISTRE IRANIEN ZARIF MET EN GARDE CONTRE LA PRESENCE DE DAECH EN AFGHANISTAN

Ce redéploiement de Daech inquiète fortement les russes et les iraniens. Lors d’une conférence internationale consacrée à l’Afghanistan, le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé ce 1er décembre à faire attention à la présence croissante de Daech en Afghanistan.

« Lors de la réunion du ‘Cœur de l’Asie’, nous avons insisté sur la nécessité de prêter attention à la présence de Daech en Afghanistan, phénomène qui se développe ces jours-ci », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif en marge de la conférence. « Cette conférence est un effort visant à créer des intérêts communs et une coopération, en particulier entre les pays de la région, en vue de contribuer au rétablissement de la sécurité et au développement économique de l’Afghanistan », a-t-il ajouté.

La Conférence a été lancée en 2011 pour servir de plate-forme pour un dialogue sur les questions régionales, notamment la coopération sécuritaire, politique et économique entre l’Afghanistan et ses voisins. L’édition 2017 a réuni 250 représentants de 40 pays et organisations internationales, à Bakou, capitale de la République d’Azerbaïdjan.

  1. Zarif a déclaré par ailleurs que le conflit afghan n’a pas de solution militaire, affirmant que sans une stratégie globale à l’échelle régionale, la réalisation d’une paix durable serait impossible. « L’Afghanistan a réalisé des progrès dans divers domaines, mais il a également été confronté à l’invasion étrangère et à la menace de Daech », a déclaré le diplomate iranien.

Le groupe terroriste, connu dans le monde entier pour sa brutalité, a commencé à établir une présence notable en Afghanistan près d’un an après avoir fait main basse sur les terres en Irak et en Syrie en 2014.

L’AFGHANISTAN, NOUVEAU TERRAIN DE CHASSE DE DAECH

Le vice-président afghan, Mohammad Mohaghegh, a annoncé à Téhéran, le 22 novembre 2017, qu’après leur défaite cuisante en Irak et en Syrie, les éléments terroristes de Daech tentaient encore une fois leur chance dans le nord de l’Afghanistan. Le vice-président afghan est soucieu des tentatives de la branche locale de Daech, El-Khorassan, de mettre sur pied son nouveau nid dans la région septentrionale du pays.

Lors de la cérémonie de clôture de la « Conférence mondiale sur les takfiristes » (djihadistes) à Téhéran, Mohammad Mohaghegh s’est exprimé en ces termes : « Daech semble vouloir multiplier ses bastions dans le nord de l’Afghanistan. Dans le cas où cela sera fait, toutes les régions de l’Asie centrale seraient instables et dangereuses. »

II- GEOSTRATEGIE DU CHAOS VERSION AFGHANE :

LES USA REJOUENT UNE FOIS DE PLUS LE « SCENARIO DU DIABLE » EN AFGHANISTAN

* Voir aussi sur PCN-TV/

SYRIE-LIBYE-OCCIDENT-DJIHADISTES : LE SCENARIO DU DIABLE/ LUC MICHEL SUR ‘AFRIQUE MEDIA TV’

Sur https://vimeo.com/114044478

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, avait déclaré : « L’OTAN, avec les États-Unis en tête, est venue en aide à Daech en Afghanistan. Leurs hélicoptères, par exemple, déplacent les daechistes et leurs approvisionnements dans ce pays. » Les responsables russes ont, à maintes reprises, accusé l’administration Trump de soutiens tous azimuts aux éléments liés à Daech en Afghanistan.

L’ancien président afghan, Hamed Karzai a récemment appelé la communauté internationale à persuader les États-Unis de mener un combat sincère contre le terrorisme dans le monde. « Il y a des documents authentiques sur les soutiens qu’apportent les forces étrangères aux groupes terroristes sur le sol afghan », a-t-il dit. Karzai a par ailleurs souligné que les soutiens de Washington à Daech afghan ne visaient qu’à prolonger les troubles dans la région.

AFGHANISTAN: LES OPERATIONS ANTI-DAECH DES TALIBANS FREINEES PAR LES ÉTATS-UNIS

Dans un communiqué, les talibans ont fait savoir que « les militaires US, aux côtés de certains éléments au sein de l’armée afghane ont à nouveau fait avorter leurs opérations contre les takfiristes de Daech à Khugiani, à l’est du pays ».

« Les opérations anti-Daech des talibans dans le village de Khugiani dans la province de Nangarhar, à l’est de l’Afghanistan, ont échoué à cause des atermoiements des forces américaines », ont indiqué les talibans dans un communiqué. « Il y a une semaine, les éléments de Daech ont pris d’assaut Khugiani dans l’indifférence de l’armée US. Une fois les talibans passés à l’acte pour refouler Daech, elles les ont néanmoins visés », révèle le communiqué. « Quoique les membres des talibans aient pu refouler les daechistes des villages de Khugiani et de Sour Dag, les forces US et certains éléments au sein de l’armée afghane tentent de mettre le bâton dans les roues du groupe afghan de sorte que leurs récentes opérations à Khugiani contre Daech ont été ralenties », selon toujours le texte.

Le communiqué demande par ailleurs à l’ONU de « faire pression sur l’Occident pour suspendre le projet de Daech en Afghanistan ». Ce n’est pas la première fois que les talibans mettent en cause les armées américaine et afghane pour leurs tractations en coulisse en faveur de Daech sur le sol afghan.

Le député de la province de Qandahar, Lali Hamidzi vient de révéler que le chef de la direction nationale de la sécurité, Mohammed Massoum Stanekzaï était derrière le projet de Daech en Afghanistan.

LES CONCLUSIONS A TIRER DE CE REDEPLOIEMENT DE DAECH

On notera deux choses :

* Le « scénario du diable » fait des islamistes talibans des « partenaires acceptables », combattant Daech. Du déjà vu en Syrie, où le Jabbat al-Nosra (al-Qeida en Syrie)  est devenu un pertenaire des occidentaux conter Assad en premier, puis contre Daech.

* Les dénonciations du chef de la direction nationale de la sécurité, Mohammed Massoum Stanekzaï, comme complice de Daech, rappelle la fracture au Pakistan entre une partie des civils et des militaires et la fraction wahhabite de l’Armée pakistanaise et des services secrets (ISI, Inter Intelligence Service).

Tout ceci n’inaugure rien de bon pour l’Asie centrale, la Russie et la Chine !

Photos :

Membres de El-Khorassan, branche afghane de Daech.

Soldats américains et afghans.

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

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SOMMET ‘OPEN PLANET’ DE PARIS (III): L’AFRIQUE, CONTINENT LE PLUS VULNERABLE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, FACE AUX VAINES PROMESSES DES OCCIDENTAUX SUR LEUR ‘DETTE CLIMATIQUE’

# LUCMICHEL. NET/ ECOLOGIE RADICALE/

Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ)/ 2017 12 13/

LM.NET - ECOLO open planet III afrique (2017 12 13) FR 2

La dégradation du climat planétaire se double d’un conflit Nord-Sud et d’inégalités de moins en moins supportée par les pays du Sud … C’est la marque de l’échec des COP 21-22-23, déjà de grands shows médiatiques sans grands effets ! “Beaucoup d’actions climatiques proposées par les pays en développement à Paris étaient conditionnées à la mise à disposition de moyens. Il faut aborder franchement cette question!”, soulignait il y a un an déjà Mohamed Adow, de l’ONG Christian Aid. On ne parle pas là “d’investissements mais de la dette climatique” du Nord envers le Sud, soulignait alors Amjad Abdulla, représentant des petites îles. Une référence au principe soutenant les négociations climat depuis plus de 20 ans: les pays riches, premiers émetteurs de gaz à effet de serre, ont une plus grande responsabilité. A eux d’aider les plus pauvres à se développer proprement et à affronter les impacts.

LM.NET - ECOLO open planet III afrique (2017 12 13) FR 3

LA «  DETTE CLIMATIQUE » DU NORD ENVERS LE SUD

En 2012, “les pays développés ont accepté de revoir leurs objectifs de réductions d’émissions. Nous ne voyons guère de progrès, il y a un manque pas uniquement sur les actions mais aussi sur le soutien” (aux pays en développement, ndlr)”, avait souligné lors de la COP23 le délégué chinois Chen Zhihua. “Si nous ne respectons pas les décisions prises, comment construire la confiance, et comment donner une bonne base à l’application de l’accord de Paris?” “Tout ce que nous demandons est la concrétisation en actions de cette urgence, et ce (avant) 2020”, avait ajouté Walter Schuldt, président équatorien du groupe des G77 (134 pays en développement). “La technologie existe, le capital existe, l’urgence existe. Ce qui manque, c’est la volonté politique des pays développés très émetteurs”, a critiqué le négociateur du Nicaragua Paul Oquist.

Pour Teresa Ribera, directrice de l’Institut des relations internationales (IDDRI), cette revendication a aussi un caractère “tactique”: “C’est une offensive pour éviter de subir toute la pression (notamment pour réduire les émissions, ndlr), alors que la pression n’a pas l’air de monter ni sur l’Europe ni sur les Etats-Unis”. La décision du président Donald Trump de sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris pose un problème “d’équité et de justice”, ajoutait-elle. Les pays en développement “souffrent, donc c’est normal” qu’ils pointent “un retard important des économies industrielles”.

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE :

QUE DIT LE PRESIDENT NIGERIEN ISSOUFOU ?

Mahamadou Issoufou, le président du Niger, s’exprime sans détour au quotidien français La Croix sur le réchauffement climatique, les migrants esclaves, le terrorisme … Le président nigérien participe ce mardi dans la capitale au sommet d’étape sur le climat voulu par Emmanuel Macron, deux après les engagements de la Cop 21. Mahamadou Issoufou aura une nouvelle rencontre mercredi avec le chef de l’Etat, ainsi notamment qu’avec la chancelière allemande Angela Merkel, pour un mini-sommet sur la lutte contre le terrorisme en Afrique sahélienne.

Le sommet climat aujourd’hui à Paris, c’est un sommet de plus ?

Mahamadou Issoufou : « Il a son utilité, car la France joue un rôle très actif pour mettre en œuvre l’accord de Paris, avec l’objectif de limiter la hausse de la température à moins de 2 degrés. Cela signifie en réalité pour l’Afrique moins de 1,5° : car quand la température augmente de 2°, c’est 3° et même 3,5 pour l’Afrique. Il faut mobiliser les financements pour appliquer les mesures d’adaptation et d’atténuation décidées à la COP 21 il y a deux ans. Des promesses ont été faites, 100 milliards de dollars par an avant 2020 pour les pays développés, nous espérons qu’elles vont être concrétisées.

On voit repartir à la hausse les émissions de gaz à effets de serre, notamment de la part de la Chine… L’Afrique est la grande victime, car elle ne pollue pas et n’a jamais pollué. Nous disons à ces pays qu’ils mettent nos vies et les leurs en danger. Mais la prise de conscience se renforce, la Chine fait des efforts, elle s’engage dans un programme nucléaire ambitieux, qui réduira la part du charbon. »

A quelle condition serez-vous satisfait ce soir ?

« Je souhaite que les participants disent : on a réuni les 100 milliards promis. La planète est sauvable, on n’a pas atteint le niveau de non retour »

L’UE, GRANDE DONNEUSE HYPOCRITE DE LEÇONS, N’A TOUJOURS PAS RATIFIE LA SECONDE PHASE DU PROTOCOLE DE KYOTO

L’UE (où la France joue un rôle dirigeant avec Berlin) est visée parce qu’elle n’a toujours pas ratifié la seconde phase du protocole de Kyoto (qui court jusqu’en 2020), ainsi que le groupe de négociation des pays développés hors UE qui “craint d’être critiqué sur les 100 milliards de dollars annuels (promis à partir de 2020 aux pays pauvres, ndlr)”, souligne l’expert américain Alden Meyer.

LES « STRATEGIES D’ADAPTATION » :

DES PROMESSES, ENCORE ET TOUJOURS DES PROMESSES POUR LE SUD ET L’AFRIQUE

Un premier « paquet » de projets concerne les « stratégies dites d’adaptation », initiatives et outils qui permettent d’atténuer les effets du changement climatique sur l’écosystème et les populations. Un sujet que les pays du Sud reprochent à leurs riches homologues du Nord de trop négliger au profit des projets de réduction des émissions de CO2.

Le message aurait « été entendu ». Ainsi, la zone Caraïbe va faire l’objet d’une attention particulière après les dégâts provoqués par le passage du cyclone Irma. De même, deux autres programmes seront lancés en faveur des pays du Sud, l’un de 10 milliards de dollars concerne les pays et îles les plus menacés par la montée des eaux, l’autre vise à faire émerger des projets de gestion des eaux et des terres en Afrique, continent le plus vulnérable au changement climatique.

Autre sujet mis en avant : la protection des terres.

Un thème illustré par le lancement du premier fonds de restauration des sols dégradés, un outil financier innovant, lancé par les Nations unies et le WWF et géré par Mirova, une filiale de Natixis. Doté de 130 millions d’euros au démarrage, ce fonds, associant argent public et privé, devrait servir à développer des projets d’agriculture durable, au Brésil et en Indonésie notamment.

Toujours dans cette catégorie figurent plusieurs actions concernant les collectivités territoriales. Présentées comme les fers de lance de la lutte contre le réchauffement, celles-ci devraient voir les lignes de crédit des grandes institutions multilatérales s’ouvrir plus largement.

L’Afrique est bien peu visible dans tous ces projets …

Luc MICHEL / Люк МИШЕЛЬ /

 * Ma position pour l’Ecologie radicale (Deep Ecology) :

Lire sur LUC MICHEL/ ЛЮК МИШЕЛЬ/

LA NATURE A DES DROITS … L’ÉCOLOGIE RADICALE ET MOI !

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SOMMET ‘OPEN PLANET’ DE PARIS (II): EN FINIR VRAIMENT AVEC LES HYDROCARBURES FOSSILES ?

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Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ)/ 2017 12 13/

« « Pour faire le véritable bilan de ce One Planet Summit, il va maintenant falloir faire jouer les calculettes pour voir ce qui a réellement été mis sur la table »

– Damien Navizet (de la division climat à l’AFD, en aveux).

Moins d’énergies fossiles, tel est l’un des engagements du sommet climat !

Désengagement des énergies fossiles, pression sur les entreprises pour “verdir” leurs activités, coalitions: le “One Planet Summit” sur le climat, mardi à Paris, a été l’occasion pour les acteurs économiques et financiers d’annoncer plusieurs engagements contre le réchauffement.

LM.NET - ECOLO open planet II carbone (2017 12 13) FR 2

UN PROGRAMME TRES (OU TROP) MEDIATIQUE

L’ensemble a été résumé en un plan d’action en trois chapitres et douze points, qui sont autant d’engagements fermes pris par des États, des institutions financières, des investisseurs privés, des entreprises, sans oublier quelques milliardaires « philanthropes » (des requins de la Finance et du Business international). Avec, en ligne de mire, un but commun : mobiliser les énergies et les ressources financières du public comme du privé pour accélérer la transition vers un modèle économique bas carbone, en ligne avec l’objectif de maintenir la hausse des températures dans la limite de 2 °C.

Un premier « paquet » de projets concerne les stratégies dites d’adaptation, initiatives et outils qui permettent d’atténuer les effets du changement climatique sur l’écosystème et les populations. Un sujet que les pays du Sud reprochent à leurs riches homologues du Nord de trop négliger au profit des projets de réduction des émissions de CO2.

QUE RESTERA-T-IL VRAIMENT DE CE BEAU PROGRAMME ?

Voici les mesures annoncées. Comme disait le président Chirac, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Et les dons annoncés sont des promesses à concrétiser. Plus tard, ailleurs …

– Pétrole et gaz :

La Banque mondiale a annoncé qu’elle arrêterait de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz. Elle est la première banque multilatérale à prendre un tel engagement. En 2016, ses financements dans l’industrie pétrolière et gazière ont représenté près d’1,6 milliard de dollars, soit moins de 5% de la totalité des fonds accordés.

A partir de 2018, elle publiera tous les ans les émissions de gaz à effet de serre des projets qu’elle finance dans les secteurs les plus émetteurs, comme l’énergie. Elle entend généraliser la prise en compte d’un prix interne du carbone dans ses futurs investissements.

– Charbon :

L’assureur Axa a annoncé qu’il renonçait à assurer et à investir dans toute entreprise engagée dans la construction de centrales à charbon. Le groupe français compte aussi retirer près de 2,5 milliards d’euros d’investissements dans le secteur. Axa a promis de se désengager à hauteur de 700 M d’euros des projets liés aux sables bitumineux. Il va en parallèle accroître de 9 mds d’euros ses investissements “verts” (infrastructures…) d’ici à 2020.

La banque néerlandaise ING s’est engagée à “accélérer la baisse” des financements alloués aux centrales à charbon. D’ici à 2025, elle ne financera plus que les producteurs d’électricité utilisant moins de 5% de charbon et arrêtera de financer directement les projets de centrales à charbon.

– Adaptation climatique :

La fondation Bill Gates (proche allié de Sorös et des Obama-Clinton) va consacrer 315 M de dollars « à la recherche en agriculture pour aider les plus pauvres », notamment en Afrique, à s’adapter au changement climatique. La Commission européenne mobilisera 318 millions de dollars pour cet objectif.

L’Agence française de développement (AFD, pilier de la Françafrique) a signé, dans le cadre d’un dispositif de 30 M d’euros sur quatre ans, des accords avec l’île Maurice, les Comores, le Niger et la Tunisie, pour les accompagner dans l’adaptation aux impacts des dérèglements (systèmes d’alerte, lutte contre l’érosion…). Le directeur général de l’AFD, Rémy Rioux, a reconnu que “l’adaptation” était “le parent pauvre” de la finance climat, tournée plutôt vers la réduction de émissions (énergies renouvelables, transports propres…).

La Banque mondiale a annoncé qu’elle prêterait 4,5 mds USD sur trois ans pour permettre à 150 villes de résister aux impacts et qu’elle les aiderait à attirer des financements privés.

Mardi les collectivités ont fait valoir leur rôle dans la lutte climatique mais leur difficulté à accéder à certains fonds.

– Risque climatique :

237 entreprises se sont engagées à améliorer leur prise en compte du risque climatique dans leurs activités. Parmi elles, 20 des plus importantes banques et 80% des gestionnaires d’actifs, comme HSBC ou l’assureur AXA. Elles comptent publier “leur stratégie pour gérer les risques (climatiques) mais aussi pour saisir les opportunités” qu’offre la lutte contre le réchauffement.

– Entreprises sous surveillance :

Un groupement de plus de 200 grands investisseurs, dont HSBC (au cœur des « Panama Papers », de l’évasion fiscale, une « banque pirate » selon ARTE) et le plus gros fonds de pension public américain (CalPERS), a décidé de mettre la pression sur 100 entreprises parmi les plus polluantes, pour qu’elles améliorent leur gouvernance sur le changement climatique, réduisent leurs émissions et renforcent la publication de leurs informations financières relatives au climat.

La liste des cent entreprises visées par cette initiative (“ClimateAction 100+”), comprend de grands groupes pétroliers et gaziers (BP, Chevron, Coal India…), des acteurs du secteur des transports (Airbus, Ford, Volkswagen…), et des groupes miniers et sidérurgiques (ArcelorMittal, Glencore…).

Pendant cinq ans, ces 225 investisseurs, qui représentent 26.300 mds de dollars d’actifs sous gestion, vont suivre de près ces entreprises. Si elles font des progrès suffisants, elles pourront être retirées de la liste.

– Budgets verts :

Le président de l’OCDE a annoncé le lancement d’une initiative baptisée “Paris Collaborative on Green Budgeting”, à laquelle la France et le Mexique vont adhérer, et qui doit contribuer à l’élaboration de méthodologies pour établir des “budgets nationaux +verts+”. On est là au cœur de la récupération écologique par le « Business vert » !

– Fonds souverains :

Norvège, Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Koweit et Nouvelle-Zélande lancent, à l’initiative de la France, une coalition de fonds souverains pour flécher des financements vers l’action climatique.

– Banques centrales :

Huit banques centrales et autorités de supervision (France, Mexique, Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Suède, Singapour, Chine) s’unissent dans un réseau pour échanger leurs points de vue et expériences. Le but:  « accélérer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financière et dans le refinancement des banques commerciales, le tout pour promouvoir un développement ordonné de la finance verte » (sic). Une conférence internationale est prévue en avril 2018 à Amsterdam.

– Prix du carbone :

Le Chili, la Colombie, le Mexique, le Costa Rica et plusieurs Etats américains (Californie et Washington) et provinces canadiennes (Ontario, Québec, Colombie Britannique…) ont lancé une initiative pour développer leurs marchés du carbone et s’engagent à aller vers une plus grande coordination entre eux.

UNE SERIE D’ANNONCES DEVANT « ACCELERER LE PASSAGE A UNE ECONOMIE DECARBONEE »

Le deuxième chapitre regroupe toute une série d’annonces « devant accélérer le passage à une économie décarbonée ». Plusieurs coalitions d’États, de villes, d’entreprises ont multiplié les engagements : les uns d’arriver à la « neutralité carbone », les autres de renoncer à terme à l’usage du charbon. Mais c’est surtout le renforcement de la « Coalition américaine pour la tarification du carbone » qui a créé l’événement. Que plusieurs pays ou états US – du Mexique au Canada, en passant par la Californie ou l’Ontario – prennent cette initiative quelques mois seulement après l’annonce par Donald Trump du retrait des États-Unis de l’accord de Paris est un « signal politique fort » (dixit l’AFP) … de la lutte des factions Trump et Obama-Clinton-Sorös.

« Au cœur de la finance » : Enfin, la troisième partie de ce plan, plus technique, concerne une série de dispositions visant « à ancrer les enjeux climatiques au cœur de la finance ». Là encore, l’annonce la plus forte a été faite par une trentaine de banques de développement à travers le monde, l’Agence française de développement (au cœur de la Françafrique moderne) en tête. Toutes s’engagent à aligner leurs activités sur les objectifs pris par l’accord de Paris, autrement dit à faire en sorte que leurs engagements financiers aient un impact positif sur le climat. Une décision de poids quand on sait que ces banques peuvent mobiliser près de 550 milliards d’euros par an.

« Pour faire le véritable bilan de ce One Planet Summit, il va maintenant falloir faire jouer les calculettes pour voir ce qui a réellement été mis sur la table, souligne Damien Navizet, de la division climat à l’AFD, en aveux …

LA BANQUE MONDIALE NE FINANCERA PLUS L’EXPLORATION ET L’EXPLOITATION DE PETROLE ET DE GAZ APRES 2019

La Banque mondiale arrêtera donc de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz, a-t-elle annoncé mardi à l’occasion du sommet climat de Paris. L’institution multilatérale souhaite ainsi “aligner sur les objectifs de l’accord de Paris” les financements qu’elle accorde aux Etats, a-t-elle expliqué dans un communiqué. Si de plus en plus d’acteurs financiers affichent leur volonté de se désengager du charbon, énergie la plus polluante, la Banque mondiale est la première banque multilatérale à prendre un tel engagement dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz.

Mais (car il y a un mais) …

Toutefois, dans certaines “circonstances exceptionnelles”, la Banque pourra continuer de financer des projets dans le gaz “dans les pays les plus pauvres où il y a un bénéfice clair en terme d’accès à l’énergie”, et à condition qu’ils ne soient pas en contradiction avec les engagements de ces pays dans l’accord international de Paris sur le climat, signé en 2015.

En 2016, les financements de la Banque mondiale dans l’industrie pétrolière et gazière ont représenté près d’1,6 milliard de dollars, soit moins de 5% de la totalité des financements accordés la même année. Par ailleurs, à partir de l’an prochain, l’institution publiera tous les ans les émissions de gaz à effet de serre des projets qu’elle finance dans les secteurs les plus émetteurs, comme l’énergie, a-t-elle encore annoncé. Elle va également généraliser la prise en compte d’un prix interne du carbone dans ses futurs investissements.

Luc MICHEL / Люк МИШЕЛЬ /

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SOMMET ‘OPEN PLANET’ DE PARIS (I): ENCORE UNE GRAND MESSE DE RECUPERATION ECOLOGIQUE ALORS QUE LA CATASTROPHE CLIMATIQUE SE PRECISE !?

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Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ)/ 2017 12 12/

Beaucoup de show médiatique, encore plus de promesses et de belles paroles … En restera-t-il des fumées sans lendemain comme pour les COP 21-22-23 ?

LM.NET - ECOLO open planet I (2017 12 12) FR 2

 

UN SOMMET POUR NE PAS “PERDRE LA BATAILLE” CONTRE LE RECHAUFFEMENT ?!?

“On est en train de perdre la bataille” contre le réchauffement climatique, a mis en garde mardi le président français Emmanuel Macron, appelant à « la mobilisation lors d’un sommet où des entreprises et institutions internationales ont promis de s’éloigner des énergies fossiles ». “L’urgence est devenue permanente et le défi de notre génération est d’agir, agir plus vite et gagner cette bataille contre le temps, cette bataille contre la fatalité, pour mettre en oeuvre des actions concrètes qui vont changer nos pays, nos sociétés, nos économies”, a déclaré Emmanuel Macron devant une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement réunis à l’occasion du deuxième anniversaire de l’Accord de Paris sur le climat.

En réponse aux appels à se désengager des énergies fossiles, la Banque mondiale a annoncé qu’elle arrêterait de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz, sauf “circonstances exceptionnelles”. L’institution multilatérale souhaite ainsi “aligner sur les objectifs de l’accord de Paris” les financements qu’elle accorde aux Etats.

LES RESPONSABILITES DU REGIME TRUMP

Macron – par ailleurs le meilleur allié militaire de Trump, en Afrique notamment, ce qui laisse peser des doutes – avait décidé d’organiser ce sommet après l’annonce par Donald Trump du retrait américain du pacte historique contre le réchauffement qui vise à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2°C. Mais sur la base des engagements pris par les Etats, la planète se dirige toujours vers +3°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Mais réduire les émissions de gaz à effet de serre et respecter les objectifs de l’accord de Paris demandera des changements majeurs et des investissements massifs.

Grand absent de cette réunion où il a été la cible des critiques, le président américain, qui n’était pas invité. Juste avant la réunion, Emmanuel Macron avait de nouveau interpellé, dans une interview à la chaîne américaine CBS, son homologue américain sur sa “responsabilité face à l’Histoire”, tout en se disant “assez certain” qu’il allait “changer d’avis dans les mois ou les années à venir”.

Au sommet, l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, n’a pas hésité à qualifier le retrait américain de “honte” et de “décision auto-destructrice prise dans un but politique”. Lui succédant à la tribune, l’ex-secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui a appelé le monde à agir mieux pour appliquer l’accord, a aussi dénoncé une décision américaine “politiquement de courte vue, économiquement irresponsable, et scientifiquement erronée”.

« DIVIDED STATES OF AMERICA » :

JOHN KERRY EVOQUE LA “HONTE” DU RETRAIT AMERICAIN

La décision de Donald Trump de retirer son pays de l’Accord de Paris, et de n’envoyer mardi dans la capitale française qu’un chargé d’ambassade, est “une honte”, a estimé l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, au sommet climat où le président américain a été la cible de critiques. “C’est une honte, si vous regardez les faits, la science, le bon sens, tout le travail qui a été fait”, a dit John Kerry à l’AFP. L’accord de 2015 contre le réchauffement “ne s’est pas fait en un an à Paris. Ce sont 26 années de travail déshonorées par des gens qui ne comprennent rien à la science”.

A la tribune, John Kerry, qui avait joué un grand rôle au côté de Barack Obama dans l’adoption de l’accord, a été très applaudi par l’assistance du “One Planet Summit”, quand il a dénoncé “une décision auto-destructrice prise dans un but politique”. “Donald Trump s’est peut-être retiré de Paris, mais pas le peuple américain”, a-t-il ajouté, citant l’engagement de nombreux Etats américains, villes, entreprises.

Donald Trump n’a pas été personnellement invité à ce sommet consacré aux finances climat et co-organisé par la France, la Banque mondiale et l’Onu deux ans tout juste après l’adoption de l’accord de Paris. Washington a prévu d’y envoyer un diplomate. “Nous avons à la Maison Blanche un climato-sceptique qui dit que le changement climatique est un canular! “, a lancé mardi le gouverneur de Californie Jerry Brown, en tête des collectivités américaines mobilisées pour le climat. “Nous ne pouvons pas attendre que la Maison blanche se réveille. Nous, en Amérique, agissons sur le terrain”, a-t-il souhaité. Mais “notre travail est incroyablement difficile. Nous avons mobilisé jusqu’à un certain point, mais nous ne sommes pas encore sur le bon chemin pour réduire des émissions (de gaz à effet de serre) croissantes”.

“America’s Pledge”, coalition de collectivités, entreprises, organisations de la société civile pro-climat, compte désormais 1.700 membres, a dit l’ex-maire de New York Michael Bloomberg. “Elle représente plus de la moitié de l’économie américaine”, a-t-il dit à la presse. “Finalement, le président Trump a contribué à rassembler les gens qui comprennent le problème”.

LA CATASTROPHE CLIMATIQUE PLANETAIRE QUI S’ANNONCE

“Le défi (du changement climatique) est immense, nous devons tout faire pour le relever”, a insisté de son côté le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama, président de la 23e Conférence de l’ONU sur le climat (COP23) à l’ouverture de la réunion que les autres chefs d’Etat et de gouvernement ont rejoint dans l’après-midi. “Nous savons que c’est la différence entre la vie ou la mort de millions de personnes vulnérables à travers le monde”, a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d’accélérer “le profond basculement en train de se produire dans les investissements mondiaux”.

Parmi les présents sur l’île Seguin, à l’ouest de Paris, le Mexicain Enrique Pena Nieto, la Britannique Theresa May, l’Espagnol Mariano Rajoy, des présidents africains et de petites îles, ainsi que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. La Chine, l’Inde ou le Canada, grands émetteurs de gaz à effet de serre, n’étaient représentés qu’au niveau ministériel.

Côté américain, des alliés politiques de Obama-Clinton-Sorös, comme l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, le gouverneur de Californie Jerry Brown, son prédécesseur Arnold Schwarzenegger ou encore le milliardaire Bill Gates.

Le négociateur chinois pour le climat Xie Zhenhua a, lui, souligné l’engagement de son pays contre le réchauffement. “La Chine a accompli un grand nombre de choses, des choses nécessaires pour le développement durable de la Chine”, a-t-il déclaré, évoquant les investissements dans les énergies renouvelables et la volonté de “basculer” vers une économie bas-carbone.

DES DONS REELS OU DES PROMESSES A EFFET MEDIATIQUE ?

Les pays du Nord ont promis de porter à 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 leurs financements climat aux pays du Sud, qui réclament des assurances sur cette promesse, en particulier pour pouvoir s’adapter aux impacts des dérèglements (digues, surélévation des habitats, systèmes d’alerte météo etc). Mais le sommet de mardi n’est pas une conférence des donateurs, et doit se concentrer sur des “solutions concrètes”.

L’assureur Axa a par exemple annoncé un désengagement accéléré de l’industrie du charbon, une “importante étape” applaudie par les Amis de la Terre et l’ONG allemande Urgewald qui juge que le Français va “beaucoup plus loin que les autres investisseurs internationaux”. Un groupement de plus de 200 grands investisseurs a de son côté décidé de mettre la pression sur 100 entreprises parmi les plus émettrices de gaz à effet de serre, pour qu’elles adaptent leur modèle à la lutte contre le réchauffement. Des militants d’ONG ont aussi réclamer la fin du financement des énergies fossiles, lors d’une manifestation dans le centre de Paris.

Luc MICHEL / Люк МИШЕЛЬ /

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LE ‘VIETNAM’ DES SAOUDS: YÉMEN LA SECONDE GUERRE CHAUDE DU PROCHE-ORIENT APRES LA SYRIE.

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2017 12 13/

 

L’actualité du Yemen c’est la famine et la crise humanitaire, une de plus, causée par la déstabilisation du pays par les USA et les Saouds, transformée en guerre d’agression …

LM.GEOPOL - Yemen fin 2017 (2017 12 13) FR 4

AU BOUT DE LA GUERRE AMERICANO-SAOUDIENNE :

PLUS DE 8 MILLIONS DE YÉMÉNITES FRAPPÉS PAR LA FAMINE

La prolongation du blocus des ports au Yémen mis en place depuis un mois par la coalition saoudienne, enraye la distribution de nourriture, de carburant et de médicament. Le nombre de personnes vulnérables qui ont besoin d’aide a donc considérablement augmenté, a déclaré dans un communiqué le coordinateur humanitaire des Nations unies, Jamie McGoldrick. Les belligérants doivent laisser passer l’aide humanitaire à 8,4 millions de personnes qui sont “à un pas de la famine” au Yémen, a déclaré le haut responsable des Nations unies cité par Reuters. “Le blocus a été allégé mais la situation des civils reste dramatique… La vie de millions de personnes dépend de notre capacité à poursuivre les opérations et à leur fournir des conditions hygiéniques, de l’eau potable, de la nourriture, un abri ainsi qu’un soutien nutritionnel”, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit profondément préoccupé par la crise humanitaire au Yémen. Faisant part au site d’informations Al-Hadath des vives critiques de Guterres vis-à-vis de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, son porte-parole adjoint Farhan Haq a déclaré : “Le Secrétaire général de l’ONU suit de près la situation dans laquelle se trouve les Yéménites et a exprimé à maintes reprises son inquiétude quant à la détérioration de celle-ci qui s’impose au peuple après trois années de conflits. Guterres exprime sa sympathie à toutes les victimes au Yémen.”

La fin du conflit et de la crise humanitaire au Yémen est « la condition préalable de l’ONU pour entamer les négociations ». D’autant plus que la distribution de l’aide humanitaire et la réouverture des ports principaux du pays en dépendent en grande partie, a conclu Farhan Haq.

En langage diplomatique, c’est du chantage ! L’ONU demande au Yémen de capituler si le peuple veut manger …

RETOUR SUR LA TRAGEDIE YEMENITE …

Le Yémen, une tragédie sur laquelle les médias de l’OTAN restent fort discrets. C’est pourtant la seconde guerre « chaude » du Poche-Orient après la Syrie !

Là aussi c’est l’oeuvre des saoudiens et des américains, les britanniques et le Brésil (comprendre que les BRICS ne sont pas une réalité géopolitique) fournissant les bombes; Là aussi c’est une des “belles réussites” du soi-disant printemps arabe” (sic); Ici aussi américanisme, atlantisme et wahhabisme, main dans la main, ont détruit un régime stable, multiconfessionnel, celui du président nationaliste Saleh.

Ici aussi un “axe de la résistance” – milices houthi (populations chiites yeménites), armée sunnite du président Saleh chassé, tribus et minorités diverses – combat le fondamentalisme et l’agression occidentale …

* Voir sur EODE-TV/

LUC MICHEL : GEOPOLITIQUE.

GUERRE DU YÉMEN ET CHOC TEHERAN-RYAD (SUR AFRIQUE MEDA)

sur https://vimeo.com/152874189

* Voir sur EODE-TV/

GEOPOLITIQUE/ LUC MICHEL:

YÉMEN. L’AUTRE GUERRE DU PROCHE-ORIENT

(AFRIQUE MEDIA, LE DEBAT PANAFRICAIN, 27 DEC. 2015)

sur https://vimeo.com/150869206

A L’ORIGINE DIRECTE DE LA GUERRE AU YÉMEN :

LE PROJET AMERICAIN DU « GRAND MOYEN-ORIENT » EN ACTION …

La guerre d’agression impérialiste actuelle de la coalition dirgée par les Saoudiens et parrainée par les Américains, est issue d’un processus de « somalisation » du Yémen, qui a fait suite à une guerre civile.

Au Yémen, le soi-disant « printemps arabe » a consisté, dans un pays déjà fragmenté par 50 ans de guerres et de sécession, à chasser du pouvoir un régime enfin stabilisé, celui du Président Saleh. Là aussi une « transition » en forme de changement de régime : « Après le départ de l’ancien président Saleh, l’arrivée au pouvoir de M. Hadi constitue une nouvelle étape du processus de transition politique », commentait alors LE MONDE (Paris, juin 2012).

ICI AUSSI LE « PROCESSUS DE TRANSITION » EN ACTION

Précisons que le terme « processus de transition » est une notion complexe qui, à l’origine, envisageait la transformation des régimes socialistes en « démocraties de marché » occidentales. Au départ dans l’Est européen post-soviétique, puis aujourd’hui, où le terme est remis à l’ordre du jour, au Proche-Orient et en Afrique (1).

Au Yémen c’est un processus totalement irresponsable, organisé par des apprentis-sorciers américains au mépris du contexte yéménite fragmenté, véritable poudrière géopolitique.

Quelles sont les lignes de fragmentation ?

* Tout d’abord, comme en Allemagne, existaient deux Yémen, dont la RPDY, la République démocratique populaire du Yémen (1970-1990), ayant pour capitale Aden, soutenue par Nasser, Etat marxiste arabe qui avait des liens étroits avec l’URSS (la disparition de l’URSS ayant été évidemment suivie de celle de la RDPY). La réunification s’étant faite définitivement par la force en 1994, avec une guerre civile sanglante imposée par Saana.

* Ensuite, un Mouvement sudiste, né ces dernières années, réclame l’autonomie du Sud, mais sa tendance dure, dirigée par l’ancien vice-président Ali Salem Al-Baïd, milite pour une sécession et s’oppose au dialogue national, convoqué en mars 2013 à Sanaa avec la question sudiste en tête de son ordre du jour.

* Le dialogue national, auquel participent quelques composantes du Mouvement sudiste, est censé « élaborer une nouvelle Constitution et préparer des élections pour février 2014 », à la fin « d’une période de transition de deux ans ». « Transition » sur le modèle de la Libye du CNT, elle-même inspirée du processus de liquidation des structures soviétiques ou titistes-socialistes en Europe orientale dans les Années 1990 (2).

Ce dialogue est prévu par l’accord politique qui a permis le départ de l’ancien président Ali Abdallah Saleh en février 2012 après un mouvement de contestation populaire transformé en « révolution de couleur » contre son régime.

LE CHEMIN VERS LA GUERRE :

UNE ELECTION PRESIDENTIELLE VIRTUELLE QUE L’OCCIDENT AVALISE …

Ce 25 février 2012, les médias de l’OTAN annonçaient : « Yémen/présidentielle: Abd Rabbo Mansour Hadi élu à 99,8% des voix … » ! Outre un score de dictature qui ne choque pas dans ce cas ci la presse occidentale, voilà encore une des ces élections virtuelles organisée par l’Occident et ses alliés. Mais les mêmes critiquent sans fin la Démocratie dirigée russe …

L’unique candidat à la présidentielle yéménite, celui des USA et de l’OTAN, de ses alliés fondamentalistes arabes du Qatar et d’Arabie saoudite, le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi, issu de l’aile du régime yéménite proche des américains, a été élu à 99,8% des voix, avait alors annoncé la commission électorale nationale à Sanaa. Selon les résultats définitifs, 6.635.192 électeurs sur les 10.243.364 auraient pris part au scrutin, soit un taux de participation de 66%. Sur les votes validés, 99,8% sont allés à M. Hadi, selon la même source. Hadi était le seul candidat pour succéder à Ali Abdallah Saleh dans le cadre d’un accord de transition élaboré par les monarchies du Golfe, et dont le Qatar était le maître d’œuvre.

Une « élection », avec un candidat unique, qui est boycottée dans le Sud et non organisée dans le nord, dans la province de Saana qui a proclamé son autonomie, et dans les villes contrôlées par Al-Qaida, est évidemment une élection virtuelle ! Ceci d’autant plus qu’elle est alors censée « amorcer un processus de réconciliation » (sic). « Dans le sud du Yémen, le mouvement séparatiste a toutefois multiplié les violences, entraînant la mort de plusieurs personnes et la fermeture de nombreux bureaux de vote. Le rôle des services de sécurité dans cette escalade n’était pas clairement établi. Dans le nord du pays, l’appel à un boycottage lancé par un groupe rebelle aurait été suivi », reconnaissait le très pro occidental LE MONDE.

ENCORE UN FRUIT AMER ET EMPOISONNE DU SOI-DISANT « PRINTEMPS ARABE » !

L’élection de M. Hadi pour une période transitoire de deux ans fait du Yémen le premier pays arabe où un soulèvement aboutit à une solution dite « négociée ». Ce soulèvement était appuyé et organisé précisément par le Qatar, avec le soutien discret de l’Occident.

Après l’Egypte et la Libye, c’est un nouveau régime (agonisant) issu du Nationalisme arabe (de type nassérien) qui est remplacé par le système politique prôné par les USA dans le cadre de leur projet dit du « Grand Moyen-Orient » : l’association de militaires pro occidentaux (verrouillant le système) et d’un parlement sous contrôle ouvert aux islamistes radicaux. Le but étant de dissocier l’aile parlementariste des islamistes (Frères Musulmans, Salafistes, etc) de sa base radicale djihadiste (liée à Al-Qaida ou AQMI, son aile nord-africaine).

LE YÉMEN EN VOIE DE SOMALISATION

Cette élection virtuelle ne résout rien dans un pays profondément divisé entre :

* Nationalistes arabes (les partisans du président sortant qui a capitulé – en échange d’une immunité et du maintien de ses partisans dans l’armée et l’appareil d’état – et de son « Congrès Général du Peuple », l’ex parti dirigeant) ;

* fondamentalistes soutenus par le Qatar et les USA (ceux du parti islamiste Al-Islah, hégémonique au sein de l’opposition) ;

* minorités houthis, la forme chiite au Yémen et sur la Frontière saoudienne avecce pays, minorité puissante, avec ses milices, un leadership clanique charismatique, et disposant du soutien discret mais puissant du frère chiite iranien. Les houthis sont une rébellion islamique « à l’iranienne », née en 2004 – celle du du Mouvement houthi -, chiite cette fois, qui a proclamé une république autonome dans le Nord Yémen (à quelque 150 km de la capitale Sanaa !), qui est un « quasi-Etat houthi de facto » ;

* dans le Sud, où existait la République démocratique populaire du Yémen, un mouvement sécessionniste né en 2007 veut aussi reprendre son autonomie ;

* Djihadistes d’Al-Qaida (AQPA, al-Qaida dans la Péninsule Arabique), qui contrôlent alors plusieurs villes et mènent une insurrection islamiste radicale puissante, la Guerilla d’Al-Qaida au Yémen n’en étant plus alors au stade du terrorisme mais à celui d’une insurrection sur le modèle afghan. « Les djihadistes sont les derniers arrivés sur la scène yéménite en 2009. Après la restructuration des branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaida dans la péninsule arabique et profitant de la déliquescence de l’Etat, ils sont entrés dans une phase active de contrôle du territoire ». Ils se diviseront bientôt comme en Syrie entre partisans de Daech et faction yéménite ralliée aux occidentaux.

Dans un éditorial de février 2012, j’avais longuement analysé la désagrégation de l’Etat yéménite (3), inscrite dans le projet US dit du « Grand Moyen Orient » et en voie de réalisation via le scénario stratégique opérationnel du soi-disant « printemps arabe ». Après l’Egypte et la Libye, le Yémen est un régime (agonisant) de plus, issu du Nationalisme arabe (de type nassérien), qui est remplacé par le système politique prôné par les USA dans le cadre de leur projet du « Grand Moyen-Orient ». J’y décrivais la désagrégation du Yémen, un pays profondément divisé, dans un processus de guerre civile larvée, autour de factions armées antagonistes.

La présidentielle « malgré tout » voulue par les occidentaux sert de déclencheur à la fragmentation, puis à la « somalisation » du pays : « L’élection présidentielle a mis en lumière l’assise des deux principaux mouvements sécessionnistes yéménites ayant appelé au boycottage. Au nord, à quelque 150 km de la capitale Sanaa, la rébellion chiite du mouvement houthi, entrée dans un cycle de violences contre l’Etat depuis 2004 » et qui « a profité de la contestation pour installer une République au nord, dans la province de Saada, qui est un quasi-Etat houthi de facto », explique Dominique Thomas (spécialiste du Yémen et des mouvements islamistes dans la péninsule arabique à l’Ecole des hautes études en sciences sociales). Ils ont appelé au boycottage de l’élection, dénonçant « un processus de transition imparfait » et réclamant « un système fédéral et une autonomisation ». Leur constitution récente en parti politique pourrait amorcer un changement. Leur force de mobilisation est grande face à la frustration de la population locale et le revivalisme religieux.

Mais la descente aux enfers du Yémen ne s’arrête pas encore là ! Car le Sud, où existait la République démocratique populaire du Yémen (1970-1990), veut aussi reprendre son autonomie.

UN NOUVEAU PRESIDENT FANTOCHE TENU PAR LES AMERICAINS ET LES QATARIS …

L’ex vice-président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a trahit le président Saleh, accède à l’été 2012 à la présidence. C’est un militaire de carrière sans aucune base populaire ou tribale, et dépendant totalement de ses soutiens extérieurs américain et qatari. Agé alors de 57 ans, discret, il s’est imposé durant les quatre mois d’absence du président Ali Abdallah Saleh, grièvement blessé lors d’un attentat (fort opportun pour les américains) en juin 2012 dans la guerre civile rampante qui frappe le Yémen. Il avait « notamment peaufiné son image d’homme jouissant du respect de l’ensemble des acteurs politiques, opposition comprise » (dixit LE MONDE).

L’homme est en effet « tenu » par un passé marxiste qu’il a du faire oublier. Au sein de l’armée, il a su gravir les échelons sous la République démocratique populaire du Yémen (1970-1990), seul Etat marxiste arabe qui avait des liens étroits avec l’URSS. Nommé ministre de la Défense en 1994 après la réunification, il secondera ensuite sans état d’âmes le président Saleh juqu’au « printemps yéménite ».

SOMALISATION ET « THEORIE DU CHAOS »

La situation du Yémen rappelle tragiquement précisément cette Somalie, qui servit de laboratoire au Nouvel Ordre Mondial US (4). Ou comment démembrer un Etat que l’on ne peut contrôler.

Dans une Somalie aujourd’hui démembrée en cinq états fantoches (Somalie résiduelle – un état failli -, Somaliland, Jubaland, Puntland et autre Somalie du sud-ouest), livrée au chaos, les milices Shebab islamistes achèvent un pays à l’agonie assassiné par Washington et ses complices, ONU, NATO et cie … Sans oublier les frappes aveugles des drones d’Obama (comme au Pakistan), qui font principalement des victimes civiles innocentes. Qui se souvient aujourd’hui du puissant Etat somalien en développement du régime socialiste de Siyaad Barre ?

Derrière le chaos somalien, il y a une théorie, la « théorie géostratégique du chaos » (à ne pas confondre, ce que font beaucoup, avec la « Géopolitique du chaos », qui est une grille d’analyse des Balkans lors de l’éclatement des Iie (Tito) et IIIe Yougoslavie dans les années 1990-2002), qui est mise en place pour la première fois en Somalie à partir de 1992. Cette théorie du Chaos c’est le plan B du projet du « Grand Moyen Orient ». Le pseudo « printemps arabe » en étant le plan A.

Les deux ont été mis en œuvre successivement au Yémen (Comme en Libye, en Syire, mais aussi au Mali et en Centrafrique …) ; Précisément dans ce Yémen qui fait face à la Somalie sur l’autre rivage du Golfe d’Aden …

DE LA GUERRE CIVILE A LA GUERRE D’AGRESSION AMERICANO-SAOUDIENNE …

La guerre civile reprend alors en 2014, principalement entre les milices chiites houthis et le pseudo gouvernement central. Dans un Yémen où une partie bascule dans les mains djihadistes, qui se diviseront heureusement avec la naissance de « l’état islamique ». Le tournant sera le front uni en septembre 2014 entre les Houthis et … l’armée nationale sunnite, dont l’ex président Saleh a repris le contrôle. Le front uni s’empare de la capitale. Le gouvernement, avec l’aide des américains et des saoudien, se réfugie dans la capitale économique Aden, et y transfère la capitale politique. Las, début 2015, le front uni est dans les feaubourgs d’Aden et l’armée de Saleh en prend l’aéroport.

Le temps est alors venu pour les Saoudiens et les américains, qui perdent la main, de lancer une guerre d’agression directe en mars 2015, accompagnée de bombardements sauvages, de crimes de guerre. Ils empêchent alors la chute d’Aden. Téhéran, avec l’accord tacite de Moscou, arme et soutient le front yéménite, qui organise un « gouvernement d’union nationale », le Conseil suprême, en  septembre 2016. Sur la frontière, en territoire saoudien, une insurrection latente des populations chiites appuie les houthis.

LE DERNIER ACTE DE LA TRAGEDIE YEMENITE :

TRAHISON ET MORT DU PRESIDENT SALEH

L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué ce 5 decembre par des rebelles Houthis, quelques jours après la rupture de l’alliance entre les deux camps, à l’origine d’affrontements meurtriers dans la capitale Sanaa. Quelques jours seulement après que ce dernier ait tendu la main à l’Arabie saoudite. Les rebelles Houthis au Yémen ont déclaré que l’ex-président Ali Abdallah Saleh – avec lequel ils étaient entrés en conflit une semaine avant – avait été tué lors de combats dans la capitale Sanaa. « Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les rebelles) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels », a dit la chaîne de télévision des Houthis, Al-Massira, en citant un communiqué. Une vidéo remise à un journaliste de l’AFP par les Houthis montrait le cadavre de ce qui semble être l’ancien président Saleh. La mort de l’ancien président, âgé de 75 ans, a été confirmée à l’AFP par Faïka al-Sayyed, une dirigeante de son parti, le Congrès populaire général (CPG). Dans un discours retransmis sur Al-Massira, Abdelmalek Al-Houthi, 38 ans, s’est félicité en soirée de « l’échec du complot », sans mentionner le sort de l’ex-président Saleh.

Ali Abdallah Saleh a présidé le Yémen pendant 33 ans avant de céder le pouvoir en 2012 sous la pression de la rue. Il s’était allié en 2014 avec les rebelles chiites Houthis, soutenus par l’Iran, pour prendre le contrôle de Sanaa avant d’annoncer ces derniers jours la rupture de cette alliance. Des responsables Houthis l’avaient ensuite menacé de mort. La crise entre Saleh et les Houthis pour le contrôle des finances et le partage du pouvoir, aggravée par des soupçons de contacts secrets entre l’ex-président et Ryad, a dégénéré dans la capitale yéménite qu’ils contrôlaient ensemble depuis plus de trois ans. Des combats ont éclaté entre ces alliés, faisant au moins 100 morts ou blessés de part et d’autre depuis mercredi dernier, selon une source sécuritaire et des sources hospitalières. Dans un coup de théâtre, M. Saleh s’était dit prêt ce 2 décembre à ouvrir « une nouvelle page » avec les Saoudiens qui étaient devenus ses ennemis ces dernières années.

C’est le dernier acte (provisoire) de la tragédie yéménite !

Luc MICHEL

NOTES ET RENVOIS :

(1) (2) Sur le processus de transition, au Belarus (où le président Lukashenko l’a arrêté), en Yougoslavie et en Libye notamment, j’ai donné récemment une longue analyse intitulée “Le Modèle du Belarus comme alternative à la Globalisation”, à Minsk, le 5 mai 2011, à l’occasion de la Conférence internationale “THE PROSPECTS OF THE EASTERN PARTNERSHIP”. Elle a été filmée pour PCN-TV et est disponible sur son site.

Cfr. International conference “The prospects of the Eastern partnership” – Minsk 5.05.2011 :

Conférence de Luc MICHEL (PART.1 – 2 – 3) reprise sur PCN-NCP-TV, sur “Le Modèle du Belarus comme alternative à la Globalisation”

http://www.dailymotion.com/video/xjjkaz_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-1_news

http://www.dailymotion.com/video/xjjlfo_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-2_news

http://www.dailymotion.com/video/xjjmbi_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-3-conclusion_news

(3) A lire en complément de cette analyse :

Luc MICHEL, GEOPOLITIQUE / YÉMEN : LE PROJET AMERICAIN DU « GRAND MOYEN-ORIENT » EN ACTION … 2e réédition

sur http://www.lucmichel.net/2013/07/07/luc-michel-focus-geopolitique-Yémen-le-projet-americain-du-grand-moyen-orient-en-action/

(4) Sur le processus de « somalisation » :

Luc MICHEL / FOCUS / GEOPOLITIQUE : SOMALIE 2013, NOUVELLES DU LABORATOIRE DU NOUVEL ORDRE AMERICAIN EN AFRIQUE ET AU « GRAND MOYEN-ORIENT »

Sur http://www.elac-committees.org/2013/03/22/luc-michel-focus-geopolitique-somalie-2013-nouvelles-du-laboratoire-du-nouvel-ordre-americain-en-afrique-et-au-%c2%ab-grand-moyen-orient-%c2%bb/

(Sources : EODEThink Tank)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* PAGE SPECIALE Luc MICHEL’s Geopolitical Daily https://www.facebook.com/LucMICHELgeopoliticalDaily/

________________

* Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ) :

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* EODE :

EODE-TV https://vimeo.com/eodetv

WEBSITE http://www.eode.org/

 ‘AFRIQUE. LES AMÉRICAINS POUSSENT LES FRANÇAIS VERS LA PORTE DE SORTIE’

# LUC MICHEL SUR PRESS TV (IRAN)/ DANS ‘REPORTAGE’ (12 DEC. 2017):

# PCN-TV/

PRESS TV (IRAN) INTERVIEWE LUC MICHEL :

‘AFRIQUE. LES AMÉRICAINS POUSSENT LES FRANÇAIS VERS LA PORTE DE SORTIE’

(12 DECEMBRE 2017)

sur https://vimeo.com/247047076

LM.PRESS TV - REPORTAGE usa vs françafrique (2017 12 12)

La présentation de PRESS TV :

« Les USA ont débarqué en Afrique par le biais de la France. Mais aujourd’hui, c’est presque à croire que les Yankees sont sur le point de pousser les Français vers la porte de sortie.

Comment les Américains compte-t-ils déstabiliser les régimes pro-français au pouvoir dans le continent noir ?

Luc Michel, géopoliticien, décrypte la situation. »

LUC MICHEL :

« COMME ENTRE LES USA ET L’UE, LA SUJETION MILITAIRE DE LA FRANCAFRIQUE A L’AFRICOM VIA L’OTAN, SE DOUBLE D’UNE GUERRE ECONOMIQUE DE WASHINGTON POUR EVINCER LES FIRMES FRANCAISES D’AFRIQUE. OU COMMENT TRUMP ENTEND PLUMER LE ‘SHERIF DE L’AFRIQUE’ FRANÇAIS QU’IL A LUI-MEME DESIGNE … »

L’explication géopolitique de Luc Michel :

« Les guerres au Sahel ou contre la Jamahiriya libyenne, comme celles avant contre l’Afghanistan et l’Irak, sans oublier celle contre la Syrie ba’athiste, et avant elles, la guerre d’Afghanistan contre les soviétiques et les « guerres de Yougoslavie » sont avant tout des « guerres contre la Grande-Europe », pour reprendre les termes du Général Von Lohausen, le géopoliticien allemand ami de Jean Thiriart. Une guerre menée par les collaborateurs « européens » de Washington, les politiciens de l’OTAN et de son appendice politique, la pseudo UE. Une UE qui a échangé un projet pacifique (« plus jamais de  guerre entre européens ») pour un environnement géopolitique chaotique et déstabilisateur, qui ne profite qu’à Washington, Tel-Aviv, leurs alliés « arabes » et quelques multinationales. La Françafrique, celle de Sarkozy et Hollandee, où la « nouvelle Françafrique 2.0 » de Macron, s’inscrivent dans la même perspective suicidaire. Ce sont les contradictions internes du Bloc impérialiste américano-occidental : sujétion géopolitique à Washington, guerres économiques entre USA et UE, entre USA et Françafrique … »

* Emission complète

‘Reportage’ du 12 déc. 2017

«Afrique: les Américains poussent les Français vers la porte de sortie»

sur https://vimeo.com/247047076 _______________

# PANAFRICOM/

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DIVIDED STATES OF AMERICA  : ELECTION SENATORIALE TRES CONTROVERSEE EN ALABAMA

 

Luc MICHEL pour EODE/ 2017 12 12/

EODE - ELEC senatoriale alabama (2017 12 12) FR 2

« Sexe, Bible et “fake news”: une élection dans l’Alabama, au cœur du « Vieux Sud », captive l’Amérique » titre l’AFP.

Ce que ne dit pas l’agence para-gouvernementale française, c’est que cet élection dévoile le choc des deux Amériques, les « divided states of America » (1) : la conservatrice radicale de Trump et celle de la « Purple revolution » des Sorös-Clinton-Obama, cette « révolution de couleur » rampante (2) qui veut « dégager » Trump …

« DIVIDED STATES OF AMERICA » :

UNE ELECTION SENATORIALE EMBLEMATIQUE DE LA GUERRE AU SOMMET DE L’ESTABLISHMENT AMERICAIN

La guerre au harcèlement sexuel a déjà emporté un sénateur démocrate. Mais Trump appelle néanmoins à voter pour un candidat accusé d’agressions sexuelles

Sous le feu des critiques, un homme politique de l’Alabama a refusé, lui, de jeter l’éponge, et son obstination est désormais une source profonde d’embarras pour le Parti républicain et la Maison-Blanche : Roy Moore. Il se présente à l’élection qui, ce 12 décembre, choisira le successeur de Jeff Sessions, parti du Sénat pour devenir en janvier le ministre de la Justice de Donald Trump. L’homme aurait dû l’emporter facilement face à son rival démocrate, Doug Jones, mais les sondages donnent désormais les deux candidats au coude à coude.

Ancien haut magistrat très conservateur de l’Alabama, Moore est accusé d’agressions sexuelles commises jadis sur plusieurs femmes dont la plus jeune avait 14 ans au moment des faits.

S’il devait perdre le scrutin, sa défaite réduirait à 51 sièges sur 100 la majorité déjà ténue des Républicains au Sénat, raison pour laquelle Donald Trump s’est finalement résolu à le soutenir. Toutefois, une victoire ne réjouirait pas exagérément les Républicains qui, dans le climat actuel, ont d’ores et déjà jugé préférable d’ostraciser l’éventuel futur élu en le gardant à l’écart de toute fonction en vue, dans les commissions et ailleurs.

« LES HABITANTS DE L’ALABAMA EN ONT MARRE QU’ON LES ACCUSE DE SOUTENIR UN PEDOPHILE »

Mardi, ils devront envoyer au Sénat des Etats-Unis ce personnage controversé ou son adversaire démocrate Doug Jones, ancien procureur fédéral.

Depuis plus d’un mois, les médias américains leur rappellent qu’ils sont sur le point d’élire sénateur un homme accusé d’attouchements sur des mineures dans les années 1970: Roy Moore, ancien haut magistrat ultra-conservateur, lié au puissant lobby chrétien évangéliste (au cœur de l’électorat de Trump), qui a consacré sa vie à défendre la place de Dieu dans la justice et le gouvernement et s’est fait autrefois destituer pour avoir installé une statue des Dix Commandements dans le bâtiment de la cour suprême de l’Alabama.

Une victoire du démocrate serait un événement jamais vu ici depuis 1992, et réduirait la majorité républicaine dans la chambre haute du Congrès à peau de chagrin : de 52 à 51 sièges sur 100. Mais dans cet Etat du Sud, où Donald Trump remporta 62% des voix, voter démocrate est impensable pour la plupart des républicains, quand bien même ils croiraient les allégations contre le juge Moore, ce qui est loin d’être acquis. Roy Moore a tout rejeté en bloc et convaincu ses partisans que cette affaire n’était que “fake news” orchestrées par ses ennemis.

CAS DE CONSCIENCE : CROIRE OU NE PAS CROIRE

Le couple Wright, fringants retraités en baskets, rencontrés dans la banlieue huppée de Mountain Brook, en banlieue de Birmingham, a résolu son cas de conscience: ce sera Moore. “Je suis désolée, c’est seulement pour bloquer les démocrates”, dit Ann, 69 ans, à l’AFP. “Les gens doivent penser qu’on est horribles dans l’Alabama, qu’on soutient un pédophile. Bon, mais rien n’a encore été prouvé…” Neuf femmes ont affirmé que Roy Moore leur avait fait la cour quand elles étaient mineures. Il les abordait au centre commercial de sa ville, Gadsden, ou ailleurs. Deux disent avoir subi des attouchements, dont une à 14 ans. “Je ne sais pas quoi en penser”, continue Ann. “C’est vrai qu’à cette époque, beaucoup d’adolescentes sortaient avec des hommes plus âgés…”

De nombreux républicains pensent comme Ann. Et Roy Moore, après avoir plongé au moment des révélations du Washington Post, est revenu légèrement en tête des sondages

Quant à ceux qui croient les témoignages contre Roy Moore… une troisième voie existe: inscrire sur le bulletin de vote un nom tiers. C’est ce que fera Laura Strubel, 70 ans, qui a une seule chose à reprocher au démocrate: il est favorable au droit à l’avortement. “C’est dingue, je suis épuisée d’en entendre parler. Vivement que ça se termine”, soupire la retraitée.

TRUMP, BANNON ET LES DEMOCRATES :

« UN CHOIX ENTRE DONALD TRUMP ET HILLARY CLINTON » ?

A Gadsden, le centre commercial est toujours là, bondé deux semaines avant Noël. Il n’est pas difficile d’y croiser des gens connaissant Roy Moore. Linda Fain, bibliothécaire, a dîné autrefois avec les Moore. “C’est un homme bien”, jure-t-elle. Mais les jeunes ne sont pas aussi indulgentes vis-à-vis de comportements désormais considérés comme – au minimum – déplacés. Dans l’Alabama, le groupe des jeunes républicains a d’ailleurs rompu avec Roy Moore, quand le reste du parti serrait les rangs.

Au salon de coiffure, la gérante a 21 ans, une jeune femme assurée qui lève les yeux au ciel à la mention de Roy Moore. Emma Howell assure qu’il a brisé l’automatisme du vote républicain parmi sa génération. “Les gens se rendent compte qu’ils ne sont pas obligés de voter républicain”, dit-elle.

Il est indéniable que Roy Moore a malgré lui dopé l’enthousiasme des démocrates, jusque-là une espèce en voie de disparition dans le Sud. C’est pourquoi Stephen Bannon (extrême-droite ultra-réactionnaire), gardien autoproclamé du “trumpisme”, présente le scrutin de mardi comme « un choix entre Donald Trump et Hillary Clinton », particulièrement honnie localement. Et le risque politique explique que Donald Trump, après de longues tergiversations, ait fini par lancer un très clair: “votez Roy Moore !”

UN ENJEU NATIONAL

« Le sulfureux juge a réussi à transformer le débat sur sa moralité en référendum sur le soutien à Donald Trump, comente Le Figaro. Au Vietnam, les troupes l’avaient surnommé «Captain America». Officier dans la police militaire, Roy Moore était tellement acharné à lutter contre la drogue et l’indiscipline qu’il pensait que des soldats allaient essayer de le tuer. Il dormait sur des sacs de sable pour empêcher une grenade de rouler sous son lit. Le personnage qui se présente ce mardi au Sénat américain dans une élection partielle suivie par tout le pays n’a pas changé. À 70 ans, on ne fait pas plus controversé que le juge Roy Moore. Aux provocations qui lui avaient déjà valu une notoriété nationale se sont ajoutées ces dernières semaines des révélations scabreuses en contradiction avec sa morale affichée. Peu importe: il semble bien parti pour récupérer le fauteuil de Jeff Sessions, devenu ministre de la Justice. Certains sondages prédisent un résultat serré, mais ce serait un coup de tonnerre si le démocrate Doug Jones, qui traîne comme un boulet son soutien à l’avortement, l’emportait dans cet État du Sud profondément conservateur et religieux. »

Le Tea Party et bannon en embuscade : Engagé dans un combat de fond pour transformer le parti conservateur en force populiste sous la domination du Tea Party, Bannon a besoin d’une victoire exemplaire

En 2016, Donald Trump y avait écrasé Hillary Clinton avec près de 28 points d’avance (61,1 % contre 34,4 %). Un an plus tard, la sénatoriale de l’Alabama apparaît comme l’ombre portée de la présidentielle: une situation tout aussi inflammable, qui promet d’avoir un impact sur les législatives (de mi-mandat) de 2018 et la suite du mandat de Trump.

Les démocrates savent la mission quasi impossible. Face aux Blancs évangéliques (environ la moitié des électeurs), ils devront faire le plein chez les Noirs (environ un quart) et persuader des républicains de trahir leur camp. Mais, comme l’a noté Doug Jones en meeting samedi soir, il était tout aussi improbable qu’il neige à Birmingham début décembre. Or la ville était recouverte d’un voile blanc samedi. “Le temps du changement est arrivé”, a-t-il lancé. “Roy Moore a fait assez de mal comme ça à l’image de l’Alabama”.

(Sources : AFP – PCN-TV)

LUC MICHEL /

EODE – OBSERVATOIRE DES ELECTIONS/

(1) Voir sur PCN-TV/

LUC MICHEL DIT TOUT SUR LE DESSOUS DES CARTES DE LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE (SUR AFRIQUE MEDIA)

sur https://vimeo.com/197118984

(2) Voir sur PCN-TV/

PRESS TV (IRAN) INTERVIEWE LUC MICHEL:

UNE REVOLUTION DE COULEUR EN AMERIQUE ? ‘PURPLE REVOLUTION’ LE ROI EST NU

sur https://vimeo.com/201248168

_____________________

# EODE ORGANISATION :

* EODE-TV :

https://vimeo.com/eodetv

* ЕВРАЗИЙСКИЙ СОВЕТ ЗА ДЕМОКРАТИЮ И ВЫБОРЫ (ЕСДВ)/ EURASIAN OBSERVATORY FOR DEMOCRACY & ELECTIONS

(EODE) :

http://www.eode.org/

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GEOPOLITIQUE DE JERUSALEM (II): LA ‘QUESTION DE JERUSALEM’ AU CENTRE DE LA DIPLOMATIE VATICANE

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2017 12 12/

LM.GEOPOL - Geopol de jerusalem II (2017 12 12) FR 2

« L’observation des événements historiques, en particulier ceux des cinquante dernières années, montre l’émergence de ce qu’on appelle habituellement « la dimension politique » de Jérusalem, pour désigner la complexité des situations que soulèvent la question du contrôle du territoire et les actions menées pour l’obtenir »

– Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire pour les relations avec les États.

« J’estime que la négligence dans la recherche d’une juste solution dans le problème de Jérusalem, de même que le renvoi résigné de ce même problème, ne font que compromettre le souhaitable règlement pacifique et équitable de la crise du Proche-Orient tout entier »

– Jean-Paul II (Redemptionis anno, 1984).

La confrontation est frontale entre la vision vaticane de Jérusalem et celle du Likud et de Trump. Une confrontation qui n’a rien de secondaire lorsqu’on connaît le poids géopolitique de la puissante diplomatie vaticane et celui politique de l’Eglise catholique dans le monde …

* Voir sur LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ GEOPOLITIQUE DU VATICAN : PUISSANCE POLITIQUE, POUVOIR SPIRITUEL, DIPLOMATIE INFLUENTE, LEADERSHIP, SOFT POWER MONDIAL …

sur http://www.lucmichel.net/2017/12/06/luc-michels-geopolitical-daily-geopolitique-du-vatican-puissance-politique-pouvoir-spirituel-diplomatie-influente-leadership-soft-power-mondial/

LM.GEOPOL - Geopol de jerusalem II (2017 12 12) FR 4

I- L’ORIENT AU CŒUR DE LA DIPLOMATIE VATICANE, JERUSALEM ET LES CHRETIENS D’ORIENT AU CENTRE DE L’ACTION DU VATICAN

À la fin de l’audience générale, ce mercredi 6 décembre au Vatican, le pape François, dont la diplomatie connaît bien le statut de « Ville-Monde » (1) de Jérusalem, a lancé « un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo » de Jérusalem, rappelant la position ininterrompue du Saint-Siège sur le sujet depuis 1947.

Avant les annonces de Donald Trump sur Jérusalem, le pape François a donc lancé mercredi 6 décembre un appel pour la Ville sainte, demandant « sagesse et prudence, pour éviter d’ajouter de nouveaux éléments de tension dans un panorama mondial déjà convulsif et marqué par tant de conflits cruels ». « Je ne peux taire ma profonde inquiétude pour la situation qui s’est créée ces derniers jours » autour de Jérusalem, a déclaré le pape à la fin de son audience général du mercredi, dans la salle Paul-VI, adressant « un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions de l’ONU à ce sujet ».

LE SAINT-SIÈGE NE RECONNAÎT PAS L’ANNEXION DE JÉRUSALEM-EST PAR ISRAËL

Le pape, à qui le président palestinien Mahmoud Abbas avait téléphoné la veille, a en fait rappelé ici la position ininterrompue du Vatican depuis 1947 sur Jérusalem. « La position du Saint-Siège est que toute revendication exclusive – qu’elle soit religieuse ou politique – est contraire à la logique véritable de l’identité de la Ville », expliquait Mgr Jean-Louis Tauran, le 26 octobre 1998 à Jérusalem. « Des revendications exclusives selon les critères numériques et historiques sont irrecevables », ajoutait celui qui était alors secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États.

« De fait, si le Saint-Siège se fait une règle de ne jamais entrer dans les contentieux territoriaux entre États, il ne reconnaît pas pour autant l’annexion de Jérusalem-Est par Israël, s’en tenant à la résolution du 20 août 1980 du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la proclamation par Israël de Jérusalem comme capitale « une et indivisible ». » Il ne cesse, depuis, de demander une « juste solution » pour Jérusalem. « Cela veut dire que les Israéliens et les Palestiniens, en collaboration avec tous ceux qui peuvent les aider, doivent arriver à un accord qui corresponde, en quelque sorte, aux aspirations légitimes et raisonnables de chaque partie, dans le respect des principes de justice », expliquait encore en 1998 Mgr Tauran.

POUR LE VATICAN ET L’EGLISE CATHOLIQUE, « LE CARACTÈRE SACRÉ DE JÉRUSALEM NE SE RESTREINT PAS AUX MONUMENTS »

En 2000, l’Accord fondamental signé entre le Saint-Siège et l’OLP précisera ces « principes de justice », rappelant la nécessité d’« un statut spécial pour Jérusalem », « garanti internationalement » et assurant « la liberté de religion et de conscience », « l’égalité devant la loi des trois religions monothéistes, de leurs institutions et de leurs fidèles dans la ville », « l’identité propre et le caractère sacré de la ville », « la signification universelle de son héritage religieux et culturel » et « la liberté d’accès et de culte pour les Lieux Saints ».

Pour autant, le Vatican ne saurait se satisfaire d’une « simple”extraterritorialité” des Lieux Saints, avec l’assurance que les pèlerins aient la liberté de les visiter sans entraves », comme le proposent le Likud et Trump. Pour lui, en effet, le « caractère sacré » de Jérusalem ne se restreint pas aux monuments « comme s’ils étaient séparés les uns des autres ou isolés dans leur communauté respective » mais « affecte Jérusalem dans sa totalité, ses Lieux Saints comme ses communautés avec leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs activités culturelles, sociales et économiques », insistait Mgr Tauran dans ce texte devenu, au Vatican, symbolique de sa position immuable.

LA VISION VATICANE DE JERUSALEM

Les textes pontificaux mettent tantôt l’accent sur certains points et tantôt en nuancent d’autres, ce qui est d’autant plus évident lorsqu’on prend en compte un laps de temps plus important. Ainsi distingue-t-on trois périodes (selon la diplomatie vaticane) :

  1. de 1887 à 1947 (la première guerre entre Arabes et Israéliens), les Papes parlent de la « Terre Sainte en général et de Jérusalem en particulier, en insistant principalement sur la nécessité de défendre l’intégrité physique des Lieux Saints et les besoins des catholiques sur place » ;
  1. de 1947 à 1964 (année du pèlerinage de Paul VI), « l’accent est mis sur la sauvegarde des Lieux Saints, la liberté d’accès pour les croyants des trois religions et le droit pour chacune d’entre elles d’avoir le contrôle de ses propre Lieux Saints » ;
  1. de 1964 à aujourd’hui, on insiste sur « des éléments replaçant Jérusalem dans un contexte global, dans la perspective de la protection de son identité et de sa propre vocation, comme les Lieux Saints, leurs alentours, le respect de toutes les identités culturelles et religieuses, la liberté de religion et de conscience pour les habitants et les pèlerins, la dimension culturelle ».

II- LA POSITION ACTUELLE DU SAINT-SIÈGE SUR LA « QUESTION DE JÉRUSALEM »

Ce 26 octobre, Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire pour les relations avec les États, a prononcé un discours expliquant la position du Saint-Siège sur la « question de Jérusalem ». Il a pris la parole lors d’un symposium qui s’est tenu à Jérusalem les 26 et 27 octobre (2).

Que dit dans son discours de Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire pour les relations avec les États :

« La cause de la Ville Sainte est depuis longtemps au centre des préoccupations du Saint-Siège, et elle est l’une de ses premières priorités pour l’action internationale, depuis que se pose la question de Jérusalem.

De fait, il y a un conflit, ou plutôt des conflits, à cause de Jérusalem et en son sein, tous liés à son caractère unique universellement reconnu. Elle est unique en elle-même, et ses conflits le sont également. Elle est différente de toute autre ville. L’introduction d’un livre publié en 1994 par d’éminents universitaires israéliens commence ainsi : « Jérusalem est différente de la plupart des autres lieux au moins à trois égards : la ville est sainte pour les fidèles de trois religions ; elle est l’enjeu des revendications nationales antagonistes de deux peuples ; et sa population est, pour une grande part, hétérogène » (…) Je pense qu’il est important de commencer tout d’abord par préciser, que, lorsque nous parlons de Jérusalem, la distinction faite habituellement entre « la question des Lieux Saints et la question de Jérusalem » est inacceptable pour le Saint-Siège. De toute évidence, les Lieux Saints tirent leur signification et leur identité culturelle et cultuelle de leurs liens intimes avec leur environnement, qui doit être compris non seulement en termes de géographie mais également et plus particulièrement dans ses composantes urbaines et architecturales et surtout en tant que communauté humaine, et dans sa dimension institutionnelle.

L’observation des événements historiques, en particulier ceux des cinquante dernières années, montre l’émergence de ce qu’on appelle habituellement « la dimension politique » de Jérusalem, pour désigner la complexité des situations que soulèvent la question du contrôle du territoire et les actions menées pour l’obtenir.

LA « DIMENSION POLITIQUE » DE JÉRUSALEM :

« EMPÊCHER QUE LA VILLE SAINTE NE DEVIENNE UN CHAMP DE BATAILLE, ET ENSUITE AFIN QU’ELLE NE DEVIENNE PAS, COMME DANS LA SITUATION ACTUELLE, UN CAS PATENT D’INJUSTICE INTERNATIONALE »

Ecoutons toujours Mgr Jean-Louis Tauran :

« La sollicitude exprimée dans les interventions pontificales et dans les autres documents du Saint Siège ne pourrait pas, et ne peut pas, passer sous silence cet aspect. Celui-ci est toujours présent, tout d’abord afin d’empêcher que la Ville Sainte ne devienne un champ de bataille, et ensuite afin qu’elle ne devienne pas, comme dans la situation actuelle, un cas patent d’injustice internationale. La situation actuelle a été établie et maintenue par la violence. Le Saint-Siège s’est élevé contre cela, et continuera à le faire avec force, sans atténuer ses propos, en soutenant constamment la position de la majorité de la communauté internationale, telle qu’elle est surtout exprimée, à juste titre, dans les résolutions des Nations Unies.

Depuis 1967, une partie de la Ville a été occupée militairement, puis annexée. Dans cette partie se trouvent la plupart des Lieux Saints des trois religions monothéistes. Jérusalem-Est est occupée illégalement. Il est donc faux de dire que le Saint Siège n’est intéressé que par le ou les aspects religieux de la Ville et passe sous silence l’aspect politique et territorial. Le Saint Siège est également intéressé par cet aspect et a le droit et le devoir de l’être, et surtout dans la mesure où la question est pendante et reste la cause de conflits, d’injustice, de violations des droits de l’homme, de restrictions de la liberté de religion et de conscience, de peurs et d’insécurité des personnes. Bien évidemment, la préoccupation immédiate et concrète du Saint-Siège est celle des questions religieuses, cependant les autres domaines – politique, économique, etc. – suscitent également son intérêt dans la mesure où ils ont une dimension éthique. Bien que le Saint-Siège ne soit pas compétent pour prendre part aux discussions territoriales entre Nations, ni pour prendre parti et chercher à imposer des solutions détaillées, il a cependant tout à fait le droit, et le devoir, de rappeler aux parties en présence l’obligation de résoudre pacifiquement leurs différends, en accord avec les principes de justice et d’équité, et dans le cadre du droit international. »

QUEL STATUT POUR JERUSALEM ?

« Dans le cas de Jérusalem, les deux aspects, religieux d’une part et politique et territorial d’autre part, sont intrinsèquement liés, bien qu’ils soient différents dans leurs éléments constitutifs, dans la manière de les aborder et d’arriver à une solution », dit encore Mgr Jean-Louis Tauran :

« Tout d’abord, il demande que Jérusalem soit respectée pour ce qu’elle est en elle-même, ou plutôt pour ce qu’elle devrait être, si l’on compare avec ce qu’elle est aujourd’hui.

C’est ce que je définissais tout à l’heure comme la vocation ou l’identité de la Ville Sainte. Jérusalem est un trésor pour toute l’humanité. Lorsqu’on voit la situation de conflit manifeste et la transformation rapide de la Ville Sainte, une solution unilatérale imposée par la force n’est pas, et ne peut pas être une solution.

La position du Saint-Siège est que toute revendication exclusive – qu’elle soit religieuse ou politique – est contraire à la logique véritable de l’identité de la Ville. Je dois le rappeler avec insistance : tout citoyen de Jérusalem et tout visiteur doit faire vivre le message de dialogue, de coexistence et de respect qu’évoque la Ville. Des revendications exclusives selon les critères numériques et historiques sont irrecevables.

Cela dit, je dois ajouter que rien ne peut empêcher Jérusalem, dans son caractère unique et exceptionnel, de devenir le symbole et le centre national de deux peuples qui la revendiquent comme capitale. Mais, si Jérusalem est sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, elle l’est aussi pour beaucoup de personnes dans le monde entier qui la considèrent comme leur capitale spirituelle et viennent ici en pèlerinage, pour prier et retrouver les racines de leur foi. C’est l’héritage culturel de tous, même de ceux qui y viennent simplement en touristes (…) »

« Le Saint-Siège pense donc qu’il faut trouver une solution réaliste aux problèmes de Jérusalem, dans leur ensemble, selon leurs propres caractéristiques.

Il y a tout d’abord un problème politique concernant Jérusalem, pour les Israéliens et les Palestiniens, qui est d’ordre essentiellement pratique. La Conférence de Madrid de 1991 et ses suites ont fait naître des espoirs de paix. Ces espoirs sont fondés sur une volonté de dialogue, de négociation et de recherche de compromis. Ces espoirs apparaissaient bien fondés, d’autant plus qu’ils reposaient sur l’engagement et les efforts d’une grande part de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis, comme les événements de Wye Plantation l’ont prouvé ces jours derniers. Espérons que les aspirations au dialogue et à la paix contribueront à réaliser ce qui a été convenu d’un commun accord.

Dans ce contexte, à la fois bien complexe et bien délicat, la question de Jérusalem a été reportée. On comprend que les difficultés et la diplomatie nécessaire aient jusqu’ici conduit à repousser la question de Jérusalem. Mais nous savons tous, et les Israéliens et les Palestiniens les premiers, que la paix et la coexistence en Terre Sainte et dans le Moyen-Orient n’ont pas d’avenir, tant que la question politique de Jérusalem ne sera pas résolue.

Que veut dire le Saint-Siège par une « juste solution » ? Cela veut dire reconnaître qu’actuellement la situation est conflictuelle. Cela veut dire que les Israéliens et les Palestiniens, en collaboration avec tous ceux qui peuvent les aider, doivent arriver à un accord qui corresponde, en quelque sorte, aux aspirations légitimes et raisonnables de chaque partie, dans le respect des principes de justice (…) »

UN STATUT GARANTI SUR LE PLAN INTERNATIONAL

« Pour le Saint-Siège, cependant, la solution du conflit territorial uniquement n’est pas suffisante pour Jérusalem, précisément parce que Jérusalem est une réalité unique : elle fait partie du patrimoine universel. Et le monde entier a montré qu’il en est totalement conscient, à travers par exemple les résolutions que les Nations Unies ont adoptées pour défendre ce patrimoine.

Pour Jérusalem, le Saint-Siège continue à demander qu’elle soit protégée par un statut garanti sur le plan international. Que veut-il dire par cela ? Selon les positions du Saint-Siège :

– les caractéristiques historiques, matérielles, aussi bien que religieuses et culturelles, doivent être préservées, ou plutôt, même, doit-on parler aujourd’hui de restauration et de sauvegarde de ce qui existe encore ;

– il doit y avoir égalité de droits et de traitements pour ceux qui appartiennent aux trois communautés religieuses fondées dans la Ville, dans un contexte de liberté des activités religieuses, culturelles, civiles et économiques ;

– les Lieux Saints situés dans la Ville doivent être protégés, et il faut y garantir les droits de liberté religieuse et de culte, et leur accès, aux habitants et aux pèlerins, qu’ils soient de la Terre Sainte ou de tout autre partie du monde.

Ce qui est en jeu, c’est la question essentielle de la garantie et de la protection de l’identité de la Ville Sainte dans son intégralité, dans chaque aspect. Ainsi, par exemple, la simple « extraterritorialité » des Lieux Saints, avec l’assurance que les pèlerins aient la liberté de les visiter sans entraves, ne serait pas suffisante. L’identité de la Ville comprend un caractère sacré qui n’est pas seulement le fait des sites individuels ou des monuments, comme s’ils étaient séparés les uns des autres ou isolés dans leur communauté respective. Le caractère sacré affecte Jérusalem dans sa totalité, ses Lieux Saints comme ses communautés avec leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs activités culturelles, sociales et économiques (…). »

« Il est essentiel que les parties en négociations prennent en compte de manière équitable et adéquate le caractère sacré et universel de la Ville. Ceci suppose que toute solution éventuelle soit soutenue par les trois religions monothéistes, à la fois au niveau local et au niveau international. En outre, lorsqu’elles sont proposées, les négociations doivent inclure la participation des défenseurs du processus de paix et celle d’autres parties invitées. Le Saint-Siège pense qu’il est important d’élargir la participation à la table des négociations, afin de s’assurer que tous les aspects du problème ont été pris en compte et d’affirmer que l’ensemble de la communauté internationale est responsable du caractère unique et sacré de cette Ville incomparable. »

NOTES :

(1) Sur le concept de « Ville-Monde »

Cfr. luc MICHEL, « LE CONCEPT DE JERUSALEM COMME « VILLE-MONDE », in LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ ENTRE GÉOPOLITIQUE, HISTOIRE, RELIGION ET IDEOLOGIE : GEOPOLITIQUE DE JERUSALEM, 2017 12 11,

sur https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel/posts/1164520317015718

(2) Symposium en présence des représentants des Conférences épiscopales, invités par Mgr Michel Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem, pour un échange d’information sur le thème : « Jérusalem, ville sainte ».

Mgr M. Sabbah a rappelé le Mémorandum des Patriarches et Chefs des Communautés chrétiennes de Jérusalem sur « La signification de Jérusalem pour les chrétiens », publié en novembre 1994 ( DC 1995, n° 2108, p. 85-87).

D’autres points de vue ont été exposés par M. Fayçal Husseini, ministre en charge de Jérusalem à l’Autorité Palestinienne ; M. Haïm Ramon, député travailliste à la Knesset ; M. Harry Hagopian, Directeur du Bureau de Liaison du Conseil des Églises du Moyen-Orient ; le P. Majdi al-Siryani, prêtre et juriste, ainsi que le Métropolite Timothée au nom du Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem.

(Sources : AFP – La Croix – EODE Think-Tank)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

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LES PYROMANES-POMPIERS DE L’ONU EN AVEUX : LA LIBYE LIVREE AUX GANGS ISLAMO-MAFIEUX EN 2011 !

 

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2017 04 24/

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Les pyromanes-pompiers,qui ont livré la Lybie de Kadhafi aux gans islamo-mafieux avec la résolution officialisan l’agression américano-occidentale de 2011, sont en aveux !

Vincent Cochetel, nommé en juin 2016 au poste d’envoyé spécial du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies pour la Libye et la Méditerranée centrale :

« Libye: tant qu’il y aura impunité, les migrants resteront vulnérables aux abus »

« Le trafic d’êtres humains se joint à d’autres trafics. On a affaire à des milieux hybrides où l’on fait aussi du trafic d’armes, du trafic de drogue, de pétrole frelaté, etc. Tout cela constitue un bon petit pactole qui permet d’acheter une protection. On a donc des milices qui font dans le multi-business et qui protègent les trafiquants impliqués dans divers types de trafics. On a entendu beaucoup de discours allant dans le sens de grands plans d’actions au niveau européen afin de casser le “business model” des trafiquants. Il faut vraiment un travail de police pour pister l’argent, comme s’il s’agissait de drogue ou de terrorisme ».

* Lire sur LLB :

http://www.lalibre.be/actu/international/libye-tant-qu-il-y-aura-impunite-les-migrants-resteront-vulnerables-aux-abus-entretien-5a2d6930cd7095d1cd5a782d

(attention Média de l’OTAN ! Lire avec esprit critique …)

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For Direct Democracy and Libyan Jamahiriya ! / Le Réseau de Résistance pour la Démocratie Directe et la Jamahiriya libyenne ! / СЕТЬ СОПРОТИВЛЕНИЙ ДЖАМАХИРИИ – За Прямую Демократию и Ливийскую Джамахирию!